Nous renvoyons à l’article éditorial intitulé « Analyse d’un crime impuni ». Il explique pourquoi la politique monétaire actuellement suivie est criminelle. L’essence du capitalisme financier mondialisé moderne c’est le vol et la destruction.
Nous soutenons que cette politique est d’essence criminelle car elle détourne des ressources sociales comme la monnaie au profit d’une classe, les kleptocrates, les ultra-riches, les barons de la finance et tous leurs alliés qui bénéficient de la manne gratuite. Ils s’enrichissent sans contribuer au bien commun par l’investissement productif de richesses et d’emplois et de promotion sociale. C’est ce que le sens commun finit par comprendre quand il parle de l’accroissement sans précédent des inégalités, quand il parle de 1% puis des 0,01% et quand il s’indigne.
Elle est criminelle car elle détruit nos bases sociales et nos consensus. En faisant passer cette politique pour libérale ou capitaliste, on détruit l’adhésion au capitalisme et on renforce les forces sociales qui veulent accélérer la collectivisation; honte aux Sarkozy et aux autres qui ne le démontrent pas et qui implicitement s’y rallient. Ils montrent leurs vrais visages, ce sont des profiteurs dirigistes et étatistes comme les autres. Simplement ils leur laissent faire le sale boulot en espérant qu’il sera terminé quand ils prendront le pouvoir.
Elle est criminelle car cette politique est par essence destructrice des spécificités et singularités. Elle impose un ordre du monde universel, un seul monde avec des normes communes dans tous les domaines, monétaires, fiscales, juridiques, sociales et maintenant sociétales. L’ordre mondial de la financiarisation a besoin d’un marché unique, régi par les mêmes lois , par les mêmes besoins transformés en désirs. L’ordre mondial est maintenant l’ordre imposé par le rouleau compresseur de la finance sous le signe de la dette. Regardez toutes les lois scélérates qui broient les particularités et anéantissent toutes les résistances. Vous n’avez pour ainsi dire plus de liberté sans contrôle, il n’y a qu’une classe qui a toutes les libertés, c’est la classe de l’argent, du très gros argent et des barons de la finance, avec leurs laquais serviteurs fonctionnaires internationaux. Cette classe précisément pour maintenir, pour maintenir sa liberté, celle de déplacer ses capitaux et d’en faire ce qu’elle veut, fait en sorte de détruire les vôtres. Ce n’est pas un hasard si Varoufakis voulait bloquer les mouvements de capitaux en Grèce, empêcher les ultra riches grecs de sortir leur fortune du pays, alors que la Commission Européenne le refusait, on a vu ce que cela a donné, la Grèce a été saignée à blanc, les capitaux sont sortis et les citoyens sont étranglés, épiés, contrôlés.En partant, les ultra riches ont remis les clefs du pays aux eurocrates et fait mettre à genoux le peuple.
Elle est criminelle car elle a pour fin la destruction des différences et des spécificités et qu’elle se nourrit de ce qu’elle détruit. Retenez bien ceci: tout le dispositif post 2008 est fait pour protéger l’ordre issu de la mondialisation financière et accélérer son extension. Nous sommes dans une phase nouvelle du capitalisme, dans sa perversion, nous sommes dans ce que nous appelons et avons décrit comme capitalisme d ‘arbitrage. Le profit ne se fait plus prioritairement et majoritairement par la production ou même la distribution/commercialisation, il se fait sur l’arbitrage des valeurs. Une chose vaut 100 ici, le « nouveau capitaliste » l’achète ici et la vend là bas, là ou cela vaut 2000. C’est pour cela que ce sont les banques qui sont le moteur du capitalisme dit moderne. Le métier des banques, c’est le jeu sur les valeurs, l’arbitrage de tout et sur tout, sur le travail, sur l’énergie, sur les commodities, sur les systèmes sociaux et finalement sur les sujets humains. Les banques font le métier de s’engraisser sur « la différence », ici et maintenant, alors qu’avant elles faisaient le métier de gérer le temps, la diff-érrance.
Ce n’est qu’en apparence que le système est resté le même, son fonctionnement organique a totalement muté. Et c’est ici qu’il faut comprendre le lien avec la politique monétaire; il est subtil, mais c’est en fait une grosse ficelle. La mondialisation, la mise en place d’ un nouvel ordre mondial s’est faite sous le signe, sous la houlette de la finance. Ils ont déplacé les capitaux et les investissements pour les diriger là ou le taux de profit était facile, rapide, là ou il était le plus important. Il s’agissait de détruire un ordre existant pour, en le détruisant, en libérer les richesses, l’énergie potentielle. C’est le phénomène de nivellement de banalisation de standardisation, d’universalisation qui est organiquement le ressort de ce capitalisme.
Et c’est pour cela que la définition de la vraie Droite Conservatrice est bien celle là, que nous avons donné il y a peu, c’est la représentation politique, c’est le parti qui défend les différences, les spécificités, les identités; le parti qui refuse l’universel imposé par les Maîtres qui en font leur profit. Cela ne veut pas dire anti-modernisme ou anti-progrès, ou anti-immigration etc , non cela veut cela veut dire contre le contenu et contre le rythme que ces gens donnent à tous ces mouvements. Parce que ce sont des contenus et des rythmes définis à leur profit, truqués, biaisés. Les contenus acceptables sont ceux qui viennent du bas, ceux qui sont produits par la société, pas ceux qui sont produits par eux.
La destruction d’un ordre que ce soit au niveau social ou en physique ou chimie, libère toujours une énergie, une plus-value considérables, celles qui sont emprisonnées dans les rigidités structurelles de l’ordre ancien. Ceux qui sont familiers de la notion d’entropie comprendront aisément. Le plus clair c’était la mise en place d’un marché mondial du travail avec l’instauration d’une concurrence féroce entre les travailleurs du monde émergent et ceux du monde dit développé, ancien. Il s’agissait de rendre souples les échines des travailleurs du monde développé pour qu’ils acceptent baisses de salaires, érosion des acquis sociaux, destruction de leur épargne et de leur fonds de commerce. Il ‘agissait de les remettre à nu, flexibles, souples comme les Macron et les Gattaz les aiment. Ce qu’il faut maintenir dans cette mondialisation, ce n’est pas tant la libre circulation des marchandises, bien sur elle est nécessaire, mais c’est surtout le principe de la libre et totale circulation des capitaux. Car c’est la libre circulation des capitaux, qui accomplit comme ne le dit pas, mais comme le suggère le patron de Godman Sachs, « l’Oeuvre de Dieu ». « God’s work ».
Le N.O.M financier a besoin d’un monde unique, uniforme, universel, avec les mêmes lois, le même cadre juridique et fiscal, les mêmes lois sociales, les même cultures sociétales, partout . Comprenez bien que nous sommes à la racine du système, lequel consiste dans le mouvement. Le mouvement est celui d’investir, investir au sens large, dans une structure spécifique, de la broyer, de la détruire afin de l’amener dans l’état banal des autres structures plus vieilles et ainsi d’empocher ce qui se libère. On broie une structure ancienne, celle ci se banalise, et en se banalisant libère une richesse que le capitalisme financier mondialisé confisque. Pour comprendre, imaginez un barrage là haut, il contient une masse d’eau ; si vous brisez le barrage ou si vous faites se vider le réservoir, vous libérez une énergie considérable que vous captez éventuellement sous forme d’électricité. La mondialisation par la finance capte le potentiel de développement des structures anciennes. Cyniquement, cela s’est fait avec le travail, cela se fait avec la consommation et la transformation en cours des besoins des gens en désirs, cela se fera avec les femmes du Sud qui « libérées » ou « migrantes » deviendront « plus faciles » pour les hommes du Nord. Donc ce qu’il faut comprendre c’est que l’essence de la période c’est l’arbitrage, le jeu sur les différences de valeurs, la libération du potentiel qui est contenu et la confiscation, captation. Et ce système qui est celui qui a buté en 2008 sur la dette, ce système doit être préservé et pour le préserver, il faut vous spolier, vous laminer, vous empêcher de progresser. le système vise à s’assurer que les classes moyennes ne deviendront jamais supérieures. Vous, vous ne pouvez pas capitaliser, eux le peuvent et en accéléré sur votre dos avec votre épargne et votre monnaie.
La politique actuelle est criminelle parce que ce que l’on ne vous dit jamais, c’est que la politique monétaire qui a été choisie, ne vise qu’ à un seule chose, sauver les ultra-riches et assurer leur liberté de circulation. On aurait pu imposer des restrictions de liberté aux capitaux des ultra-riches instaurer des contrôles des flux, on ne l’a pas fait. On a maintenu leur liberté entière et totale au prix des restrictions des vôtres. Si vous analysez toutes les nouvelles dispositions fiscales, si vous analysez les contrôles, les surveillances, si vous examinez les nouvelles lois qui sont prises, vous arrivez à la conclusion que c’est à vous que l’on met les chaînes aux pieds afin de préserver toute latitude de mobilité à ce grand capital financiarisé. Les états prennent tous les mêmes dispositions pour vous bloquer, pour vous empêcher de voter avec vos pieds. Ils font comme Hitler, , vous devez payer une rançon avant de quitter le pays comme ce fut le cas dans l’Allemagne des années 30. Vous êtes soumis aux ententes entre les états lesquels échangent les informations sur votre patrimoine , vos revenus et bientôt vos dépenses
La politique actuelle est criminelle parce que lorsque nous parlons de vol, cela en est réellement un, ce n’est pas une figure de style, une approximation ou une exagération. Lorsque vous travaillez et que vous produisez quelque chose qui a la valeur de 100 unités monétaires, vous êtes en droit de l’échanger dans le monde moderne contre quelque chose d’équivalent qui vaut 100. Si vous ne l’échangez pas tout de suite, compte tenu du fait que vous laissez le produit de votre travail à la disposition de la collectivité pour qu’elle progresse, vous devez toucher une petite part du produit ainsi généré par ce qui est laissé à la disposition de la collectivité. Cela a fonctionné ainsi de tous les temps et c’est la base de la croissance. Mais si vous ne touchez pas ce tout petit surproduit que l’on appelle l’intérêt, cela veut dire que quelqu’un d’autre se l’attribue, et ce quelqu’un d’autre c’est forcément celui qui utilise votre épargne gratuitement, c’est à dire celui qui s’endette. Et qui s’endette, qui a un leverage considérable; ce ne peut être dans nos sociétés que les ultra-riches, puisqu’on ne prête plus aux classes moyennes et aux pauvres. Les ultra-riches n’ont pas de monnaie, pas d’espèces, ils ont des actifs tangibles et des dettes. Leurs actifs tangibles s’accumulent sans cesse grâce précisément à la masse de dettes qu’ils sont capables de contracter sans que vous soyez rémunérés. Le vol, il est là, il consiste à prendre aux pauvres qui détiennent de la monnaie comme des imbéciles, pour donner aux riches qui eux détiennent des actifs réels et n’ont que des dettes, c’est à dire de la monnaie négative, de la monnaie avec un signe moins. Les riches sont vendeurs à découvert de la monnaie, de votre monnaie.
Cette politique est criminelle et elle le sera bientôt encore plus, quand on va passer aux taux d’intérêt négatifs pour le public. Non seulement vous ne toucherez plus d’intérêt, c’est à dire que l’on va vous voler systématiquement le produit de votre travail et de votre épargne, mais en plus, on va l’amputer cyniquement. Si vous produisez quelque chose qui vaut 100 et que vous ne l’échangez pas tout de suite, si vous ne le consommez pas, on vous dira: « désolés, mais cela ne vaut plus que 98 ». Et à votre avis, qui va empocher la différence?
Les taux négatifs en cours et à venir prouvent deux choses. Premièrement, ils prouvent que tout ce qui a été fait jusqu’à présent était inadapté, inefficace, cela ne marche pas; deuxièmement, ils prouvent que l’on n’est pas dans la recherche de remèdes mais dans le domaine pur et simple de la lutte sociale pour laminer les uns afin de renforcer le pouvoir des autres.
Notre monde vit maintenant sur une partition; il y a les « bons » et les « mauvais ». « Ils » se prétendent meilleurs que le reste du monde, « ils » disent qu' »ils » détiennent la vérité, parce que ce sont eux qui ont accaparé le pouvoir, parce ce sont eux qui font les lois et distribuent les statuts de « bons » ou de « mauvais ».
Tout cela n’a rien d’universel, c’est simplement la loi du plus fort.
« Mais le dernier mot est-il dit ? L’espérance doit-elle disparaître ? La défaite est-elle définitive ? Non !
Croyez-moi, moi qui vous parle en connaissance de cause et vous dis que rien n’est perdu pour la France.
Quoi qu’il arrive, la flamme de la résistance française ne doit pas s’éteindre et ne s’éteindra pas. »
cela n’a pas pris une ride.
Monsieur Bertez, vous faites partie des murs porteurs que nous avons besoin.
Amitiés,
Georges WDLF
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