Au fil des statistiques économiques, le scénario dominant d’un rebond de l’activité après un premier trimestre maussade perd de la crédibilité. hier c’était les ventes au détail qui étaient médiocre, aujourd’hui c’est la confiance des consommateurs qui chute. l’explication de l’aléa météo pour les mauvais résultats de début d’année est de moins en moins valable. Cela dit personne n’a d’interprétation satisfaisante du retrait du consommateur que l’on constate.
La confiance du consommateur américain a contre toute attente chuté en mai à son plus bas niveau depuis octobre, selon les résultats préliminaires de l’enquête mensuelle de l’université du Michigan publiée vendredi.
Les analystes l’attendaient en moyenne en légère hausse à 96,0.
Le sous-indice mesurant le jugement des consommateurs sur la situation actuelle a plongé de 107,0 en avril à 99,8 en mai, tandis que celui mesurant les anticipations des consommateurs sur la situation économique reculait de 88,8 à 81,5.
Les mauvais indicateurs sur les ventes au détail, le moral dégradé des consommateur sont préoccupants dans la mesure ou les constitutions de stocks ont été importantes ces derniers mois et si un redémarrage rapide n’intervient pas, il y aura un effet mécanique négatif des allégements de stocks qui pèsera sur la conjoncture et les prix. Déja l’évolution des prix de gros récemment publiés est défavorable:
Nouvelle baisse de la production industrielle :
La production industrielle a diminué pour le cinquième mois consécutif aux Etats-Unis en avril, pénalisée par la baisse de l’activité du secteur minier et de celui des services aux collectivités, montrent les statistiques officielles publiées vendredi.
La production industrielle totale a reculé de 0,3% après une baisse révisée à 0,3% en mars. Les économistes interrogés par Reuters prévoyaient en moyenne une hausse de 0,1% en avril après la baisse de 0,6% annoncée initialement pour mars.
Les chiffres publiés vendredi, qui reflètent une évolution toujours poussive de l’activité au début du deuxième trimestre, s’ajoutent à ceux publiés mercredi sur les ventes au détail, qui ont montré une stagnation des dépenses de consommation des Américains, et suggèrent une croissance toujours poussive après le ralentissement marqué des trois premiers mois de l’année.
La production minière a diminué de 0,8% en avril, son quatrième de mois de baisse d’affilée. Celle des services aux collectivités (« utilities ») a reculé de 1,3%, sans doute en partie avec la remontée des températures, qui réduit la demande de chauffage.
La production manufacturière, elle, est restée inchangée après une hausse de 0,3% en mars.
Le taux d’utilisation des capacités a baissé à 78,2%, son plus bas niveau depuis janvier 2014, après 78,6% en mars.
Révision en baisse des prévisions de croissance.
Les économistes ont revu en baisse leurs prévisions de croissance aux Etats-Unis pour le deuxième trimestre et l’ensemble de l’année, montre vendredi une étude de la Réserve fédérale de Philadelphie.
Ils tablent désormais en moyenne sur une croissance de 2,5% en rythme annualisé au deuxième trimestre, soit un demi-point de moins que dans l’enquête équivalente de février.
La Fed de Philadelphie, qui a interrogé 44 économistes, précise que la croissance du troisième trimestre est désormais attendue à 3,1%, toujours en rythme annualisé, contre 2,8% il y a trois mois, et que celle de l’ensemble de 2015 est prévue à 2,4% contre 3,2% en février.
Elle ajoute que les économistes interrogés s’attendent à voir ralentir les créations d’emploi à 195.300 par mois en moyenne au deuxième trimestre contre 233.800 dans l’édition précédente de l’enquête.
Au troisième trimestre, le marché du travail devrait créer 223.300 postes par mois, contre 222.000 attendus en février.
Le taux de chômage devrait ainsi tomber à 5,4% fin juin et 5,3% fin septembre.
Quel indice de confiance pour les statistiques US ? Zéro.. Trop de manipulations, trop de triche, trop de mensonges.
La réalité, c’est le désendettement des ménages, la fermeture des puits de pétrole de fracturation, le chômage réel proche de 23%, la perte des savoir-faire manufacturiers, des nouveaux emplois aux salaires bien inférieurs à ceux qui ont été massivement délocalisés..
La corruption et les désordres constitutionnels entre le législatif et l’exécutif paralysent toute initiative.
Reste la rente « dollars », (encore) protégé par une armée impériale ruineuse, inefficace et démoralisée mais pour combien de temps ?
Quoique furent les US dans le passé, ils ne le sont plus. Attention aux derniers soubresauts de l’empire moribond, surtout si les Républicains gagnent la présidence, ils pourraient être destructeurs.
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