Notre opinion sur la phase Boursière en cours: la Grande Aventure

La volatilité revient sur les marchés et cela est justifié.

La baisse des dernières semaines n’est pas circonstancielle, non elle est structurelle. Nous sommes dans un processus de dénouement, de débouclage, on défait ce qui a été fait pendant la période montante de l’assouplissement monétaire.

On espérait la dissymétrie eh bien non  ce qui a été soufflé avant ,  se dégonfle maintenant .

Nous ne cessons d’expliquer que le Système est hierarchisé, avec un Centre et que c’est ce que fait ou va faire le Centre qui est déterminant pour le Global. Les périphéries sont serves, vassales, elles ne peuvent mener des politiques autonomes, malgré les remontrances intellectuellement malhonnêtes des institutions internationales qui les accusent de mauvaise gouvernance. Le Centre fait le beau temps quand il est laxiste et la pluie quand il envisage de l’être moins. Le Centre tient les cordons de la Bourse, c’est à dire le cordon de la bourse qui déverse ou non les liquidités qui font tenir le Système.

La baisse fait  partie intégrante du processus de développement de la crise ; elle en constitue  une nouveau et prévisible étape. C’est,  comme nous l’avons dit et redit, la phase d’éclatement de la bulle de la périphérie, le Brésil en donne l’illustration ce jour, hier c’était la Chine, avant hier les commodities.

Tout cela ne fait que commencer … sauf si la Reserve Federale repousse sine die la normalisation de la politique monétaire. A notre avis les actions de la BCE et de la BOJ si elles intervenaient, seraient insuffisantes voire contreproductives, dans la mesure ou elles feraient monter le dollar. Or le renchérissement relatif du dollar est l’une des faces du problème.

Le Reflation Trade a permis le maintien de cours élevés de commodities, il a stimulé le crédit chez les émergents, gonflé les reserves de change de ces  pays, gonflé le leverage  et le carry et c’est tout cela qui se dénoue . Beaucoup reste à dénouer, en particulier dans le secteur du crédit de mauvaise qualité.

On revient a la situation qui aurait du prévaloir si les USA n’avaient pas procédé à leurs QE.

LA VOLATILITE DONNE L’IMPRESSION D’UN PROCESSUS DISCONTINU  ALORS QUE CE QUI EST EN COURS EST UN PROCESSUS CONTINU, QUI A UNE LOGIQUE ORGANIQUE, DIALECTIQUE, INTERNE ; CE QUI SE DEROULE C’EST LA NECESSITE.

On défait ce qui a été fait artificiellement à la faveur des politiques monétaires.

Vous remarquerez que la contagion joue à plein ce qui confirme bien notre hypothèse.

il y a  synchronie comme dans les phases aiguës de crise

On s’achemine vers une nouvelle étape de relâchement monétaire, les conditions sont en train de se resserrer et le Système ne peut le supporter.

La question est de savoir si les responsables le feront préventivement ou pas.

Beaucoup de gens continuent de penser classiquement, sans replacer les évènements dans le cadre de la Grande Crise de 2008 . Ils oublient non seulement ce qui été fait, mais aussi les modifications profondes qui ont été apportées et introduites dans le Système mondial. Ces observateurs cherchent à deviner ce qui va se passer au cours des prochaines semaines, à la lueur de ce que l’on a constaté dans le passé, lors des cycles de hausse des taux. Ils ont tort.

Ils recherchent et appliquent des corrélations qui, à notre avis, sont dépassées et constituent autant de pièges. La hausse des taux à laquelle (peut-être) la Fed va se résoudre,  n’est semblable à aucune autre, elle ne vient pas d’une quelconque surchauffe, d’un emballement  et d’un risque d’inflation, non les prix chutent et rechutent!

Il suffit de regarder les prix importés qui viennent d ‘être publiés aux USA, la baisse est sévère. Donc la relation entre les paramètres économiques et les paramètres monétaires ne peut être la même que dans le passé. De même avant lorsqu’on montait les taux, les profits étaient dans une phase ascendante; ici depuis trois ans aux USA, si on en  croit les comptes nationaux, pas les comptes bidons des entreprises , les profits stagnent et s’effritent. Cela implique des comportements boursiers différents, non conformes à l’histoire. Contrairement aux affirmations légères des médias, rien n’est dans les cours et rien ne peut l’être car il n’y a aucune référence à laquelle les observateurs pourraient se raccrocher.

Pour qu’un phénomène soit dans les cours, il faut que les marchés aient pu s’y adapter par anticipation.

Il n’y a pas d’initié, surtout pas les responsables de la conduite des affaires, ils se sont trompés sur tout depuis le début. Et même avant!

Ce n’est pas un hasard si une hausse minuscule des taux produit autant d’hésitations de la part des responsables et autant de commentaires contradictoires, cette hausse n’est semblable à aucune autre; cette hausse, c’est la Grande Aventure.

2 réflexions sur “Notre opinion sur la phase Boursière en cours: la Grande Aventure

  1. Bonjour,
    Je ne doute pas un instant que la Fed multipliera les QE en tout genre pour soutenir les marchés . Mais le problème , c est que ca ne marche que tant que les grands acteurs du marché ont confiance dans les BC et jouent dans leur sillage. Le jour où cette confiance s effritera, et cela finira bien par arriver, on pourrait revivre 2008 2009 et la naissance d un nouveau cycle. Je note que les discours des gérants sur le yellen et draghi put sont beaucoup moins péremptoires que l an passé et qu il va falloir surveiller l humeur de ces messieurs
    Cdlt

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  2. Imaginons:une minuscule hausse des taux suivie d’achats d’actions et d’obligations par la FED avec des commentaires du style fort rebond des marchés qui avaient pricé la hausse des taux.Sinon c’est l’aventure des taux négatifs,et c’est a mon avis pour cela que la FED veut monter les taux ,pour éviter a tout prix la spirale des taux négatifs qui détruirait l’épargne

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