Editorial : A propos du progrès, de l’ouverture, de l’immigration AVEC NOUVELLES MAJ EN PRIME

Editorial : A propos du progrès, de l’ouverture, de l’immigration

Nos textes ne sont inspirés, ni par le refus de l’ouverture sur le monde, ni par le refus xénophobe de  » l’autre ».

Non, absolument pas. Ils sont inspirés par l’analyse critique des évènements, des discours des uns et des autres, la recherche du sens des évolutions qui sont en cours. A qui elles profitent, qui en souffre, etc.

Nous défendons l’idée que l’ouverture est un progrès, que le repli est une régression.

Mais il y a un « mais », un colossal « mais ».

L’ouverture est un progrès, à condition que l’ouverture se fasse au rythme compatible avec les souhaits des peuples, soit compatible avec ce qu’ils peuvent supporter comme dose de changement. L’ouverture est perturbante, elle détruit des équilibres, elle broie des formes sociales anciennes dans la douleur.

Tout le monde n’a pas les mêmes capacités d’adaptation, tout le monde n’a pas les mêmes intérêts et les mêmes priorités. Le corps social a un rythme et une capacité de changement moyens qui ne sont pas ceux que voudraient imposer les « Dominants ». Qui ne sont pas ceux du Très Grand Capital qui veut toujours plus de ventes mondiales et de main d’œuvre peu payée. Qui ne sont pas ceux des Ponctionnaires qui pilotent et imposent cette ouverture à marches forcées. Qui ne sont pas ceux de la classe des politiciens qui sont les larbins des Puissants qui financent et tiennent les partis politiques.

Le rythme des changements qui travaillent nos systèmes domestiques, nationaux, est un rythme venu d’ailleurs. C’est le rythme qui convient au monde du capital financier, au monde de la marchandise « apple-isée », au monde du Pouvoir Médiatique mondial, au monde des marchands d’armes, etc. C’est un rythme imposé par une infime minorité dont on sent bien qu’elle recouvre plus ou moins celle des fameux 0,1%.

Le respect du rythme de changement que peut supporter le corps social est déterminant pour l’acceptation du mouvement. Quand ce rythme n’est pas respecté, le corps social se fragilise, se disloque et évolue vers le rejet. Vers ce que nos « Dominants » – honte à eux- osent appeler le racisme, l’antisémitisme, et par glissement, le populisme et le fascisme. Ce glissement, ce sont eux qui le produisent en choisissant des rythmes incompatibles avec les capacités d’adaptation du corps social et en augmentant la masse des laissés pour compte, le nombre des trainards. Honte à ceux qui produisent ce phénomène, mais honte aussi à ceux qui en profitent pour en jouer les supplétifs. Car il y a des « harkis » qui prêtent leur concours à la destruction, au laminage de leur classe sociale pour quelques miettes.

L’homme politique qui, au lieu de reconnaître ce phénomène, cherche à en titrer profit, comme le font Valls et Hollande, sont des criminels sociaux. Ce sont des criminels car ils profitent du fait que le nombre de laissés pour compte soit grandissant, du fait que ces laissés pour compte soient relégués en sous-classe de citoyens, pour, à la faveur de l’émiettement politique, se maintenir au pouvoir malgré leur absence de légitimité.

L’instrumentalisation par la fausse Droite et la pseudo Gauche de la coupure du peuple et le rejet de sa partie populaire, archaïque, attardée, est une honte. Honte morale qui devrait devenir honte juridique car cela mérite d’être sanctionné. Le peuple, la société telle qu’elle est, doit être respectée, elle mérite d’exister, elle qui a fait que ces pseudo élites sont ce qu’elles sont: des privilégiées. Ils ne sont privilégiés que parce que la France le leur a permis. Cette France qu’ils rejettent comme étant du passé, comme étant ce qu’il faut dépasser.

Ne vous y trompez pas, « attardée » n’est pas dévalorisant dans notre bouche. Non, car il n’y rien de négatif ou inférieur à reconnaître la dette que l’on a vis à vis de ce qui nous a précédé et a fait de nous ce que nous sommes. Il faut des gens qui aiment leur passé, qui le respectent, qui l’honorent et le projettent dans l’avenir. On ne construit que sur un socle; pour savoir ou l’on va, il faut d’abord savoir qui on est.

L’homme public qui aime son peuple et qui veut conquérir une vraie légitimité démocratique doit s’atteler à la solution de ce problème: comment ramener les laissés pour compte nationaux, français, dans le giron du pays, dans le Groupe. Comment trouver le bon rythme pour que tout le monde tire dans le même sens, pour que l’unité fondamentale, celle du vivre ensemble, soit préservée?

Hélas, les criminels sociaux qu’ils sont, ne cherchent qu’à augmenter le nombre des « largués », par les réformes venues du dehors, par le chômage provoqué par la concurrence de l’étranger, par la précarisation, par l’immigration conçue, non comme un atout, mais conçue comme une punition du peuple français. Car c’est bien de cela qu’il s’agit, le peuple français, ils veulent le punir, il doit être puni, puni d’exister encore, puni d’avoir encore un petit avantage de niveau de vie. Ces Valls, ces Hollande, ces Macron et ces Gattaz peuvent-ils un instant mettre leur réflexion au service de ce qui existe concrètement, la France, et oublier les abstractions idéologiques venues d’ailleurs qu’ils cherchent à imposer? Quels intérêts servent-ils, se posent-ils au moins la question?

L’ouverture, l’immigration, l’accueil des autres, le brassage, le métissage, la concurrence, et même la destruction de ce qui est dépassé, tout cela est positif, car c’est le sens de la vie. Cela va dans la direction d’une plus grande adaptation, d’une plus grande efficacité et de plus de bonheur finalement, mais à une condition, il faut que le corps social qui subit tout cela reste vivant, capable de survivre.

Adaptation et survie sont indissociables. Pour qu’un système évolue, il faut à la fois qu’il change, mais aussi qu’il soit préservé. Pour qu’un système survive, il faut qu’il puisse supporter le changement.

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— Bernard Cazeneuve a indiqué, qu’une aide exceptionnelle forfaitaire de 1.000 euros par place d’hébergement créée d’ici 2017, sera débloquée pour les communes afin de les aider à l’accueil des demandeurs d’asile et réfugiés. Le Ministre le l’Intérieur s’exprimait devant plus de 600 représentants des villes de France volontaires pour l’accueil de réfugiés, et réunis à la Maison de la Chimie à Paris.

1.000 euros par place d’accueil créée

« Nous avons, au terme d’une discussion avec l’Association des maires de France (AMF), proposé un soutien exceptionnel et forfaitaire à la mobilisation des communes qui créeront sur leur territoire des places d’hébergement supplémentaires d’ici 2017, pour un montant de 1.000 euros par place d’hébergement », a déclaré le Ministre de l’Intérieur. En outre, des « dispositifs complémentaires » seront débloqués pour les propriétaires, publics ou privés, qui souhaiteraient « contribuer à cet effort de solidarité ».

« Réussir cet accueil »

Cette réunion du Ministère de l’Intérieur visait à recenser les propositions d’hébergement des communes, à expliquer l’organisation du dispositif, et préciser le rôle de l’Etat. « Après évaluation précise de la situation, les crédits indispensables seront débloqués dans les prochaines semaines », a précisé Bernard Cazeneuve. Relayant les principes de « solidarité », « d’accueil » et « d’intégration », Manuel Valls a jugé indispensable pour la France de « réussir cet accueil, et demain cette intégration, et demain ces naturalisations ».

24.000 réfugiés en France

Selon le Ministère de l’Intérieur, les cinquante plus importantes villes de l’Hexagone, dans quasiment tous les départements, seraient volontaires pour accueillir les migrants. La France s’est engagée à accueillir 24.000 réfugiés sur deux ans, en plus des 6.750 déjà demandés par l’Union européenne.

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La France va-t-en guerre sondage : sans commentaire ;

Une majorité de Français est favorable à la participation de la France à une intervention militaire terrestre contre l’Etat islamique (EI) en Syrie dans le cadre d’une coalition internationale, selon un sondage de l’Ifop publié par le Journal du Dimanche (JDD).

Sur 1.005 personnes interrogées les 11 et 12 septembre, 56% se disent favorables à une telle opération dans ces conditions, contre 48% qui y sont hostiles. Elles sont 58% à estimer que l’EI peut être vaincu militairement, contre 40% qui sont d’un avis contraire

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– Migrants : suspension du trafic ferroviaire entre l’Autriche et l’Allemagne

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Réfugiés: l’Allemagne réintroduit des contrôles aux frontières avec l’Autriche

 L’Allemagne a décidé de réintroduire provisoirement des contrôles aux frontières avec l’Autriche par où arrivent des dizaines de milliers de réfugiés et suspend ainsi les accords de Schengen sur la libre circulation en Europe, ont rapporté dimanche les journaux allemands Bild et Spiegel sans citer de source.

Le ministre allemand de l’Intérieur, Thomas de Maizière, doit faire une déclaration sur la crise des réfugiés devant la presse à 17h30 locales (15h30 GMT), ont annoncé ses services sans plus de détails.

Tous les policiers fédéraux ont été placés en état d’alerte, écrit le Spiegel sur son site internet et tous les policiers disponibles vont être envoyés en Bavière pour fermer les frontières, poursuit l’hebdomadaire sur son site.

L’Allemagne ferme ses frontières avec l’Autriche, écrit pour sa part Bild sur son site internet.

En deux semaines, 63.000 réfugiés sont arrivés à Munich, dont 13.000 pour la seule journée de samedi mettant la grande ville du Sud de l’Allemagne dans une situation de quasi-saturation.

Dans la nuit de samedi à dimanche, certains réfugiés, qui arrivent par train d’Autriche après une longue odyssée à travers les Balkans, ont dû dormir dehors et à même le sol.

Malgré la bonne volonté des bénévoles notamment, les autorités de Munich ont tiré la sonnette d’alarme et appelé le reste du pays à faire plus pour accueillir les nouveaux arrivants, souvent des jeunes hommes seuls ou des familles avec enfants.

L’Allemagne, qui attend cette année un record de 800.000 demandeurs d’asile, enregistre un afflux sans précédent de réfugiés, notamment depuis qu’elle a décidé de ne plus renvoyer les Syriens dans le pays par lequel ils sont entrés dans l’Union européenne.

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UE: un ministre allemand dénonce l’échec complet de l’UE dans le contrôle aux frontières

Le ministre allemand des Transports Alexander Dobrindt a dénoncé dimanche l’échec complet de l’Union européenne à contrôler ses frontières extérieures face à l’afflux des migrants et réclamé des mesures efficaces.

Des mesures efficaces sont à présent nécessaires pour stopper l’afflux face à l’échec complet de l’UE, dont la protection des frontières extérieures ne fonctionne plus, a-t-il écrit dans un communiqué.

Selon lui, les limites de capacité d’accueil de l’Allemagne sont atteintes et ce signal doit être compris sans ambiguité par les autres pays européens, a-t-il ajouté. L’Allemagne aide sur la question des réfugiés depuis des mois et avec une ampleur bien plus grande que tous les autres pays européens, a-t-il regretté.

M. Dobrindt est membre de l’aile la plus conservatrice des Unions chrétiennes de la chancelière allemande Angela Merkel, la CSU bavaroise. Ses propos illustrent aussi les tensions politiques internes de plus en plus grandes auxquelles Mme Merkel est confrontée sur le dossier des réfugiés.

Sa politique d’ouverture et de générosité à l’égard des milliers de migrants fuyant guerres et persécutions suscite non seulement des critiques en Europe de l’Est mais aussi au sein de son propre parti. Cette semaine la chancelière a demandé en particulier que la Grèce fasse davantage pour surveiller sa frontière avec la Turquie, point de passage très important des migrants.

Le ministre des Transports s’est exprimé alors que l’Allemagne s’attend à accueillir cette année un record de 800.000 demandeurs d’asile et que la capitale de Bavière, Munich, porte d’entrée des réfugiés, est débordée pour le deuxième week-end consécutif par cet afflux.

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Une courte majorité de Français estime que le Front national a raison de défendre une position ferme face à l’afflux de réfugiés ou autres migrants en Europe, selon un sondage OpinionWay pour Metronews et LCI publié lundi.

Invitées à donner leur perception du discours du FN dans cette crise, 51% des personnes interrogées estiment que le parti d’extrême droite a « raison de défendre une position ferme », alors que 48% jugent qu’il « manque d’humanité ».

Moins d’un tiers des sondés (32%) se disent satisfaits de l’action du gouvernement, qui s’est engagé à accueillir 30.750 réfugiés en deux ans pour répondre aux demandes de la Commission européenne, et 66% ne disent mécontents, sans que soit précisé en quoi ils le sont.

L’accueil de réfugiés divise toujours les Français que les diverses études d’opinion ont longtemps montrés majoritairement hostiles à l’afflux de migrants.

Le sondage OpinionWay a été réalisé par téléphone entre le 9 et le 12 septembre auprès d’un échantillon de 1.021 personnes, représentatif de la population française âgée de 18 ans et plus, constitué selon la méthode des quotas.

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La volte-face de l’Allemagne dans la crise des réfugiés offre à Nicolas Sarkozy l’occasion de capitaliser sur son plaidoyer pour une « nouvelle politique d’immigration européenne », un thème qui pèsera lourd dans les résultats de la primaire à droite en 2016.

L’ancien président, dont le camp est menacé par la montée d’un Front national qui ne prend pas de précautions oratoires sur le sujet, voit son électorat se radicaliser.

D’après un récent sondage Odoxa, 84% des sympathisants de droite sont opposés à l’accueil de migrants en France.

Mercredi, lors d’un séminaire de travail sur l’immigration prévu de longue date, le président des Républicains développera ses arguments pour une « refonte » de la politique d’immigration, avant un débat au Parlement français sur l’accueil des réfugiés.

Outre le volet européen, le chef de l’opposition appuiera sur des propositions nationales en rupture avec ses credos passés, comme la suppression de l’Aide médicale d’Etat ou « l’adaptation » du droit du sol.

Un durcissement en ligne avec le programme drastique de François Fillon mais divergent de son principal rival, Alain Juppé, auteur de « L’identité heureuse » et adepte d’une approche apaisée des problèmes d’immigration.

Isolé la semaine dernière, lorsque l’Allemagne ouvrait en grand ses portes aux réfugiés, Nicolas Sarkozy se réjouit désormais de la décision d’Angela Merkel de rétablir provisoirement les contrôles à la frontière autrichienne de l’Allemagne face à l’afflux incontrôlé de migrants.

« Angela Merkel fait avec huit jours de retard ce que j’avais réclamé dès le début », a-t-il plaidé mardi devant le groupe des Républicains à l’Assemblée, selon des participants. « Cette crise terrible est l’occasion de lever des tabous et de refonder l’Europe et pas seulement Schengen. »

CONTRÔLES À LA FRONTIÈRE ALLEMANDE?

Pour Guillaume Larrivé, secrétaire national à l’immigration au sein des Républicains, Berlin, par cette décision « politique » et pas seulement « technique », légitime l’approche de Nicolas Sarkozy, avocat de longue date d’un « Schengen II ».

« Il faut tout changer. On ne peut pas continuer comme ça avec une libre circulation des immigrés dans la zone européenne Schengen », explique le député.

Les Républicains réclament le rétablissement des contrôles à la frontière italienne, voire à la frontière allemande.

« Il faut y réfléchir. Cela doit être affiné avec nos partenaires allemands, mais en tout cas le rétablissement des contrôles à un certain nombre de nos frontières s’impose », a déclaré mardi à L’Opinion le député (LR) Bernard Accoyer.

Face au Front national qui accuse l’ex-UMP d’avoir « vendu son âme gaulliste à sa chère UE », Brice Hortefeux, bras droit de Nicolas Sarkozy et ministre de l’Immigration de 2007 à 2009, répète que « l’opposition républicaine ne doit céder aucun pouce sur les défis régaliens ». L’ancien chef de l’Etat n’a de cesse de dire qu’il ne faut pas « culpabiliser » les électeurs du FN.

Mais s’il résonne aux oreilles de son électorat potentiel en 2016, le « bouleversement » institutionnel que Nicolas Sarkozy appelle de ses voeux est partiellement un trompe-l’oeil.

Les accords de Schengen prévoient en effet une mesure exceptionnelle de rétablissement des contrôles frontaliers d’un Etat membre avec un autre pays de l’espace en cas de « menace grave pour l’ordre public ou la sécurité intérieure » pour une durée initiale de 30 jours maximum qui peut être prolongée.

En 2011, dans le sillage de la révolution tunisienne, les autorités françaises avaient bloqué des trains de migrants tunisiens venus d’Italie au poste de contrôle de Vintimille.

« La proposition de Nicolas Sarkozy est sur la table. Ce n’est pas parce qu’elle vient des Républicains et qu’elle est exprimée par Nicolas Sarkozy, qu’il faut l’écarter. Si elle n’est pas bonne, il faut que le gouvernement le démontre », a souligné Bernard Accoyer.

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7 réflexions sur “Editorial : A propos du progrès, de l’ouverture, de l’immigration AVEC NOUVELLES MAJ EN PRIME

  1. Je vous remercie pour la rédaction d’un tel article qui me comble car il correspond exactement à ce que je ressens et à ceux que je n’étais pas parvenu à formaliser aussi clairement.
    Il est en même temps beau, car respectueux, et vrai, car authentique. Il est un rayon de soleil dans ce dimanche automnal.
    Heureusement que nous pouvons épisodiquement accéder à des articles de cet aloi pour nous dissiper la tristesse d’une vie quotidienne dans un monde de plus en plus étrange.

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