11 novembre : Sébastien Lecornu et ses mauvais combats- Castelneau

Régis de Castelnau  

Sébastien Lecornu ministre de la Défense des gouvernements macronistes et confirmé à ce poste dans le gouvernement minoritaire de Michel Barnier fait parler les morts et veut enrôler tous ceux qui se sont sacrifiés pour la défense de la patrie dans une guerre dont le peuple français ne veut pas. Dirigée contre un pays qui ne nous menace pas, elle est voulue par une puissance étrangère au service des intérêts de laquelle Monsieur Lecornu a décidé de se soumettre.

Dans un message adressé à toutes les mairies pour la commémoration du 106e anniversaire de l’armistice qui vit la fin de la première guerre mondiale, il demande d’honorer la mémoire de ceux qui ont donné leur vie pour la défense de la France. Pour rappeler l’ampleur de leur sacrifice, il cite un texte magnifique d’Édouard de Castelnau, « le général aux trois fils morts, tués à l’ennemi ».

Mais c’est pour appeler immédiatement après à un soi-disant « devoir de lucidité » ainsi libellé :

 « À l’heure où la tragédie de la guerre a fait son grand retour en Europe, à l’heure où certaines puissances remettent en cause tous les fondements de l’ordre et du droit international, ceux de 14 et ceux de toutes les guerres nous murmurent de continuer à défendre la paix. »

Lorsqu’il parle de « certaines puissances » qui remettent en cause « tous les fondements de l’ordre et du droit international », reprenant au passage la terminologie américaine, ce n’est pas à l’agression de l’Irak en 2003 qu’il fait allusion. Ni à la guerre contre la Serbie de 1979, aux interventions contre la Syrie, au soutien sans faille à un État d’Israël devenus paria par ses violations systématiques du droit international accompagnées de massacres, qui sont autant de crimes de guerre et de crimes contre l’humanité. Ni bien sûr de l’élargissement de l’OTAN à l’encontre des engagements, pris y compris par la France, de ne pas le faire. Il ne parle pas non plus de cette France violant ses engagements internationaux, reniant sa parole comme l’a reconnu un ancien président à propos des accords de Minsk. Non, Monsieur Lecornu ministre d’un gouvernement français, souhaite mettre sa rhétorique au service de la puissance américaine.

 D’une certaine façon, il appelle à une croisade contre la Russie à l’encontre des intérêts de notre pays. C’est déjà plus que critiquable. Mais utiliser la commémoration du 11 novembre, et la mémoire de ceux qui « pieusement sont morts pour la patrie », pour le faire est détestable. Ceux-là, comme l’écrivait Victor Hugo « ont droit qu’à leur cercueil, la foule vienne et prie ». Et pas qu’un ministre éphémère, les enrôle dans une opération de basse politique.

L’auteur de ces lignes ne s’exprime bien évidemment qu’en son nom et ne représente à cette occasion, personne d’autre que lui-même.

 Mais chacun comprendra que l’utilisation intempestive pour cette mauvaise cause, de la personnalité de son aïeul, appelait une réaction.

Une réflexion sur “11 novembre : Sébastien Lecornu et ses mauvais combats- Castelneau

  1. Bonjour M. Bertez

    Au nom des miens dont les noms figurent sur les monuments aux morts de la 1ère guerre, tombés à Fleury ou gazés et morts de souffrance à Oran, pendant que les va t’en guerre s’engraissaient à l’arrière, au nom des miens qui se sont battus de Dunkerque à Berlin , de Kouffra à la libération de Paris, et aussi dans le pacifique, je tiens à dire tout le profond mépris que m’inspire la minable retape du Lecornu.

    Vu l’âge d’incorporation dans les forces Ukrainiennes , qu’attend il pour aller s’engager au front pour donner l’exemple ?

    Comme la France ne saurait perdre un tel homme, BHL pourrait lui donner des conseils sur les bons murets à choisir pour se planquer de rien, tout en étant bien vu de tous à l’écran.

    Cordialement

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