Vous vous souvenez certainement du bon temps des années 90, c’était l’époque ou la propagande battait son plein pour nous vanter les mérites de la devise que l’on allait nous imposer. Nous nous souvenons en particulier de cet argument: l’euro allait faire concurrence au dollar, on allait voir ce que l’on allait voir, fini l’impérialisme du billet vert et ses privilèges exorbitants, l’euro arrivait¨!
Ah les braves gens et leur salade, ils ont chaussé les bottes du Général De Gaulle qui n’admettait pas le privilège scandaleux et inique du dollar, qui refusait la dissymétrie du système monétaire international, pour faire exactement le contraire de ce que souhaitait le Général: Ils ont fait une monnaie serve, inflationniste, une sous monnaie , vassale et fière de l’être semble-t-il depuis Draghi.
Il est vrai que les Italiens sont entrés dans l’euro pour nous faire bénéficier de leur faiblesse structurelle, ils sont venus dans l’euro pour équilibrer la trop grande rigueur Allemande: Et il faut reconnaître que sous cet angle, nous avons été servis.
L’euro n’a jamais été un rival du dollar , même pas de la monnaie Britannique pour la bonne raison que pour imposer une monnaie, et en tirer bénéfices, il faut non seulement savoir la gérer , mais aussi et surtout avoir les structures, les infrastructures et les superstructures qui vont avec. cela n’a jamais été le cas avec l’euro. Le système est dollar-centrique point à la ligne.
Au plus haut de la confiance dans l’euro, il a représenté 28% des réserves des Banques Centrales. Certainement parce qu’elles croyaient que le poids Allemand allait contre-balancer l’inflationnisme culturel des pays du Sud et de la France. L’inflationnisme des pays du Sud et de la France est quasi dans leurs gènes et il est partagé aussi bien par les gouvernements de droite que par ceux de gauche, du milIeu ou des extrêmes: C’est le résultat d’une méconnaissance de la chose économique qui se conjugue à un refus de l’effort et de la discipline, auquel s’ajoute une dose de lâcheté puisque c’est par la dérive monétaire que l’on traite les conflits de « la lutte des classes ».
Selon les dernières statistiques publiées par le FMI, les banques centrales étrangères vendent à tour de bras leurs réserves en Euros.
L’euro a dégringolé de 28% des réserves mondiales à 22%. Rien qu’au dernier trimestre, les Banques mondiales ont vendu pour plus de 100 milliards d’euros de réserves. Ne nous dites pas que c’est à cause du QE de Draghi , car pendant le même temps, les même banques ont augmenté leurs réserves en … Yen. Quand on voit la politique monétaire du Japon, on peut s’étonner que l’attrait pour le Yen soit supérieur à l’attrait pour l’euro. C ‘est dire si la perte de confiance est profonde.
La baisse de l’euro ne se situe pas seulement contre dollar, elle est effective contre le panier des 10 monnaies qui assurent l’essentiel des échanges.
Si on croit les commentaires des spécialistes interrogés par Bloomberg sur cette question, la perte de confiance vis a vis de l’euro n’ a pas pour seule cause la volonté des européens de faire baisser leur devise, elle s’explique aussi par l’opinion très négative qui domine quant à la politique économique qui est suivie. A la perte de confiance financière s’ajouterait la perte de confiance dans la force de l’économie, y compris l’Allemande.
Avertissement du FMI sur les fonds obligataires et les ETF
Nous vous conseillons la lecture attentive de cet extrait du Global Financial Stability Report du FMI. Nous avons a plusieurs reprises attiré l’attention sur l’expansion dangereuse de ce genre de produits financier; les gérants vont chercher la rentabilité en investissant dans des véhicules très peu liquides.
Le risque est décuplé par les fonds de fonds à la Cornfeld, la contagion en cas de pépin sera sanglante.
Il n’ y a aucune transparence, tant au sujet des positions fermes qui sont prise qu’au sujet de l’usage des dérivés pour fabriquer des performances composites.
Les risques seront d’autant plus couteux que la liquidité est faible, la profondeur des marchés réduite tandis que les markets makers sont moins à même de régulariser les mouvements.
“Bond funds may be exposing customers and the financial system to more risk than some investors realize as money managers seek higher returns in less liquid assets, the International Monetary Fund said… ‘The role of fixed-income funds, which entail larger contagion risks than traditional equity investment, has expanded considerably,’ the IMF said… in its latest Global Financial Stability Report… Globally, asset managers oversee $76 trillion — the equivalent of world gross domestic product, the IMF said. The report brings the institution into a debate in the U.S. and elsewhere about whether the asset-management industry — from common mutual funds to ETFs — needs closer scrutiny. ‘We know relatively little about leverage — even for plain vanilla mutual funds we don’t have much information,’ Gelos said… ‘In particular, we don’t have much information about the derivatives, so that’s one area where more disclosure would be helpful.’”
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La grande comédie des notations, on parle de la France
L’agence d’évaluation financière Standard & Poor’s a confirmé vendredi la note « AA » de long terme de la France, assortie d’une perspective qui demeure négative. « Nous pensons que le gouvernement maintiendra probablement le cap des réformes économiques graduelles, ainsi que sa trajectoire budgétaire, mais nous considérons qu’il existe un risque d’exécution », a souligné l’agence de notation dans un communiqué.
La note de court terme « A-1+ » a également été confirmée.
« La perspective ‘négative’ indique que nous pourrions abaisser la note à long terme cette année ou l’année prochaine si la trajectoire budgétaire que nous prévoyons actuellement ne se maintenait pas », a souligné Standard & Poor’s.
Grâce à la « conjonction d’une reprise cyclique progressive et de réformes graduelles », S&P prévoit une croissance du produit intérieur brut (PIB) réel de la France de 1,1% en 2015 et de 1,5% au cours de la période 2016-2018, comparé à 1% en moyenne sur 2010-2014. L’agence estime que la croissance du PIB nominal atteindra 2,4% en moyenne sur 2015-2018, en légère augmentation par rapport aux 2% observés sur 2010-2014.
« Ces prévisions intègrent l’hypothèse que la demande privée prendra le relais de la demande publique comme moteur de la croissance économique », a averti S&P.
Une trajectoire budgétaire « relativement plus favorable »
Les résultats de l’exercice budgétaire 2014 de la France sont « légèrement meilleurs que nos prévisions précédentes, nous anticipons donc une trajectoire budgétaire relativement plus favorable durant la période 2015-2018 », a remarqué l’agence. « Néanmoins, nous prévoyons que les dépenses publiques représenteront 54,9% du PIB en 2018, un niveau légèrement inférieur à celui de 2014, mais encore supérieur à ce qu’il était avant-crise, à 53% en 2008 », a ajouté Standard & Poor’s.
Compte tenu de ces prévisions budgétaires et en supposant que l’État cédera des actifs à hauteur de 4 milliards d’euros en 2015, S&P anticipe que le ratio de dette brute de la France rapportée au PIB culminera à près de 99% en 2018.
S&P salue la loi Macron
Standard & Poor’s a par ailleurs salué la loi Macron pour la croissance, l’activité et l’égalité des chances économiques. « Nous considérons que la décision d’accélérer l’adoption de la loi Macron témoigne de la détermination du gouvernement », s’est félicité l’agence d’évaluation financière, en rappelant que ce texte assouplissait « partiellement les restrictions au travail le dimanche et visait à déréglementer certains secteurs et certaines professions protégées ».
« Nous supposons que le gouvernement persévèrera dans la voie des réformes, mais avec une marge de manoeuvre limitée étant donné l’opposition d’une partie de sa base et le calendrier électoral », a toutefois prévenu S&P.
Standard & Poor’s a été la première agence de notation à priver la France de son « triple-A » en janvier 2012, peu avant l’élection du président François Hollande. Moody’s lui a emboîté le pas en novembre de la même année et Fitch, en juillet 2013. S&P a de nouveau abaissé la note souveraine française en novembre 2013, suivie par Fitch en décembre 2014.
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