Grèce, l’histoire sera sévère.

Il y a quelques semaines Giscard d’Estaing avait lancé l’idée de favoriser une sortie amicale, généreuse de la Grèce. C’était la voix du bon sens, de la raison et bien sur elle n’a pas été écoutée ; à peine reprise ou commentée. Cette proposition comportait donc quatre choses:

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-la reconnaissance de l’impasse que constitue la situation grecque
-l’aveu que la sortie est la seule solution puisque la dévaluation interne a échoué
-l’admission implicite par les partenaires européens qu’ils portaient une part de responsabilité
-une volonté d’aider et de réparer

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Les grecs ont beaucoup souffert. Une partie de leurs souffrances vient des bourgeois socio- démocrates qui les ont ruinés depuis 2010 et avant, , une partie vient de l’Europe et du FMI, une partie d’eux même en tant que peuple. Tout ce que l’on a retenu, c’est leur responsabilité de peuple, ce qui se manifeste par le souci maintenant avoué de les punir, de les faire souffrir et de leur imposer le pire.

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Schauble est un monstre, c’est un homme aigri, l’éternel second l’éternel amer qui ne comprend rien à l’économie et pense comme un juriste qu’il est, là ou il faut penser à la production maximale des richesses, au bien commun et à l’éthique. Un swap de dettes de la Grèce avec baisse du taux d’intérêt et une franchise d e 3 à 5 ans aurait permis de tout éviter.

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L’Europe aurait, pour une fois été à la hauteur. C’est la deuxième fois que les Allemands « plantent » l’Europe, le pire c’est que personne n’ose le dire . La première fois c’est quand Merkel a imposé la PSI , la participation du secteur privé aux pertes, ce fut l’erreur, la bévue du siècle, la boite de Pandore qu’il ne fallait pas ouvrir. Elle l’a fait pour de strictes raisons de politique intérieure, et personne n’a osé la critiquer, c’est la grande faute de Sarkozy. Jamais il ne fallait faire cette PSI et toucher au caractère sacré des dettes souveraines, cela a déclenché le « run » sur les dettes des périphériques et toute la dislocation qui a suivi. Honte à elle, honte à Sarkozy.

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Tsipras et Varoufakis portent une part de responsabilité par leur erreur fatale , erreur que nous avons relevé dès le premier jour. Ils n’ont pas mis en place un contrôle des mouvements de capitaux et des retraits bancaires : ils se sont fait saigner, tout en se croyant malins.

Leur calcul a été de se dire qu’ils jouaient un bon tour à la BCE et aux Allemands, lesquels finançaient l’ELA. Ils se sont comportés comme des voyous, complices de ceux qui vidaient les comptes tout en sachant qu’il n’ y avait pas d’argent et que c’était la BCE qui printait ; ils ont laissé se vider les comptes bancaires, et laissé gonfler Target 2. Tsipras et Varoufakis ont privilégié les retraités sur les jeunes et sur  les entreprises, tout au long de la crise, et c’est une erreur coupable.

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Au lieu d’une aide, d’une entraide, ce que nous avons, c’est une guerre, vicieuse, une vengeance. L’histoire sera sévère avec tous ces gens:

4 réflexions sur “Grèce, l’histoire sera sévère.

  1. Il est clair que pour les grecs, le mieux pour eux est de faire défaut mais, d’un autre côté, je pense que les gens dans le milieu de la classe moyenne (dont moi, la trentaine) en ont un peu marre de toujours devoir payer pour les autres alors que les salaires stagnent.
    N’ayant pas d’endroit ou je pourrai mettre mon argent en lieu sûr, sans qu’on me le vole, j’ai décidé, il y a quelques temps, de travailler moins, de gagner moins, de consommer moins (les choses n’évoluent pas si vite que ça), de payer moins d’impôts et d’avoir plus de temps pour moi. Au moins mon temps libre, personne ne me le prendra… Ah ! Si… On essaye de nous faire travailler plus pour gagner autant…

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  2. C’est vrai on ne remerciera jamais assez Giscard qui au nom de la loi dite « Rothschild » a spolié la banque de France dans son rôle de financement de l’état français au profit des banques privées et ainsi créé la dette..
    N’oublions pas non plus Sarko qui lui nous a spolié d’un référendum qui nous aurait peut être évité ce chaos.
    Merci à tous donc y compris aux socialos qui eux n’ont toujours rien compris mais est ce un hasard ??

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  3. Oui nous avons à faire à des monstres, ministres, banquiers, présidents.
    Schauble est effrayant, la marionnette noire du système.
    Oui les grecs sont aussi coupables, et depuis longtemps. En 1854,
    Edmond About décrivait ironiquement l’inexistence de l’Etat grec
    ne percevant presque aucun impôt. (Le texte est lisible sur internet,
    « La Grèce Contemporaine ».)
    Jamais la Grèce n »a été unie et indépendante en même temps.
    Son histoire se répète avec la nôtre. Ce qui l’unifiait c’était sa
    culture propre, les cités se déchiraient.
    Vingt siècles plus tard, l’Europe nous refait le coup, non plus sous
    sous la surveillance des macédoniens, mais des américains.
    On ne la veut unie que pour la noyer dans la marché mondial et
    dans l’immigration massive. Ses citoyens assistent passivement
    à leur réduction en esclavage, d’incroyables lois liberticides sont
    votées, si ouvertement qu’il est même ridicule de parler de complot.
    Quel inconscient nous pousse à l »anéantissement, à l »acceptation
    des dictatures les plus meurtrières alors que nous pouvons encore
    les éviter?

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