L’Iran pose ses conditions fermes avant toute négociation avec les États-Unis

Le président du Parlement iranien, Mohammad Bagher Ghalibaf, a déclaré ce vendredi que les négociations avec les États-Unis ne pourront pas débuter tant que deux conditions essentielles ne seront pas remplies : la mise en œuvre effective d’un cessez-le-feu au Liban et la libération des avoirs iraniens gelés à l’étranger.

Dans une déclaration relayée par Al Jazeera, Ghalibaf a affirmé :


«Deux des mesures mutuellement convenues entre les parties n’ont pas encore été mises en œuvre : un cessez-le-feu au Liban et la libération des avoirs bloqués de l’Iran avant le commencement des négociations. Ces deux questions doivent être réglées avant que les négociations ne commencent.»

Cette déclaration intervient dans un climat de tensions extrêmes au Moyen-Orient, marqué par le conflit en cours entre Israël et le Liban, ainsi que par les frappes israéliennes récentes qui menacent la fragile trêve.

L’Iran, principal soutien du Hezbollah libanais, lie explicitement les discussions bilatérales avec Washington à la stabilisation de la situation libanaise.

Les avoirs iraniens gelés font référence aux milliards de dollars bloqués à l’étranger, notamment en raison des sanctions américaines imposées ces dernières années.

Leur déblocage était l’un des points clés des pourparlers indirects entre Téhéran et l’administration Trump.

Selon les informations d’Al Jazeera, ces deux exigences ont été « mutuellement convenues » lors de discussions préliminaires, ce qui laisse entendre que Washington aurait déjà accepté en principe ces conditions avant d’entamer des négociations formelles.

Téhéran refuse de négocier « sous la pression » des bombardements en cours au Liban. Cette position renforce l’image d’une république islamique ferme face aux États-Unis.

L’administration Trump, qui cherche à stabiliser la région tout en maintenant une ligne dure envers l’Iran, se trouve face à un dilemme. Un cessez-le-feu durable au Liban semble désormais la clé pour débloquer le dialogue.

Sur le terrain Les attaques israéliennes récentes au Liban compliquent encore la mise en place du cessez-le-feu, rendant les négociations très incertaines.

Cette annonce risque de reporter encore un peu plus toute avancée diplomatique.

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