L’Italie bénéficie de la pause dans l’austérité , comme la France

 L’Italie va revoir à la hausse ses prévisions de déficit budgétaire et de dette publique dans son budget 2016 malgré des prévisions de croissance plus optimistes, a-t-on appris vendredi de sources gouvernementales.

Vous remarquerez le mauvais usage de la liaison « malgré », Ce n’est pas » malgré » , qu’il faut utiliser, car la liaison causale est la suivante: grâce a un deficit budgétaire accru et à une dette publique plus lourde, l’Italie va enregistrer une  croissance plus forte.Cette croissance améliorée   n’a rien à voir avec les réformes dont se gargarise Renzi, elle a à voir avec l’abandon accepté par l’Allemagne des politiques dites d’austérité et  de redressement budgétaire.

C’est le même phénomène qui est constaté en France, l’arrêt de la politique de redressement budgétaire permet une petite embellie technique qui n’a rien à voir avec les actions de réformes engagées.

Le projet de budget qui sera présenté d’ici au 20 septembre fixe un objectif de déficit budgétaire d’au moins 2% de produit intérieur brut (PIB) contre 1,8% prévu précédemment.

L’objectif de dette publique pour l’an prochain sera également revu à la hausse par rapport à la cible actuelle de 130,9% de PIB tout en restant légèrement inférieur à la prévision 2015, de 132,5% de PIB.

La prévision de croissance pour cette année passera à 0,9% de PIB contre 0,7% précédemment après une série d’indicateurs meilleurs que prévu sur les six premiers mois de l’année.

L’objectif de croissance pour 2016 sera également revu à la hausse, à environ 1,6% au lieu de 1,4%, ajoute-t-on de même sources en invitant à la prudence en faisant valoir que ces prévisions ne sont pas définitives.

L’Italie a émergé cette année de trois ans de récession avec une croissance de 0,4% au premier trimestre et de 0,3% au deuxième.

Le président du Conseil, Matteo Renzi, s’est félicité du chiffre du PIB ainsi que de la baisse du chômage, y voyant les effets des réformes mises en oeuvre depuis son arrivée au pouvoir.

Il devrait désormais s’efforcer de convaincre Bruxelles de la nécessité de disposer de marges de manoeuvre budgétaires accrues pour conforter la reprise, via notamment des allégements d’impôts.

Même chose en France, la priorité à la croissance a remplacé celle donnée à l’austérité

« La croissance est repartie en zone euro, mais à un rythme encore insuffisant pour relancer l’emploi et faire baisser durablement le chômage, a estimé Benoît Coeuré, membre du directoire de la Banque centrale européenne (BCE), dans une interview publiée vendredi.

« La croissance est repartie, le taux de chômage baisse dans la zone euro. (…) Mais la croissance est encore insuffisante pour créer suffisamment d’emplois », a déclaré le Français dans un entretien avec les quotidiens régionaux du groupe français Ebra (Le Progrès, Le Républicain lorrain, Le Dauphiné libéré…).

Faire et défaire, c’est toujours travailler!  Ils ont cassé les économies en 2013 pour maintenant abandonner la priorité à l’assainissement des finances publiques. Ce sont des gaspilleurs, ils ont gaspillé les efforts qu’ils ont imposé aux citoyens

Pour soutenir l’activité dans la région et relancer la très faible dynamique des prix, la banque centrale a déployé depuis l’été 2014 une large palette d’outils, dont des prêts très généreux aux banques pour stimuler le crédit et l’investissement. Elle est passée à la vitesse supérieure début mars, en rachetant quelque 60 milliards d’euros de titres de dette, principalement publique, chaque mois. La BCE, qui a pour mandat d’assurer la stabilité des prix en zone euro, prévoit de racheter 1.140 milliards d’euros d’actifs d’ici septembre 2016 au moins.

Et l’institution monétaire de Francfort a déjà signalé qu’elle pourrait encore élargir la voilure de ces rachats, alors que la baisse des prix du pétrole, des matières premières et le renchérissement de l’euro menacent d’entraver l’efficacité de son action pour relancer l’inflation.

En août, la hausse des prix à la consommation est restée atone, à 0,2% sur un an, soit très loin de l’objectif d’un peu moins de 2% que s’est fixé la BCE.

« Quand l’inflation est faible, la meilleure manière de l’amener à l’objectif de 2%, c’est de soutenir l’activité. La stabilité des prix, aujourd’hui, passe donc par la croissance et l’emploi », a ajouté M. Coeuré.

 Y -a-t-il quelqu’un pour lui rappeler ce qu’il disait en 2012 et 2013? Nous sommes gérés par des incapables, menteurs et inconséquents.
Avertissement Allemand

Cette semaine le ministre allemand des Finances Wolfgang Schäuble a  estimé, dans un discours vendredi: « il est certain que nous nous dirigeons vers la prochaine bulle », selon des propos rapportés par l’agence DPA.

Et tout sera à recommencer !

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