Mohamed et Ali ne sauveront ni Gunther, ni François

Les peuples sont à bout.

La question migratoire nous paraît devoir être au centre de nos réflexions. Quand nous disons « nos », ce ne sont pas les nôtres, ce sont celles du pays, celles de la communauté.

Nous ferons observer qu’elle a maintenant une grande importance électorale, nous lisons en effet dans les communiqués de ce week-end , après le mini sommet Européen : « qu’il faut trouver une solution car sinon l’extrême droite va continuer sa progression menaçante » . On ne peut mieux dire : la question est importante, elle détermine les choix européens.

L’Europe politique vit sur un subterfuge qui consiste à faire croire que les gens qui votent aux extrêmes sont des sous-citoyens, des racistes, des « moins que rien » et qu’il ne faut pas tenir compte de leurs voix, il faut les rejeter, voire les  bannir. Ce subterfuge est en train de trouver ses limites car plus l’extrême droite gagne , plus elle se « blanchit », se de-diabolise et parallèlement ses leaders tiennent des discours mieux articulés. Ils progressent dans la respectabilité.

La question migratoire est importante économiquement également car l’accueil de centaines de milliers ou de millions de gens après le futur regroupement familial, constitue une charge colossale pour les budgets des Etats et les régimes sociaux . Ces gens ne produiront rien, ne contribueront à une éventuelle production de richesses au mieux que dans 3 à 5 ans selon les études des spécialistes. Le taux de chomage des immigrés, avant la nouvelle vague était de près de 40% en Europe. Entre temps, il faudra les nourrir, les loger, les soigner, les éduquer, les protéger etc.

La tension sur des équilibres financiers déjà précaires n’est rien en comparaison de la tension sur les ressources réelles comme le logement, la nourriture, l’éducation. L’argent n’est qu’une abstraction, la planche à billets de la BCE ne nourrit pas, n’héberge pas, ne soigne pas etc .
La question migratoire  est importante socialement et culturellement. Nos sociétés sont déjà disloquées, les consensus sociaux se brisent, les partis politiques cessent d’être représentatifs, en particulier, le bi-partisme a éclaté et après le tripartisme on entrevoit une sorte de quadripartisme qui va rendre les  gestions nationales   de plus en plus délicates.

Les peuples, ont subit l’épreuve de la globalisation économique.  On leur a caché l’essentiel à savoir que la globalisation économique, c’est la mise au travail de centaines de millions de personnes qui ne travaillaient pas auparavant, c’est ce que l’on appelle l’arbitrage international du travail : le travail, l’emploi vont là ou ils sont les moins chers.  Donc nos peuples sont victimes de la globalisation, ils connaissent une baisse de leurs revenus et des salaires réels , ils sont victimes de ce que ‘on appelle la « nécessaire flexibilité »:  être flexible c’est accepter la baisse de son niveau de vie et la précarité. Ce que les exploiteurs et les politiciens , les Macron et les Medef s’emploient à peaufiner. Ils sont victimes de la confiscation de  leurs cotisations sociales,de leurs  cotisations retraites et autres, on rompt les contrats, on leur dit , vous avez cotisé certes, mais vous ne toucherez pas ce que vous espérez, vous toucherez moins et plus tard.

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Après la globalisation, nos peuples ont subi la grande crise financière de 2008. Le traitement de cette crise financière, a consisté  détourner les ressources des peuples vers le sauvetage de la finance et des banques. A diriger le maximum de ressources d’abord vers les banques, et la finance spéculative, les marchés et ensuite vers les états souverains. Le traitement de la crise a consisté en un Grand Transfert, on a puisés dans les revenus et les patrimoines des peuples, surtout des classes moyennes pour solvabiliser le couple maudit créancier/débiteur. Il y a pire, on a avili la monnaie, on l’a diluée considérablement en profitant du fait que, les agents économiques ayant peur, ils la stockent et ne la mettent pas en circulation, on a ainsi créé une inflation potentielle considérable qui n’attend qu’un choc pour se manifester.

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Pour couronner le tout, on a déstabilisé les mœurs, les cultures, attaqué les identités. Les réformes sociétales ne sont pas digérées, elles ne sont pas admises par les masses, qu’il s’agisse des nouvelles formes de tolérance, de la féminisation de nos sociétés, du mariage gay, et autres délires comme les attaques contre nos religions sous couvert de laïcité. Nos peuples voient leurs modes de vie, leurs pratiques dénigrées, rabaissées alors que l’on valorise et finance les shariah, les banlieues, les racailles qui mettent à feu et à sang les périphéries.

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Les peuples sont excédés d’entendre dire que toujours les Autres ont raison et que eux, ils ont tort, que c’est à eux d’accepter, de courber l’échine et de se plier. Les peuples ont parfaitement compris que le temps de l’intégration était passé, que l’immigration avait changé de nature. Il ne s’agit plus pour les nouveaux venus de se confondre dans les sociétés existantes, mais d’imposer leur mode de vie, de le faire reconnaître et, tout en niant l’héritage sur lequel nos sociétés reposent, ils veulent pouvoir le piller, s’en attribuer une part. Le temps de l’assimilation est fini, c’est maintenant celui du « ote toi de là que je m’y mette », ce qui se traduit par de nouveaux vocabulaires à succès comme « invasion », « conquête », « remplacisme » et autres.

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Ce que nous voulons marquer, c’est que le nouveau choc migratoire intervient alors que les peuples ont déjà subi de nombreux chocs et que leur capacité de tolérance est largement diminuée. Beaucoup sont au bord de l’explosion, en particulier dans les familles qui comportent des jeunes sans emploi et de plus en plus sans avenir. Les propos se radicalisent, on commence à s’écarter non seulement du politiquement correct, mais du civilisé tout court. On conteste les valeurs traditionnelles dont les politiciens se servent à longueur de journée pour justifier leurs vilenies, on tourne le dos à ce qui fait la base de notre vivre ensemble.

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Que dire de ces valeurs qui obligent un pays de moins de 10 millions d’habitants comme la Suède à accueillir 180 000 musulmans en un an ? L’excès détruit lui même les valeurs sur lesquelles reposent nos sociétés. Ces valeurs étant foulées au pied, détruites, comment s’imposeraient-elles  aux  nouveaux  arrivants ? Ils sont confrontés dès leur arrivée à un climat de haine, de suspicion et de rejet.

Les guerres contre les musulmans qu’ils soient barbares comme ISIS ou soi-disant modérés comme maintenant on qualifie les assassins d’Al Qaeda ne favorisent pas les nuances ! Personne de normalement constitué ne peut faire le grand écart imbécile que font les politiciens et les médias entre les bons islamistes modérés et les méchants radicaux. Dans l’esprit des masses, « musulman » est maintenant associé de façon quasi automatique à fanatisme et terreur. Et les masses ont raison, elles à qui on impose les lois scélérates anti-terroristes, les pertes de liberté, les contrôles dégradants. La lutte contre le terrorisme, les politiciens ne s’en rendent pas compte atteste, pour les masses du bien fondé de leur rejet. Le peuple demande , à ce stade que l’on dépense plus  pour renforcer les frontières, et non pas pour renforcer les moyens de la lutte anti-terroriste.

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Ce que nous voulons dire, c’est que, c’est au nom des valeurs européennes traditionnelles que l’on prétend ouvrir grand les portes de l’immigration, mais que cette ouverture elle même détruit ces valeurs. Et il ne reste plus que la force, la contrainte, la solidarité forcée, mais haineuse. D’autant plus haineuse que l’on interdit par la loi et la police son extériorisation publique.

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Les idiots qui gouvernent, on devrait dire plutôt les idiots qui occupent la place de gouvernants ne cessent de nous rabacher les stupidités de l’Universel. Ah l’Universel, il a bon dos, surtout quand il est remanié, récrit , mis à toutes les sauces. L’Universel, c’est l’instinct de survie, de préservation de l’individu et du groupe ; cela n’a rien à voir avec les Evangiles de la Révolution et les dogmes des soi-disant Lumières. L’Universel, c’est ce qui est éternel, que l’on retrouve partout, qui est toujours vrai. L’universel, c’est l’essence, c’est l’abstrait, c’est la négation de ce qui existe concrètement. Et ce qui existe concrètement, c’est l’histoire, ici et maintenant. L’Universel, en tant que principe de domination qui permet de mater les peuples est cousin du fascisme, car il repose sur le fait que certains ont accès aux vérités éternelles, les Maîtres et que les autres n’y ont pas accès, les serfs. Faut-il rappeler à tous ces fans de  l’Universel la colossale bourde de l’un des leurs, qu’ils honorent, l’un des leurs qui, depuis des siècles nous pourrit la vie et l’école, nous voulons parler de Jules Ferry que Hollande a honoré en début de mandat. Ce socialiste Jules Ferry qui en 1885 défendait l’idée d’une colonisation républicaine « au nom du droit des races supérieures vis à vis des races inférieures ». Voila ce que c’est que l’Universel, c’est un moyen, un principe pour, comme toujours, imposer la force. Pour mater les gens.

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L’Europe s’est servi de l’Universel pour imposer l’égalitarisme, le « welfare state » et toutes les autres lunes socialistes, mais c’est au nom de ces même valeurs qu’elle « modernise » le « welfare « , autrement dit qu’elle le détruit pour ses citoyens tout en l’étendant à d’autres, étrangers. ! Ce « welfare state », dont elle a abusé et qu’elle n’a plus les moyens d’assumer. Ce « welfare state » que viennent piller les migrants afin d’envoyer de l’argent chez eux, nourrir leurs familles nombreuses et faire toujours plus d’enfants dans le cadre d’un deal honteux à la Merkel : » venez chez nous , multipliez vous, profiter de notre Etat Providence, faites des enfants, nous vous subventionnons maintenant afin que nos vieux puissent prendre leur retraite plus tard  sur une plage en Espagne ». Hélas le calcul ne tient pas car au lieu de production de richesses, ce que l’on a c’est le pillage de celles qui existent et l’insécurité.

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Gunther croit que Mohamed ne travaillera pendant qu’il se prélassera sur les plages, Gunther est un imbécile, ni Mohamed, ni son fils Ali ne travailleront pour lui. Gunther n’a pas compris que Mohamed ne vit pas dans le même système social , avec les mêmes règles et les mêmes objectifs. Mohamed ne travaille pas pour la collectivité, il n’est pas capitaliste direct ou indirect, il travaille pour sa famille, car c’est elle son capital, c’est elle qui constitue son monde et surtout sa protection sociale. Sa retraite, ses soins c’est sur ses enfants qu’il compte. Mohamed ne donnera rien , il vient pour prendre, pas pour donner ; si il travaille, il le fera pour vivre, dans un environnement plus favorable, avec la culture et l’idéologie qui sont la sienne.

Gunther croit que Mohamed et Ali vont le « bail out », il se trompe, ils vont l’enfoncer .

5 réflexions sur “Mohamed et Ali ne sauveront ni Gunther, ni François

  1. L’emploi des mots et des notions fait partie au premier chef du travail historique.
    L’Universel que critique Bertez est un concept complètement dégradé aujourd’hui,
    au point qu’il en arrive a être utilisé à contre emploi.
    C’est en son nom qu’on veut nous faire accepter l’inacceptable:
    -C’est en son nom que les peuples d’Europe doivent recevoir les malheureux
    « qui sont des humains comme nous ».
    -Mais c’est au nom de cette autre universalité toute puissante, la monnaie comme
    croyance aveugle au capital le plus abstrait qu’il faudrait plier le genou devant
    ses détenteurs et manipulateurs.
    Tout ce qu’il y a d’universel là-dedans c’est le mensonge.
    L’Universel, c’est ce qui nous permet aujourd’hui comme hier de lire Platon et
    de comprendre ce qu’il dit.
    On peut bien dire que la nécessité de manger est universelle, mais une telle
    constatation ne nous mène pas loin.
    Il importe donc d’employer les concepts avec attention. Comme disait l’autre,
    désormais « le vrai est un moment du faux » et la dégradation du langage, la
    confusion des niveaux de réalité, accompagnent le naufrage.
    A part ça, l’article dit vrai, et le ton est le bon, il faut maintenant se mettre en
    colère pour énoncer la réalité. On attend le coup de Karcher final.

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  2. Juste quelques lignes pour vous remercier, une nouvelle fois, de dire tout haut et si bien ce que nous ressentons au plus profond de nous (et maintenant à fleur de peau), nous les autochtones, qui ne nous sommes jamais reconnus dans l’image que donne de nous et de nos ancêtres un BHL (Bernard Henry-Levy).
    Pour les plus anciens d’entre nous, nous nous souvenons de ces temps, pas si lointains, au cours desquels nous pensions « normalement », raisonnablement ; nous étions intellectuellement ouverts, béatement, idiotement ouverts aux sornettes des philosophes de l’Universel et de la laïcité (en réalité du laïcisme), concepts mis en avant pour détruire notre identité, c’est-à-dire notre légitime particularité ou personnalité, sans laquelle nous ne sommes pas grand chose d’autre qu’un numéro parmi des milliards d’autres numéros.
    Aujourd’hui, nous touchons dramatiquement du doigt ce que Soljenitsyne disait à propos de l’Occident : un affaissement de l’intelligence, dans une coquille spirituellement vide.
    Se profile devant nous des lendemains de malheur, mais nous ne devons pas nous résigner, mais plutôt résister, chacun à notre niveau et en fonction de nos possibilités ; au moins avoir le courage de ne plus consentir, par notre silence, au politiquement correct.

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  3. Merci effectivement pour ce texte. Le problème du peuple et de l’émigration, c’est aussi que les dirigeants décident à l’image de Mme Merkel d’une venue massive de personnes de cultures totalement différentes. Mais c’est le peuple qui doit vivre avec ces personnes au quotidien, partager leur espace et subir les difficultés de cette cohabitation. Les dirigeants dans leur quartier protégé n’ont pas à vivre cette réalité. Dans ce sens, le peuple se sent doublement piégé… du fait qu’il est culpabilisé s’il est réticent à cet accueil, entres autres par les médias vendant de la compassion pour la situation certes dramatique de ces gens jetés sur les routes, et quand le peuple ose dire que l’intégration (voire la cohabitation) au quotidien n’est pas facile pour de multiples raisons, il devient populiste, raciste, etc.

    Mais il serait intéressant de connaître pourquoi tout-à-coup tous ces réfugiés sont mis en mouvement massivement en direction de l’Europe ?

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    1. Parce que les USA ont mis la guerre partout là-bas, que les princes du pétrole ne
      les veulent pas, et que les idiots d’européens ouvrent les portes afin d’être sûrs d’avoir
      de graves problèmes, potentiellement mortels, pour faire le jeu des financiers.
      Non?

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