Les Français craignent la pauvreté

La société française a peur. Tel est l’enseignement du dernier baromètre Ipsos réalisé pour le Secours Populaire, qui vient d’être publié. Ainsi, près de 6 Français sur 10 (57% des personnes interrogées, contre 55% en 2014) avouent avoir été sur le point de connaître une situation de pauvreté à un moment de leur vie.

Cela parait à peine croyable alors que les progrès des techniques , des processus de production a été considérable. A peine croyable et même scandaleux si on voit par là l’échec des politiques économiques et sociales qui ont été suivies depuis le début des années 80!

Jamais les capacité de production n’ont été aussi élevées, jamais les impôts de redistribution n’ont atteint pareils sommets. Plus on produit, plus on égalise et plus la pauvreté perçue progresse. Il y a forcément quelque chose qui cloche. Plus on produit de richesses, plus on confisque pour répartir et plus les citoyens se sentent pauvres, menacés par la pauvreté.

Aucun, parmi les idiots qui gouvernent ne s’est encore fixé le seul objectif qui vaille, objectif rassembleur si il en est : la prospérité. Ils ont toujours autre chose à faire, une autre priorité à satisfaire!

Et près de 9 Français sur 10 (87%) considèrent que les risques que leurs enfants connaissent un jour la pauvreté sont plus élevés qu’ils ne l’étaient pour leur génération. Ce niveau est le plus haut enregistré depuis la création du baromètre en 2007.

En outre, 35% des sondés déclarent avoir effectivement vécu dans la pauvreté et 66% disent avoir un proche dans cette situation, contre 56% en 2007.

La crainte de la pauvreté n’épargne désormais aucune catégorie sociale, même si elle est plus présente chez les non diplômés (45%), les foyers comptant un enfant de moins de 18 ans (43%) et les femmes (38%).

Ces chiffres corroborent d’autres études nationales, souligne le Secours populaire, citant l’Observatoire des inégalités pour qui « des dizaines de milliers de personnes vivent dans des conditions peu éloignées de celles des pays en développement ».

Les personnes interrogées évaluent le seuil de pauvreté à 1.054 euros mensuels – très proche du smic (1.135 euros) -, le plancher retenu par l’Insee étant de 987 euros.

Une autre étude, publiée lundi montre que 51% des Français estiment que leur pouvoir d’achat a diminué au cours des douze derniers mois, mais que 52% jugent qu’il restera stable ou augmentera l’année prochaine.

3 réflexions sur “Les Français craignent la pauvreté

  1. La pauvreté progresse, cela me paraît certain. Mais on ne peut pas se contenter de mettre en cause l’état redistributeur qui ponctionnerait à l’excès la richesse du pays dans un contexte où la part de la richesse produite en France est de plus en plus accaparée par les grandes fortunes et la « sphère oligarchique ». Ces chiffres existent. Vous devez les connaître. On peut donc critiquer le matraquage des classes moyennes, mais regretter que l’impôt sur le revenu ne joue plus son rôle redistributeur légitime, en mettant chacun à contribution selon ses capacités. Mme Bettencourt par exemple aurait sans doute beaucoup de choses à dire sur le sujet! Ce n’est pas à vous qu’il faut expliquer que la fraude fiscale des entreprises et des grandes fortunes est tranquillement et légalement organisée sous le nom d' »optimisation ». Les déficits publics ont de nombreuses causes, mais l’appauvrissement de l’Etat est aussi le fruit des décisions de l’Etat qui réduit le poids des impôts direct notamment sur les grandes fortunes ou les entreprises au profit des impôts indirects, parfaitement inégalitaires. Le libéralisme ne saurait je crois admettre que la tricherie des nantis soit devenue un sport national admis par nos gouvernants. Sans morale et sans justice, le libéralisme n’a pas de raison d’être. Dans le cadre européen qui est favorable aux paradis fiscaux dans les faits, et pour aller vite, aux oligarchies, quel rôle les libéraux pur jus peuvent-ils encore avoir ? Je ne suis pas libéral, mais je suis prêt à entendre tous les avis permettant d’améliorer le situation du pays. Cordialement.

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  2. « Les personnes interrogées évaluent le seuil de pauvreté à 1.054 euros mensuels « :cela prouve qu’il existe un « observatoire de la pauvreté »(lol,vive la fonction publique)et qu’il raconte n’importe quoi.Le cout de la vie est différent suivant la région et le mode de vie des gens,impossible de donner une définition exacte de la pauvreté.Sans compter que les CAF assurent grassement les fins de mois des plus mendiants(et des plus malins)

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  3. La prospérité ne se décrète pas. Ce que peut faire un gouvernement c’est créer
    des opportunités.
    Mais qui va les transformer en réalité? Pas les capitalistes français dont vous
    dénoncez dans l’article précédent la désertion fiscale. Comme tous les autres
    ils ne souhaitent que baisser leurs charges en précarisant leurs employés,
    même si dans certains secteurs il peut y avoir des différences notables.
    La tradition en France est que l’Etat prend les choses en main.
    S’il est squatté par des incapables, sans compréhension ni vision, c’est fichu.
    Pour un peu, on appellerait presque à la dictature nationaliste, si au vu
    des personnalités disponibles on n’avait pas de gros doutes!

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