Sur les traces de Mitterrand

Nous ne sommes pas intéressé par le parcours du combattant de Hollande, il fait son petit tour victimaire, c’est maintenant de règle en France. Nous sommes en revanche attentif à ses orientations politiques telles qu’elles se révèlent dans les inflexions du discours et du vocabulaire.

Hollande est en campagne, il est dans la situation de Mitterrand en son temps alors qu’il préparait son second mandat. Face à un premier ministre mal conseillé et qui n’avait rien compris, Mitterrand avait fait un virage qui l’avait remis dans le fil de son élection  initiale, avec le petit village archaïque, rassurant qui correspond si bien aux Français. Vous savez, cette France qui aime par exemple la publicité de la Mère Denis.

Cela correspond à tout un ensemble de valeurs douces, éternelles, bref des valeurs qui sont le contraire du changement, ce sont les valeurs du Maréchal. Des valeurs de continuité à usage d’un pays frileux. . Mitterrand avait alors fréquenté les cimetières,  porté les chrysanthèmes, coupé les rubans d’inauguration, il avait revêtu des tenues champêtres. Hollande, qui a enfin compris que les Français étaient fatigués, chausse les patins de ce Mitterrand là.

Il  utilise à répétition  un vocabulaire, des mots qu’il n’utilisait pas auparavant. Il faut  lire le texte ci dessous.  Vous le constaterez, il parle de Nation! Eh  oui de Nation! Il  parle de famille, la France est une grande famille, une grande famille Vichyste bien sur et tout est à l’avenant. Et bien sur vous noterez l’appel à ‘unité… derrière lui, le rassembleur qui a succédé au diviseur qu’il n’est plus. Ah cette France que l’on invoque dans ces circonstances après lui avoir craché dessus. Bientôt , il va oser nous parler de Dieu, comme le fait Obama dans ses discours.

« François Hollande a rendu hommage mardi aux 43 personnes tuées dans l’accident de la route vendredi en Gironde, assurant leurs familles et leurs proches de la solidarité de la France, « grande famille » toute entière bouleversée.

« Personne n’est préparé à une telle épreuve. Voilà pourquoi nous vous devons la solidarité et c’est le pays tout entier, la France que je représente en ce jour auprès de vous, qui s’est trouvée bouleversée par cette catastrophe », a dit le chef de l’Etat, à Petit-Palais-et-Cornemps, un village de Gironde dont était parti le car accidenté.

« Qu’il s’agisse de résister à la menace terroriste ou de réagir face à une tragédie, la nation a toujours su faire preuve de solidarité et d’unité (…) parce que la France, c’est une grande famille et dans une famille on porte le deuil quand des membres sont frappés », a poursuivi François Hollande.

Le chef de l’Etat était accompagné du Premier ministre, Manuel Valls et de plusieurs membres du gouvernement pour rendre hommage aux victimes de la pire catastrophe routière en France depuis 1982.

« Dans une nation, quand des compatriotes sont eux mêmes victimes, alors nous devons aussi collectivement porter le deuil, c’est ainsi que l’on reconnaît la force d’un pays. Une nation forme un tout, elle n’abandonne jamais aucun de ses membres à son malheur », a encore déclaré François Hollande.

Une réflexion sur “Sur les traces de Mitterrand

  1. Monsieur Bertez,
    Je vous admire d’avoir encore le courage d’écouter ce rastaquouère, image parfaite du mauvais goût de sa nation française, pas de la mienne depuis un certain Giscard. Le monde actuel me désespère……..On se perd…….On ne sait plus quoi ni qui croire…….La désinformation et la manipulation règnent…….
    Malgré tout, merci de nous aider par vos réflexions toujours brillantes

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