IRAN-USA CESSEZ LE FEU?

Scott Ritter révèle le rôle caché du Pakistan dans les négociations de cessez-le-feu entre l’Iran et les États-Unis

Dans une interview exclusive diffusée ce mercredi 8 avril 2026 sur la chaîne YouTube WaqasAli, l’ancien inspecteur en armement de l’ONU Scott Ritter, célèbre pour son rôle durant la crise irakienne, analyse les derniers développements géopolitiques au Moyen-Orient.

Scott Ritter Reveals Pakistan’s Hidden Role », cette discussion porte sur les pourparlers en cours pour un cessez-le-feu entre Téhéran et Washington, avec Islamabad en position de médiateur discret.

Un rôle pakistanais sous-estimé, soutenu par la Chine . Selon Scott Ritter, le Pakistan ne joue pas un simple rôle de facilitateur : il est au cœur d’une médiation active depuis plusieurs semaines.

« Le Pakistan a cherché et obtenu ce rôle de médiateur », explique-t-il. La méfiance entre l’Iran et les États-Unis est profonde, notamment après deux épisodes où Washington aurait attiré Téhéran à la table des négociations pour ensuite l’attaquer.

Pour Ritter, ce cessez-le-feu en gestation répond à un besoin urgent de sortie de crise avant que le conflit ne cause des dommages irréparables à la région et à l’économie mondiale.

Le facteur énergétique est central : la fermeture du détroit d’Ormuz et les perturbations sur les marchés pétroliers ont déjà frappé de plein fouet plusieurs économies, dont celle du Pakistan, mais surtout celle de la Chine.

Pékin est un acteur invisible mais décisif . Ritter met en lumière le rôle discret mais déterminant de la Chine. Pékin, grand consommateur d’énergie du Moyen-Orient, exerce une pression forte sur l’Iran pour qu’il accepte de négocier. « La Chine est un très grand joueur en coulisses », insiste Ritter. Elle soutient le Pakistan et pousse Téhéran à la table des discussions afin de garantir un flux énergétique stable et durable.

Du côté américain, Ritter rappelle que Trump s’est engagé dans ce conflit sur la base d’un briefing de Benjamin Netanyahu le 11 février. Les objectifs militaires initiaux n’ont pas été atteints : les États-Unis n’ont ni sécurisé le détroit d’Ormuz ni neutralisé les capacités nucléaires iraniennes.

Face à cette impasse, Washington a besoin d’une sortie diplomatique honorable.

Interrogé sur la méfiance légitime de l’Iran (qui a déjà été trompée par le passé, notamment avec le JCPOA), Scott Ritter estime que les garanties ne viendront pas uniquement des États-Unis. La Chine et la Russie devraient apporter un poids diplomatique important. Cependant, il souligne un élément nouveau et crucial :

« À la fin, je crois que l’Iran conservera la capacité de fermer le détroit d’Ormuz à volonté. Ce n’est plus une possibilité théorique, c’est une capacité prouvée. Si les États-Unis ou Israël violaient un accord, l’Iran pourrait immédiatement étrangler l’économie mondiale. »

Pour Ritter, l’Iran a démontré sa résilience : il a absorbé la puissance militaire conventionnelle américaine et riposté de manière décisive, tant militairement qu’économiquement.

Le cessez-le-feu est fragile, mais une vraie fenêtre d’opportunitéa été ouverte selon lui. Ritter insiste : il ne s’agit pas encore d’un accord définitif. Les deux parties ont posé leurs conditions sur la table et vont désormais entamer des discussions en face-à-face.

Scott Ritter conclut sur une note prudemment optimiste : ce cessez-le-feu pourrait se transformer en une résolution durable du conflit si les intérêts convergents (énergie pour la Chine, sortie de crise pour Trump, sécurité pour l’Iran) sont respectés.

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