Analyse critique: hausse des taux et hausse des actions, opinion

« Historiquement, une hausse des taux de la FED s’accompagne d’une hausse des actions »

Frédéric Rollin, Conseiller en stratégie d’investissement chez Pictet

Comment peut-on écrire pareille sottise? Qu’on le dise à ses clients dans le cadre du marketing , passe encore, mais qu’on l’écrive est incompréhensible. Les écrits restent .

Nous n’avons aucune idée du sens des marchés, la preuve c’est que nous n’avons aucun diagnostic, sauf celui-ci: c’est l’Aventure. Aventure pour bien marquer qu’il n’y a aucune référence, ni théorique, ni historique.

A monsieur Rollin, nous avons envie de dire :  historiquement toutes les crises financières  se terminent par la ruine, en valeur réelle , de ceux qui détiennent du papier et nous le mettons au défi de nous contredire. Par ailleurs elle se terminent également sur des bouleversements de  l’ordre établi et en particulier de l’ordre financier établi.

Ici ce n’est pas le cas, au lieu d’être ruinés les détenteurs de papier se sont enrichis, au lieu d’être sanctionnées, les banques et les marchés ont été récompensés car le Système est tenu par les financiers et leurs alliés.

Mais au lieu de résoudre les problèmes, ces gens les accumulent et les aggravent , ce qui signifie que la logique des crises, la ruine, la destruction, est encore à venir. Il n’y a aucune comparaison possible Entre les hausses de taux historiques que l’on a connues, hausses de régulation lors de l’apparition de tensions et de surchauffe inflationnistes et la situation  présente, il n’y aucune similitude, aucune. La réalité que les deux décisions recouvrent est totalement différente.

L’inflation ne menace pas, elle est absente; les profits des entreprises ne sont plus à la hausse depuis près de 3 ans alors que dans les situations de hausses de taux classiques, les profits sont toujours sur une pente ascendante, ce qui est normal, puisque les taux ont pour fonction de calmer les euphories. La hausse boursière que nous connaissons de puis Mars 2009 n’a rien à voir avec les hausses classiques, c’est une hausse de misère: on monte parce que cela va mal et la hausse des assets a pour objectif de tenter de faire croire que cela va bien. La hausse est provoquée par le fait que le Système va mal.

La mise à zéro des taux, les ZIRP et les QE sont les symptômes du mal qu’ils servent à masquer et si la Fed prend le risque de tenter de monter les taux, ce n’est pas à cause de son optimisme, mais à cause de son pessimisme. Elle a besoin d’asseoir sa crédibilité et de reconstituer son arsenal pour pouvoir affronter la période qui s’ouvre.

Nous ne sommes ni haussier, ni baissier, et  notre analyste de chez Pictet peut très bien avoir raison; prenez dix clochards dans la rue, demandez leur si la bourse va monter ou baisser, il y en aura  bien quelques uns pour faire un pronostic juste!

Fondamentalement le sens est à la hausse apparente, à  la hausse de la valeur des actions exprimée en monnaie, parce que la solution de nos pseudo-responsables consiste, à ce jour, à créer de plus en plus de monnaie et à l’avilir. Pour le reste on ne sait rien de plus. Et entre temps, attention à ne pas être laminé par la volatilité et les émotions.

3 réflexions sur “Analyse critique: hausse des taux et hausse des actions, opinion

  1. Visiblement ce monsieur est trop jeune pour avoir connu l an 2000. Une fois la fameuse « menace » de bug de l an 2000 passée, Greenspan s’est mis à monter les taux jusqu’en octobre et on a eu un des plus gros krach de l histoire de 2000 à 2003. Toutes ces corrélations sont vraiment des arguments de marchands de cravates. La seule vérité c’est qu’on est en territoire inconnu et que tous ces marketeurs crient « même pas peur » pour continuer à toucher leur salaire de fin de mois.

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  2. Je vous soumets une hypothèse.
    Je suis le centre, je prévois de marquer un « grand coup » et pour atteindre mes objectifs d’appauvrissement de mes ennemis et un avilissement de mes vassaux – avec qui je veux signer un accord fructueux pour moi et qui me les liera définitivement – pour ce faire :
    – je mets la pression sur mes vassaux en les noyant sous un flots de réfugiés qui va les ruiner économiquement et les diviser socialement, je serai leur seule sortie possible;
    – je fragilise les marchés financiers afin de justifier le rapatriement de mes avoirs à l’étranger permettant ainsi à mes alliés de s’enrichir en transformant de la fausse monnaie en vraie valeur et en mettant à l’abri leur argent;
    – je manoeuvre mes troupes de façons à effectuer un encerclement de mon principal ennemi;
    – d’une autre main, je l’oblige à se disperser et à s’impliquer ailleurs;
    – je maintien la pression sur un ennemi que je voudrais neutraliser après l’avoir étranglé pendant des années;
    – je vais créer un effet en cascade qui va appauvrir tout le monde en déclenchant une peur des marchés afin de justifier un passage à la monnaie « tout électronique » qui mettra mes banques à l’abri d’une banqueroute et me permettra de contrôler les peuples;
    – de plus, de cette façon je séparerai le bon grain de l’ivraie, ceux qui continueront avec moi n’auront pas le choix et devront me suivre sur cette voie, et les autres seront marginalisés;
    – enfin, de cette manière, je supprime la valeur de leur stock de métaux précieux qui n’aura qu’une valeur relative n’étant plus des « valeurs refuge »;
    – pour la notion du timing, je vais utiliser le mois à venir pour entretenir la « légende » boursière de ce mois historiquement noir afin de marquer les esprits (la com c’est essentiel et nul n’ose s’opposer à la « fatalité »);
    – Ce mois de septembre, d’ici la fin de cette semaine, je vais semer la zizanie en haussant les taux de la Fed et en remettant en cause l’accord signé avec cet ennemi précité et partiellement étranglé par les sanctions, ne serait-ce qu’en sous-entendant que même une signature ne garantie pas que je respecterai cet accord;
    … j’en oublie volontairement ne voulant pas devenir trop lourd.
    Déroulé plausible ou pas ? Une autre logique me satisferai ! merci de me contredire…

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