Bernanke va publier un livre. Quand on en lit les extraits et que l’on écoute ses interviews dans USA to Day , on se trouve pris dans un sentiement de colère et d’impuissance. La colère étant d’ailleurs une conséquence de l’impuissance: que faire contre ces gens, contre ces nuisibles qui, sans scrupules, sans un regret et sans un doute , ruinent la vie des dizaines de millions de gens selon l’enchainement que nous ne cessons d’exposer.
Ce que font ces gens font est horrible, on le verra plus tard quand les yeux se seront décillés et que l’on verra le passé et le présent proche avec les yeux de l’avenir. L’Histoire sera sévère, nous n’avons aucun doute llà dessus, car leur terrible cynisme aura produit ses conséquences, bien visibles par tous.
Vous savez ce qui sest passé au cours de la seconde guerre mondiale: sur le moment personne ne s’est apercu de l’atrocité de l’extermination des juifs, des camps etc c’était banalisé tant la culture dominante (et les intérêts) et la propagande avaient fait perdre le sens de la moindre valeur. La propagande avait brisé l’esprit critique, détruit la morale, oté toute distance qui aurait permis d’apprécier les faits. Les gens étaient habités, traversés par les idées fausses; c’était comme le dit Le Pen qui en est resté justement à l’intelligence de cette époque, un « détail de l’histoire ». Puis la conscience a fait des progrés, les choses sont apparues plus nettement, les pièces du puzzle se sont mises en place et on à découvert l’horreur. Et les crimes contre l’humanité.
Eh bien ce sera la même chose dans le futur, quand l’intelligence sera passée par là et qu’elle aura décapé la propagande, la flagornerie et l’imbéciillité. On comprendra que ces gens ont plongé le monde dans la régression , l’obscurantisme et maintenant la barbarie pour sauver les usuriers.
Bernanke parle de prison pour les autres, non, c’est lui et toute sa clique qui devraient y aller.
Son livre, son interview, son blog, tout est un scandale.
« In the fall of 2008, the US economy spiraled into its worst recession since the Great Depression.
Years of lax lending standards helped inflate a credit bubble that burst, bringing down banks, seizing financial markets, and preventing even the healthiest companies from getting desperately needed liquidity. Massive government bailouts and emergency stimulus programs followed, helping to stabilize the system. But only after many lost their jobs and well beings.
Federal Reserve Chair Ben Bernanke was on the front lines seven years ago as everything went down. No longer a policymaker, Bernanke is letting his hair down in his soon-to-be-released memoirs, « The Courage to Act: A Memoir of a Crisis and Its Aftermath. »
Ahead of the release, Bernanke spoke to USA Today’s Susan Page about his time at the Fed during the financial crisis.
Page asked a question that’s been repeatedly asked for years.
« Why didn’t anyone go to jail? » she asked Bernanke. « Should somebody have gone to jail? »
“Yeah, I think so, » he said.
Bernanke explained that the Fed did not have the authority to jail anyone. Rather, it was the Department of Justice’s responsibility to do that. And while a few folks here and there went to prison for various violations, it’s largely been the financial entities that have paid the penalties.
« A financial firm, of course, is a legal fiction, » Bernanke explained. « It’s not a person. You can’t put a financial firm in jail. »
« It would’ve been my preference to have more investigation of individual actions because obviously everything that went wrong or was illegal was done by some individual, not by an abstract firm, » he continued. « In that respect, there should’ve been more accountability at the individual level. »
The concern is that without sufficient punishment at the individual level, there is little accountability. And with no precedent for such a punishment, we risk people recklessly pushing the system toward a crisis again. »
Tout à fait d’accord. Bernanke en taule pour 1 milliard d’année au moins. Et pensez à rajouter tous les mauvais managers des multi-nationales ( comment dans un contexte où les ents rachetant leurs actions et faisant grimper artificiellement leurs cours en sous-investissant massivement pourront-t-elles continuer à avoir de tels valorisation, on ne doit pas s’étonner de la réaction des employés de Air France qui ont tout donné. Au début je pensais que c’était exagéré, mais à voir dans une vidéo la lâcheté, le manque de courage, de noblesse des « dirigeants » la seule chose qui m’étonne c’est que leur démission ne soit pas forcée ).
En revanche les bons qui acceptent de ne pas suivre le courant moutonnier qui vise à augmenter artificiellement les cours et qui eux investissent, raisonnent intelligemment et adaptent le business model à de nouvelles méthodes d’organisation ( par exemple sur le plan financier), eux méritent d’être porté au sommet.
Je m’étonne d’ailleurs que des revus comme la Harward Business Review ne voient parmi les « top managers » qu’une cristallisation de la compétence et pas ces petites tactiques qui permettent de gagner du temps qui font croire que…
Bref comme avec les banquiers centraux c’est le même état d’esprit: après moi le déluge…… et les politicards sont pareils.
Ps: désolé pour le style café du commerce.
E.P/PT
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