Tucker Carlson: «Profaner Pâques, premier pas vers la guerre nucléaire?»

Tucker Carlson : « Profaner Pâques, premier pas vers la guerre nucléaire ? »

Tucker Carlson : « Profaner Pâques, premier pas vers la guerre nucléaire ? »

Les chrétiens doivent comprendre où Trump nous emmène

Dans une vidéo de plus de deux heures publiée le 6 avril 2026 sur X, Tucker Carlson lance un réquisitoire sans concession contre l’administration Trump, les mégachurches américaines et une certaine théologie protestante qu’il accuse de pervertir le message du Christ.

Pour Tucker , des millions de chrétiens ont voté Trump non pour sa piété personnelle (il n’en a jamais revendiqué), mais parce qu’il apparaissait comme un protecteur face à l’agnosticisme agressif des élites technocratiques et bureaucratiques.

Il promettait de défendre la vie, de nommer des juges anti-avortement et de porter les valeurs chrétiennes.

Pourtant, dès le 4 janvier 2026, Trump justifie l’intervention au Venezuela par le pétrole : « Cet or noir nous appartient. » Carlson y voit un aveu de vol pur et simple, contraire à la loi morale et au commandement « Tu ne voleras point ».

Il rappelle que Trump n’a pas posé la main sur la Bible lors de son serment d’investiture – un geste symbolique lourd de sens.

Mais le point de rupture arrive le dimanche de Pâques.

À 8 h 03, Trump publie sur Truth Social : « Mardi sera le jour des centrales électriques. Tout sera terminé en Iran. Il n’y aura rien de tel. Ouvrez ce putain de détroit, bande de salauds cinglés, ou vous vivrez en enfer. Regardez bien. Loué soit Allah. »

Carlson qualifie ce message de « profanation » du jour le plus saint du christianisme (la Résurrection, victoire sur la mort). Il y voit non seulement une menace de crime de guerre (destruction d’infrastructures civiles) mais aussi un pas vers l’escalade nucléaire : bombarder des centrales électriques en Iran provoquerait des morts massives (nourrissons en couveuse, hôpitaux), des réfugiés, le chaos régional et, potentiellement, une guerre mondiale.

« C’est immoral, point final, martèle-t-il. Tuer des non-combattants n’est jamais justifiable, même si c’est expédient. Ce que nous faisons nous sera fait. »

Carlson passe ensuite au cœur du sujet : Paula White, pasteure charismatique et conseillère spirituelle de Trump. Il diffuse des images de sa cérémonie de Pâques à la Maison-Blanche, où elle compare Trump à Jésus : « Personne n’a payé le prix comme vous l’avez payé… Vous avez été trahi, arrêté, faussement accusé. » Des pasteurs évangéliques influents, dont Franklin Graham, étaient présents et ont béni cette rhétorique.

Carlson y voit un sacrilège : assimiler un président séculier au Messie chrétien. Il invite un enquêteur indépendant, Nathan, qui a assisté à l’office de Paula White le jour de Pâques.

Description : une église minuscule (200 personnes dans un hangar), une production télévisée avec lumières et fumée, un fils qui prêche correctement mais semble en conflit avec sa mère, et surtout une collecte de fonds de 8 minutes et demie où Paula White demande des « dons sacrificiels » en invoquant la Résurrection.

Nathan révèle les statuts de l’église : Paula White est « pasteure-présidente » inamovible jusqu’à sa mort, elle désigne son successeur (son fils), les membres n’ont aucun droit de vote. Un système monarchique, selon lui.

Corruption généralisée des mégachurches

L’enquête s’élargit : corruption dans les églises protestantes américaines, jets privés, villas de luxe (Franklin Graham en Alaska), investissements du mormonisme dans l’armement. Carlson et son invité dénoncent le modèle 501(c)(3) créé en 1913 : les églises deviennent des entreprises qui accumulent des milliards (Samaritan’s Purse : 2,5 milliards de dollars d’actifs) tout en faisant peu pour les pauvres. L’argent des dons sert à bâtir des « war chests » plutôt qu’à aider les nécessiteux.

Le dispensationalisme et le sionisme chrétien : une théologie «dangereuse»

Au cœur du problème, selon Carlson : le dispensationalisme, une doctrine née au XIXe siècle (John Nelson Darby, Bible de Scofield). Elle sépare Israël (le peuple juif) du Corps du Christ et pousse à une lecture littérale des prophéties de fin des temps.

Résultat : certains chrétiens évangéliques voient en Trump un instrument pour hâter le retour du Christ, reconstruire le Temple et déclencher les événements de l’Apocalypse.

Carlson y voit une perversion : le Nouveau Testament abolit les anciennes alliances physiques au profit d’une alliance spirituelle ouverte à tous. « Jésus n’envoie pas ses disciples tuer, il les envoie se faire tuer. »

Conclusion spirituelle : soumission et paix.Tucker termine sur une note positive et urgente : les chrétiens doivent retrouver le vrai message du Christ – soumission à une loi supérieure, amour du prochain, paix intérieure. « Le premier pas vers la civilisation, et vers la foi, c’est la soumission. » Il appelle les croyants à se réveiller face à la « guerre spirituelle » qui se joue à la Maison-Blanche.

La vidéo de Tucker Carlson est un cri d’alarme : derrière les discours politiques et les cérémonies religieuses se joue, selon lui, une bataille entre le vrai christianisme et une idéologie qui instrumentalise la foi au service de l’argent, du pouvoir et de la guerre. Les chrétiens américains, conclut-il, doivent choisir entre le Christ de l’Évangile et les idoles modernes.

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