Trump accentue son avance…

La performance de Trump dans les sondages en dit long sur l’état de la société Américaine. C’est la chose qui compte. Il fut un temps ou l’idéal démocratique était l’intelligence, l’élévation de la conscience politique, la participation éclairée aux débats de la société. Dans nos sociétés dominées par la propagande, par la volonté de faire régresser et non pas progresser les peuples, les Trump , ont une carrière devant eux.

Ne confondez pas, il n’y a aucun rapport entre Trump et ceux que l’on appelle les populistes en Europe, pensez y lorsque certains chercheront à imposer l’amalgame. Le brouillage des lignes politiques est l’objectif majeur de la kleptocratie, tous les moyens sont bons pour favoriser de brouillage. La promotion des Trump par les médias détenus par la ploutocratie est l’un de ces moyens. Au passage nous emettons des doutes sur lasolidité de la situation financière réelle de Trump, mais c’est une histoire pour une autre fois.

Le milliardaire Donald Trump a considérablement accentué son avance sur ses rivaux dans la course à l’investiture du Parti républicain en vue de l’élection présidentielle de novembre 2016 aux Etats-Unis, selon la dernière livraison du sondage Reuters-Ipsos publiée vendredi.

Avec près de 32%, le magnat de l’immobilier progresse de huit points en une semaine et enregistre près du double du score de son plus proche adversaire, l’ex-gouverneur de Floride Jeb Bush, mesuré à 16%.

L’ancien neurochirurgien Ben Carson prend la troisième place avec 8%.

Au total, 17 candidats se sont lancés dans les primaires, qui débuteront en début d’année prochaine dans l’Iowa.

L’enquête a été menée en ligne auprès 501 électeurs inscrits comme républicains; son intervalle de crédibilité est de 5 points.

Une réflexion sur “Trump accentue son avance…

  1. Mais justement, « The Donald » n’est-il pas le candidat idéal ?

    Il n’a aucun programme, aucune politique, il n’a que des invectives et des ricanements, et personne ne l’a pris une seconde au sérieux. Mais c’est exactement ce qu’il nous faut : le candidat idéal de notre époque, la caricature monstrueuse du candidat pour un système de l’américanisme devenu caricature monstrueuse de ce qu’il prétend être. La grande menace n’est pas qu’il puisse l’emporter, mais qu’il puisse participer sérieusement (!), une participation “sérieuse” d’un candidat peu sérieux pour ridiculiser le processus électoral de la démocratie américaine, et porter contre cette énorme puissance qui prétend dominer le monde la pire des attaques, celle de la dérision, du rire grossier, comme un bras d’honneur du clown derrière son nez rouge.

    Cette campagne américaine est comme un vulgaire épisode de “télé-réalité” complètement grotesque et indigne, mais un révélateur formidable de l’état de la démocratie américaniste, la mise en évidence du caractère profondément illégitime et bidon du régime et des élites qui le dirigent, et par conséquent du Système lui-même.

    Cela s’appelle, comme l’écrivait W. Pfaff, « To Finish in a Burlesque of an Empire », où l’on voit que la tragédie prend d’étranges chemins, – la dérision, le ridicule, la folie clownesque, engendrés par un Système complètement englué dans son impuissance, son illégitimité, son incessante corruption de lui-même.
    Si le ridicule ne tue pas, il humilie infiniment ces forces gonflées d’hybris qui prétendent sérieusement porter le monde.

    La caricature-Trump est exemplaire, bien au-delà de tout ce que tous les Charlie-Hebdo du monde pourraient nous offrir à cet égard, – et comme la caricature doit être protégée, applaudie et encensée comme une marque indubitable de notre niveau de civilisation, – applaudissons à tout rompre The Donald dans ses œuvres, et exclamons-nous en choeur “Je suis The Donald”…

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