Editorial. Notre pensée n’est plus ancrée; comme nos monnaies notre pensée flotte et bulle! La question dialectique de l’enrichissement d’uranium.

Tout comme je vous donne la possibilité d’apprécier la rationalité et la cohérence des leaders comme Poutine, Lavrov ou Xi, vous trouverez ici une communication claire quasi philosophique d’Araghchi sur la question dialectique de l’enrichissement d’uranium.

Franchement comparez cela aux éructations des Trump, Lindsey Graham et même aux déclarations creuses sans contenu de Macron et Merz; les leaders de l’Autre Monde sont d’une autre trempe intellectuelle!

Je le dis souvent, nous en Occident, nous traversons une crise de la pensée car elle a été pervertie par la Communication, par le pragmatisme, par le relativisme, et finalement par les pseudo sciences sociales; notre pensée ne reflete ni le réel ni la logique dialectique. Nous avons abandonné la référence a l’objectivité considérant comme des imbeciles arriérés que tout est relatif, donc subjectif, sujet à la loi de l’opinion du plus fort.

Nous avons abandonné toute transcendance, toute Loi du Symbolique, pour tenter d ‘imposer notre imaginaire.et nos règles.

Dans notre monde rétrograde il n’y a plus que du binaire, jamais référence a la triangulation du symbolique; Trump est un exemple parfait il se croit maitre de l’univers et ne reconnait aucune autre limite que celle qu’il s’impose! Il faut être aliéné pour dire cela et encore plus pour le croire et s ‘y conformer comme le font les larbins occidentaux.

En un mot nous visons dans un monde imaginé , un monde à deux dimensions , le symbolique dans le monde occidental est forclos. Le symbolique n’est plus arbitre, médiateur et quand le symbolique a cessé d’être médiateur alors c’est le règne du terrorisme. cela fait des decennies que je decris la montée et la généralisation du terrorisme, montée tous azimuts et et tous secteurs. Ainsi le système monétaire mondial est un système devenu terroriste.

Notre pensée est celle d’un monde qui a retourné à la barbarie, aux incantations magiques, diafoiriques, à l’obscurantisme elle n’est plus ancrée.

Comme nos monnaies notre pensée flotte dans l’arbitraire, et elle bulle!

C’est pour cela que nous sommes maintenant incapable de pratiquer la diplomatie, celle ci en effet implique que le binaire soit dépassé et qu’il soit fait référence ultime à quelque chose de supérieur, à une triangulation.

Le monde occidental dont Trump est l’expression caricaturale refuse que la pensée juste soit l’arbitre de tous les conflits ; à partir de là nos pratiques pseudo diplomatiques n’impliquent que la violence cachée.

Abbas Araghchi:

«Pourquoi avons-nous insisté sur l’enrichissement d’uranium ? »

Je vous recommande de lire :

  • « Pourquoi avons-nous insisté à ce point sur l’enrichissement (d’uranium) et continuons-nous à le faire ? Pourquoi ne sommes-nous pas prêts à y renoncer, même si on nous impose la guerre ? Parce que personne n’a le droit de nous dire ce que nous devons avoir ou ne pas avoir. Cela repose sur un principe, celui du rejet de la domination .

Vous noterez dans les propos de Abbas Araghchi la référence à UN PRINCIPE qui est le refus de la domination. Le leader Iranien introduit d’emblée la triangulation c’est à dire l’existence d’un principe, d’une Loi superieure à celle du plus fort.

Nous retrouvons le monde des tragédies grecques, et même celui de Corneille: il y a des choses que l’on accepte et d ‘autres que l’on n’accepte aps; ce monde civilisé est celui des sommets de la pensée antique, celui d’Antigone par exemple, celui des tragedies alors qu’avec Trump, Macron, et autres nous sommes dans le monde des drames, du caniveau, de la pisse, et de la merde.

Le monde de la civilisation est celui de verité reconnue comme valeur, de l’honneur , de la Loi, celui des Trump, Merz, Macron et autres est celui du Pognon et de la transgression.

Je dis bravo.

Selon les lois, enrichir est mon droit, et le fait de l’exercer ou non ne concerne que moi. Le discours qui nous est tenu depuis des années et qui continue de l’être : « Vous n’avez pas le droit d’enrichir, l’enrichissement doit être zéro »… Pourquoi ? « Parce que nous sommes inquiets », disent-ils.

Si vous êtes inquiets, nous sommes prêts à dissiper ces inquiétudes. Une question ? Nous y répondrons. Un manque de confiance ? Nous la bâtirons. Mais personne n’a le droit de nous dire : « Tu ne peux pas avoir cela parce que je le veux ainsi. »

Le secret de notre mouvement qui dure depuis des années réside là : nous avons insisté sur nos propres droits. L’enrichissement est important, mais plus important encore est de prouver que la République islamique d’Iran ne reçoit d’ordres de personne et ne se soumet à aucune domination.

Si des questions ou des incertitudes subsistent quant aux objectifs du programme nucléaire pacifique de l’Iran, nous sommes prêts à y répondre et à lever ces incertitudes. La voie pour cela n’est autre que la diplomatie. Ils ont essayé d’autres voies et n’ont rien obtenu.

Les négociations aboutiront uniquement lorsque les droits du peuple iranien seront reconnus, respectés, et lorsque nous pourrons exercer notre droit. Nous n’attendons pas de quiconque qu’il nous accorde nos droits ; nos droits sont légitimes en eux-mêmes, ils existent. Ce que nous demandons, c’est qu’on respecte nos droits. »

Cette déclaration d’Abbas Araghchi est, à mon avis, non seulement une réponse honorable adressée aux États-Unis, mais aussi à la mentalité qu’ils représentent – cette mentalité condescendante qui, depuis environ un siècle, toise les musulmans du haut de sa supériorité. Cette réponse proclame que l’époque de votre tyrannie et de l’imposition de vos valeurs est close. Si l’Iran sort la tête haute de cette guerre, alors ni les États-Unis ne seront les mêmes États-Unis, ni les musulmans les mêmes musulmans, incha Allah.

EN PRIME : UN BEL EXEMPLE DE NEGATION DU SYMBOLIQUE ET DE MONDE BINAIRE

IL N’Y A RIEN AU DESSUS DE TRUMP COMME D’AILLEURS AU DESSUS DES AMERICAINS DANS LEUR ENSEMBLE

LES AMeRICAINS N’ONT PLUS ACCES AU SYMBOLIQUE ET CELA EST CERTAINEMENT DU A LA PRISE DE CONTROLE DES PSYCHE PAR LES MEDIAS ET LES IMAGES

CERTAINEMENT AUSSI PRODUIT PAR LE FETICHE POGNON COMME TENANT LIEU DE TOUTE PUISSANCE

ILS VIVENT DANS UN MONDE OU LE GRAND AUTRE A DISPARU REMPLACE PAR LE PETIT AUTRE LE FOU DELIRANT : TRUMP

Souvenez vous de l’affirmation délirante souvent répétée ; « nous créons un monde et eux n’ont plus qu’à s’y adapter »

Cette citation reflète un état d’esprit très américain, typique de la culture entrepreneuriale, technologique, digitale surtout de la Silicon Valley), même si elle n’est pas toujours attribuée à une seule personne célèbre de manière précise.

Elle exprime l’idée que les innovateurs, les créateurs et les disrupteurs façonnent activement le futur, tandis que les institutions, les régulations, la société ou les concurrents traditionnels n’ont plus qu’à s’adapter ou à disparaître.

C’est une vision arrogante, du progrès : on ne demande pas la permission, on ne reconnait pas l’autre , construit et le monde suit.

Cette formulation (« nous créons un monde et eux n’ont plus qu’à s’y adapter ») est souvent une paraphrase ou une reformulation populaire de plusieurs idées venues du monde tech américain :

  • L’esprit « move fast and break things » de Mark Zuckerberg (Facebook/Meta) : on innove rapidement, on casse les codes anciens, et tant pis pour ceux qui ne suivent pas.
  • La philosophie de Peter Thiel (cofondateur de PayPal, investisseur célèbre) dans son livre Zero to One : les vrais entrepreneurs ne font pas mieux que la concurrence, ils créent quelque chose de nouveau (de 0 à 1) qui change les règles du jeu. Les autres doivent ensuite s’adapter à ce nouveau monde.
  • Marc Andreessen (cofondateur de Netscape et a16z) et sa fameuse « Techno-Optimist Manifesto » (2023) : les technologistes construisent l’avenir, et les critiques ou régulateurs doivent s’y faire.
  • L’éthique hacker/libertarienne de la Silicon Valley, inspirée de figures comme John Perry Barlow (Déclaration d’indépendance du cyberespace en 1996) : « Nous créons un monde où tous peuvent entrer… » – les gouvernements et les vieilles structures n’ont pas leur mot à dire.

C’est aussi proche de l’idée historique américaine du « self-made man » et de l’innovation disruptive (Joseph Schumpeter : « destruction créatrice ») : les pionniers transforment la société, et les autres suivent ou périssent.

Aux États-Unis, surtout en Californie, cette mentalité est très valorisée. Elle vient de :

  • La culture des startups (« fail fast, learn fast »).
  • L’individualisme et l’optimisme technologique (« technology solves problems »).
  • Un certain mépris pour la bureaucratie et les régulations perçues comme freinant le progrès
  • le fetiche argent qui satisfait tous les desirs .

  • Elle ignore les externalités (destruction d’emplois, inégalités, impacts sociétaux, vie privée…).
  • Elle sous-estime le rôle des régulations (sécurité, éthique, environnement).
  • En Europe, on préfère souvent l’approche inverse : encadrer d’abord, innover ensuite (« mieux vaut prévenir que guérir »).

Les visionnaires ne s’adaptent pas au monde, ils le réinventent. Ils se prennent pour Dieu ou son incarnation, jésus.

Dans ce monde on peut aller jusqu’à menacer le pape

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