Comment interpreter cette declaration? Mystère!
STANBUL
Le président iranien Masoud Pezeshkian a déclaré lundi que toute décision visant à mettre fin à la guerre avec les États-Unis et Israël doit « garantir la sécurité et les intérêts du peuple iranien ».
« La résistance montrée par l’armée, ainsi que l’unité nationale démontrée par le peuple iranien pendant la guerre, font partie des facteurs les plus importants qui ont aidé le pays à surmonter les circonstances critiques actuelles », a déclaré Pezeshkian lors d’une réunion du cabinet, selon l’agence de presse d’État iranienne IRNA.
Commentaire bref :
Ce communiqué de Masoud Pezeshkian intervient dans un contexte où l’Iran semble être en position de force après un conflit direct avec Israël et les États-Unis
- Le président iranien insiste sur le fait que l’Iran ne capitulera pas : toute négociation ou cessez-le-feu doit préserver la « sécurité et les intérêts » du pays.
- Il met en avant la « résistance de l’armée » et l’« unité nationale » comme des victoires morales, ce qui est important dans le discours officiel iranien
En résumé : l’Iran signale qu’il est prêt à parler, mais pas à n’importe quel prix. Il veut négocier en position de force
EN PRIME
dOREIGN pOLICY
30 mars 2026
Les États-Unis réussissent-ils en Iran ? La réponse varie selon les personnes interrogées. D’après un sondage du Pew Research Center publié la semaine dernière, 61 % des Américains désapprouvent la gestion du conflit par le président Donald Trump, tandis que 37 % l’approuvent. Ces chiffres reflètent le soutien général dont bénéficie Trump, suggérant une division des opinions largement influencée par les appartenances politiques.
Fait révélateur, sept républicains sur dix, contre seulement un démocrate sur dix, approuvent la manière dont la Maison-Blanche mène cette guerre jusqu’à présent.
Une autre façon d’évaluer le succès de l’offensive conjointe américano-israélienne contre l’Iran consiste à considérer l’ampleur des dégâts. À cet égard, et après un mois de conflit, les États-Unis et Israël ont infligé à l’Iran des pertes bien plus importantes que l’inverse. Plusieurs hauts responsables politiques et militaires iraniens ont été tués, dont le guide suprême, l’ayatollah Ali Khamenei ; l’armée de l’air et la marine iraniennes ont été en grande partie détruites ; son programme nucléaire a subi un nouveau revers ; sa capacité de lancement de missiles balistiques a été réduite ; et l’un des principaux alliés de l’Iran, le Hezbollah, groupe militant basé au Liban, a été soumis à d’intenses bombardements.
En revanche, le principal constat est que l’Iran est parvenu à couper des voies de communication et commerciales essentielles.