A lire, Onfray pour retrouver Camus, Albert

L'ordre libertaire. La vie philosophique d'Albert Camus. Michel Onfray 2012

L’ordre libertaire. La vie philosophique d’Albert Camus

Albert Camus écrivait en 1953 dans ses Carnets : « Je demande une seule chose, et je la demande humblement, bien que je sache qu’elle est exorbitante : être lu avec attention. »
Pour lui rendre justice, croiser sa pensée et son existence, saluer une vie philosophique exemplaire, j’ai souhaité écrire ce livre après l’avoir lu avec attention. » (M. Onfray)
Pour mettre fin à une légende fabriquée de toutes pièces par Sartre et les siens, celle d’un Camus  « philosophe pour classes terminales » , d’un homme de gauche tiède, d’un penseur des petits Blancs pendant la guerre d’Algérie, Michel Onfray nous invite à la rencontre d’une œuvre et d’un destin exceptionnels.
Né à Alger, Albert Camus a appris la philosophie en même temps qu’il découvrait un monde auquel il est resté fidèle toute sa vie, celui des pauvres, des humiliés, des victimes. Celui de son père, ouvrier agricole mort à la guerre, celui de sa mère, femme de ménage morte aux mots mais modèle de vertu méditerranéenne : droiture, courage, sens de l’honneur, modestie, dignité.
La vie philosophique d’Albert Camus, qui fut hédoniste, libertaire, anarchiste, anticolonialiste et viscéralement hostile à tous les totalitarismes, illustre de bout en bout cette morale solaire.

Michel Onfray

Une réflexion sur “A lire, Onfray pour retrouver Camus, Albert

  1. j’aime autant Camus que Sartre , l’un avec l’étranger, l’autre avec les mots. tous deux furent importants pour moi dans les années ’70. tous deux sont des écrivains monstres, la puissance de leur style et de leur intelligence sont celles d’une étoile binaire, couplée. l’un sans l’autre et l’époque n’a plus de sens. je dois avouer malgré tout que 40 années après, Sartre se détache très légèrement par sa philosophie et son existentialisme si personnel, cette conscience si particulière de son existence et de l’existence, dans un monde de contingences qu’il ne maitrisera jamais et dont la liberté est le seul remède si tant est que vous la trouviez. la posture politique de Sarte s’est dissipée pour moi, je ne pense plus à cela quand je le lis. je ne les ai jamais opposés et ne le ferai jamais. je lirai ce livre, reparler de Camus c’est déjà ça !

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