Les cocktails économiques et financiers aussi sont explosifs

Le monde global s’est mis en risk-off la semaine dernière

Les pressions déflationnistes ont progressé tout au long de la semaine dernière. Chute de 8% du pétrole, un plus bas de 16 ans sur les commodities selon l’indice Blomberg Commodities, des records de baisse sur le cuivre, le zinc, et même les matières agricoles. Dans la même ligne, on a eu un nouveau round de chute des devises des émergents, sous la conduite du Réal du Brésil, du Peso Colombien, du Rouble et du Rand Sud Africain.

Les marchés d’actions ont été mauvais partout, mais surtout en Asie. On perd plus de 4% à Taiwan, , 3% à Singapour, 3% en Australie, etc. Le recul ne s’est pas limité aux émergents et aux matières premières, les Bourses des pays développés ont également trinqué. La repli est de 3% en Europe, 3,6% à WST, avec des pertes sévères sur certains segments de marché. On a noté de grosses sorties sur les Junks, les leveraged loans et mêmes les emprunts Munis : les spreads se dilatent, tout est à l’unisson, c’est le risk-off classique.

Il faut noter que ce risk-off refait surface alors que l’on a en suspens des promesses de nouvelles rasades de punch de la part de la BCE : la clochette du Système Pavlov semble moins bien tinter ou s’amortir. Parallèlement aux pertes, on a souligné la faible liquidité des marchés, leur absence de profondeur, ce qui aggrave la situation.

Quand on est risk-off, rien ne va bien sur, on chausse les lunettes noires, mais ici, il y a eu des indications négatives inquiétantes : les statistiques chinoises sont mauvaises. Le crédit se détériore à une vitesse grand V, le commerce extérieur également. Les chiffres d’octobre sont catastrophiques sur de nombreux plans, mais surtout sur le plan de la création de crédit qui s’effondre. Fin Aout, on a cru que les autorités chinoises avaient les choses en mains et « qu’il n’ y avait qu’à », à la mi novembre, on doute, on commence à envisager un échec, on craint que le système ne réponde pas aux stimulus et ceci rend nerveux la communauté financière. La bicyclette chinoise doit absolument, impérativement rouler. Tout le monde sait que si les autorités chinoises venaient à se trouver face à la « string » maintenant légendaire, si elles poussaient sur la fameuse « corde », alors c’est tout l’édifice des émergents qui serait menacé.

La fragilité sous jacente est effrayante. Selon l’Institute of International Finance, la dette des émergents atteint près de 59 Trillions ! Elle a cru de 28 trillions depuis 2009 . Au plan global la situation est dramatique avec des dettes qui ont fait un bond de 50 Trillions depuis 2009, pour atteindre 240 Trillions au moins en ce moment soit 320% des GDP. Le monde croule sous les dettes, il ne peut courir le risque de la moindre bouffée de risk-off et le maillon faible est précisément celui qui est en difficulté en ce moment, celui ou se déroule la phase trois de la crise de surendettement. La partie faible du maillon faible est la dette corporate asiatique, elle a quintuplé en moins de 10ans

Le ralentissement chinois, la baisse du pétrole et la fermeté du dollar constituent un cocktail terrible, alors que nous sommes dans une phase d’extrême fragilité de par l’éclatement en cours des bulles de la périphérie, la tentative de régularisation de la politique américaine et confronté à l’échec des politiques désespérées mises en place au Japon , à nouveau en récession, et en Europe, déjà en ralentissement.

Le paramètre clef de la stabilité, le Peg du Yuan au dollar peut il tenir ? La guerre monétaire que l’on n’ose pas nommer, verbaliser, est sous nos yeux avec ses ravages souterrains. La volonté chinoise de soutenir et stabiliser l’édifice se heurte pour le moment à l’absence de réaction du crédit domestique aux diverses stimulations et aux glissades des monnaies émergentes.

La Chine devient de moins en moins compétitive. Pire elle déflate alors que sa pyramide financière et bancaire vacille. La politique chinoise est absurde et contradictoire, elle ne peut à la fois chercher la stabilisation, soutenir le Peg de sa monnaie et lutter pour créer du crédit, pour soutenir une économie qui croule sous les surcapacités et les desajustements.

2 réflexions sur “Les cocktails économiques et financiers aussi sont explosifs

  1. en tout cas maintenant en cas de faillite généralisée du système banquaire et grâce au attentats terroriste ,a l’état d’urgence et a la modification de la constitution ; l’état francais est prêt a faire face a toute forme de contestation citoyenne .
    le hasard sans doute .
    le hasard fait bien les choses .

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    1. Votre remarque a une très grande portée. le système a produit l’ensemble des mesures qui lui permettent de se maintenir , de se reproduire et de neutraliser ceux qui le contestent. la crise a été l’occasion non pas de faire advenir le « neuf » mais de le tuer dans l’oeuf et d’imposer la dictature de l’ancien. On a empéché l’émergence de quoi que ce soit qui aurait pu constituer un dépassement des contradictions.

      On l’a vu dans la gestion de la crise sous sa forme financière ou le systéme a pris le parti des usuriers et a tordu le bras aux populations afin qu’elles règlent les additions que d’autres avaient dépensées. On le voit dans la phase 2 de la crise, sa phase économique ou au lieu de détruire le capital inefficace et périmé on baisse les salaires, réduit les droits acquis, détruit les fond de commerce de la classe moyenne. On le voit dans sa phase sociétale avec la fuite dans la liberté sexuelle intégratrice et normalisatrice , dans la jouissance , dans les jeux du cirque généralisés, On le voit dans sa phase géopolitqUe qui consiste à mettre au pas les communautés qui sont encore ce qu’elles sont, qui sont des obstacles à l’extension du marché et de l’exploitation que ce soit celle des hommes ou des matières premières.

      Non ce n’est pas le choc des civilisations, c’est l’organisation ou plutot la folle tentaive d’organiser la find el’histoire. c’est l’hstoire horizontale, sans passé , sans avenir , celle d ela répétition ad nauseam, celle ou les combinatoires d’éléménts existants se font passer pour le neuf , le nouveau, le progrès. l’esence de l’idéologie sous jacente, celle de la modernité c’est le refus de l’hsitoire. le modernisme en tant qu’idéologie est aussi vide de nouveauté réelle que l’est son vecteur principal, la mode.

      Car les armes pour lutter contre les radicalisations seront par extension utilisées contre ceux qui, refuseront l’ordre que les dominants veulent maintenir/ établir. Ainsi , et cela se voit déja en Grande Bretagne, le terme « radicalisation » trouve une extension dans celui de « déviant » . Savez vous que l’on repère et traite les déviants dès l’école?

      Ainsi la cause des attaques contre la France est constituée par ses guerres- non votées et non déclarées- menées au Moyen Orient et en Afrique, énoncer cette vérité et lutter contre ces guerres est en train de devenir un soutien porté aux islamistes et à ce titre un soutien aux radicaux et , à ce titre cela devient une radicalisation qui est susceptible d’être repérée, contrôlée et punie.

      Il va suffire maintenant que la situation s’aggrave pour que les extensions et amalgames deviennent automatiques. La machine est lancée. Ce sera toujours plus, jamais de retour en arrière. Le niveau d’acceptation , d’approbation aux mesures scélérates est sans cesse élévé.

      Nos système produisent leur propre cloture, ils cherchent à produire la fin del’histoire.

      Cela va plus loin que vous ne le pensez selon le processus suivant.

      -on affirme que la démocratie est la fin de l’histoire, il n’y a rien de mieux , elle se sacralise

      -on se donne les moyens de l’élever en valeur finale, incontestable, protégée de l’esprit critique

      -cette démocratie évolue et devient une forme vide, abstraite qui recouvre une perte de souveraineté du peuple, c’est une démocratie formelle comme l’égalité sur laquelle elle repose

      -peandant ce temps les classes dominantes organisent leur mainmise sur tous les organes de la société, information, école, la langue, propagande, la production des sujets de la non-histoire etc

      -ils se donnent les moyens infra structurels, structurels et superstructurels de rejeter ceux qui osent une analyse critique de cette démocratie. Ceci par le processus d’extrémisation, de diabolisation, de disqualification ce qui permet les fausses alternances du type UMPS

      -l’alliance avec les classes détentrices du pouvoir économique permet l’aliénation/dépendance des citoyens dans l’avoir, la marchandise, la publicité, la compétition sans fin, la peur de manquer ou de perdre, la peur de perdre un emploi , toutes ces peurs rendent dociles et dépendants

      – finalement , ce qui est produit est une société qui a peur, qui est docile et qui peu à peu n’a plus de référents autre qu’elle même, elle devient auto-referentielle , en boucle. Plus de critique et encore moins d’objectifs de changement ou de progrès réels, une société dont le seul Projet, le seul avenir est de Durer

      Comme le d2voiement, la perversion de la démocratie ont permis de la vider de tout contenun comme la diabolisation des extremistes les a isolé et les a rejeté hors du jeu « politique », alors ceux qui contestent, ceux qui manifestent encore un esprit critique, tous ceux la , deviennet, sont des extremistes radicalisés, redevables des traitements de controle, normalisation, élimination.

      L’évolution de nos sociétés, j’en ai la totale conviction, ne va pas laisser d’autre choix de contestation que d’abord la radicalisation et ensuite le terrorisme. Lequel terrorisme n’est rien d’autre dans son essence que la riposte du faible au fort, la réponse du dominé au dominant, la réponse de la vie et de l’innovation à la mort et à la répétition.

      Reflechissez que le texte que je viens de rediger en réponse est un texte qui ose dénoncer un processus, qui ose nommer, qui ose mettre au grand jour la logique qui oblige au terrrisme , qui ose démystifier et qui peut à ce titre, dès ce jour tomber sous le coups de lois prévues pour punir ceux qui font l’apologie du terrorisme. Or je ne fais pas l’apologie du terrorisme, je montre que nos systémes évoluent de telle facon qu’elles le produisent comme une Nécessité. Penser, analyser devient dangereux, philosopher devient un crime.

      De proche en proche , il devient interdit d’utiliser ses facultés propres, les siennes , de penser, de reflechir, de suivre le fil de sa propre logique, de ses raisonnements, la seule chose qui est autorisée est la répétition béate de ce qui est enseigné par le système, popularisé par les medias MSM, récompensé par les dominants et leurs contremaitres sociaux.

      Tout le reste est banni .

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