A propos de la future hausse des taux , Comprendre le nouveau système financier

Article Bruno Bertez du 29 novembre 2015

Comprendre le nouveau système financier

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Dans cet article il est soutenu que le système financier nouveau est arrivé, qu’il est là pour durer, que les grands fondamentalistes ont tort et qu’il ne faut pas craindre la hausse des taux US à venir.

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Il n’y a plus de marché boursier. Il y a une exposition, une vitrine qui expose certaines créatures, certains objets financiers, mais cette exposition, ce « display », ne mérite absolument pas le nom de marché. C’est un simple étalage.
Les prix n’y sont pas découverts, ils ne résultent d’aucune confrontation des désirs d’agents économiques statistiquement dispersés. Ils résultent de l’interaction des membres d’un oligopole dominé par les Banques Centrales et singulièrement la Fed. Ils résultent d’arbitrages au sein d’un univers que l’on s’efforce de clore, l’univers des monnaies et quasi monnaies.
Retenez bien le mot important, c’est le mot : clore. Tout est fait afin que cet univers soit fermé, qu’il n’y ait pas de fuite, et c’est ainsi qu’il faut interpréter, au plan théorique fondamental trois  éléments que bien peu réussissent à intégrer dans  leurs analyses;
-le premier c’est la volonté de rejeter l’or hors du système,
– le second c’est l’évolution subreptice mais déterminée vers un monde sans cash et
-le troisième ce sont les taux d’intérêts négatifs provoqués par l’excès de monnaie  disponible
Il faut, pour nous suivre, que vous admettiez notre postulat de travail, postulat qui pousse à l’extrême la logique du Système, ce postulat est le suivant, il est radical : les actifs financiers et les actifs quasi-monétaires, les money-like de toute sorte ne sont pas un « claim », un droit de « réclamer » du réel, ce ne sont que des « claims » sur de la monnaie .
Ainsi dans  notre conception, et si vous avez la capacité d’ouvrir les yeux sur les évidences , acheter une action ce n’est pas acheter un droit sur les cash-flows futurs, ce n’est pas un « claim » sur le réel, c’est acheter un droit de pourvoir revendre cette action. Contre quoi ? Contre de la monnaie, contre un actif dont la maturité est zéro.
L’échange réel, concret, celui qui a vraiment lieu et qui est tellement évident que vous l’occultez, c’est l’échange de l’action contre du cash. Si vous avez compris et si vous avez touché du doigt cette conception, si vous l’avez faite « votre », alors il n’y a qu’un pas à franchir pour admettre, comme nous, que la valeur absolue des actions n’est pas gouvernée par le fondamental de l’entreprise, ou du GDP, mais par la masse de cash disponible dans le système pour les acheter, pour les convertir. Une crise boursière, c’est quand tout le monde veut du cash, en même temps, une crise Boursière est l’équivalent d’un « run ». En revanche, la règle du jeu du casino boursier est bien la convention selon la quelle la valeur relative des actions entre  elles est gouvernée par le fondamental, c’est à  dire les performances des sociétés  sous jacentes. Le niveau auquel se situe (lévite)  l’univers est bien  gouverné par la quantité de cash contre laquelle vous pouvez échanger vos actifs quasi monétaires, mais l’ordre à l’intérieur de cet univers dépend des performances relatives des réalités sous jacentes.

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Notre conception est cynique, elle consiste en un passage à la limite, en un passage à l’extrème du Système, mais elle est juste car on se rapproche asymptotiquement, lentement, mais sûrement de la mise en pratique de notre architecture théorique.

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Les deux grands fondamentalistes, les deux géants  de notre époque, Grantham et Hussman se trompent sans cesse, car ils n’ont pas accédé au « nouveau fondamentalisme » que nous exposons. Ils continuent de raisonner sur la base d’un lien entre le prix des papiers, des assets et le monde dit réel, sur la base d’un lien avec le GDP, alors que le Système a tout fait pour couper ce lien et qu’il est en train d’y parvenir. Pour être cohérents ils sont obligés de faire un pari qu’ils perdent jour après jour, le pari de la Réconciliation. C’est une attitude idéologique, ce n’est pas une attitude scientifique. La science, c’est, la connaissance, non pas ce qui devrait être, mais ce qui est.

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Les prix dépendent moins de ce qui se passe à l’extérieur de cet univers, que de ce qui se passe à l’intérieur de ce champ clos. Quand les prix ont tendance à baisser, alors « on » augmente  la quantité de dettes et de monnaie dans cet univers. C’est ce qui a été fait en Aout dernier, lors de la mini crise. On a relancé lr risk-on , en retardant la hausse des taux et en promettant qu’on lutterait contre tout resserrement des conditions monétaires.

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En passant, nous insistons, pour affirmer  que le pilonnage de l’or fait partie de l’action de délimitation de cet univers. « Ils » y règnent parce qu’ils ont la possibilité de le clore. Ce sera peut-être, mais  c’est un autre problème, la cause de l’échec des régulateurs chinois, la difficulté à clore leur système, ils échoueront si il y a trop de fuites. D’où la prison , les détentions, les menaces physiques   etc en cours. Nous nous n’en sommes en Occident qu’aux pressions et à la coercition morales. Attention, un emballement de la conjoncture Américaine, serait en quelque sorte une fuite ; l’univers serait moins clos et donc il faudrait s ‘interroger sur sa conséquence sur le niveau de lévitation des prix des assets.

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Les marchés boursiers sont en territoire inconnus, les boussoles classiques qui permettaient de s’y diriger ont perdu le Nord, elles n’indiquent plus rien. Ce qui guidait les explorateurs de l’univers des prix des actifs financiers, l’activité économique, les cycles, les bénéfices, les taux de croissance, les taux d’intérêt, tout cela a été relégué dans les boutiques d’antiquités tenues par les fondamentalistes, et ne donne que des indications inefficaces, voire ruineuses.

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Le monde dit  réel ne pilote plus les évolutions des prix, la logique est ailleurs. Les marchés ont été dépossédés de leur pouvoir, leur fonction est exercée par d’autres, qui détiennent les clefs de l’alimentation de l’univers en dettes et liquidités, les Banquiers Centraux. Ce sont donc ces autres qui gouvernent, ces autres qu’il faut suivre, surveiller, tenter de devancer. L’éxégèse doit supplanter l’analyse financière, on y vient.

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Nous avons souvent décrit , analysé ce nouveau Système et nous avons pris une position claire, nous avons affirmé qu’il était là pour durer, que c’était une innovation, une étape du capitalisme que cet abandon de l’économie de marché, dite productive, au profit du capitalisme dit d’arbitrage, dit de recherche d’écarts.

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Nous avons parié sur la durée et sans cesse réfuté les arguments en faveur du retour aux valeurs moyennes de long terme, ce que l’on appelle, avec nostalgie, la Grande Réconciliation. De réconciliation, il n’y aura jamais, ce n’est plus possible, les ombres financières ont été définitivement séparées du corps de l’économie réelle. S’il y a réconciliation, ce sera soit à la faveur d’un effondrement de la valeurs de tous les actifs du champ financier, soit à la faveur d’une destruction hyper-inflationniste de la monnaie, des monnaies, de toutes les monnaies.

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Nous vivons une expérience, une expérience historique fondée sur la tendance de nos sociétés modernes à l’abstraction et à l’abandon de la figuration au sens d’abandon de ce qui est figuratif. C’est le règne du vent, des signes. Le désir et les perceptions ont pris la place opérationnelle, fonctionnelle des besoins. Cette expérience, nous l’appelons The Great Experiment en souvenir de John Law, le joueur invétéré, qui a tenté la même au 17ème siècle.

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C’est ce que l’on peut appeler la régulation de nos économies par la gestion des bulles, ou encore la Bubble Finance. Elle nécessite des théories et des pratiques nouvelles, théories qui sont encore en balbutiement et qui, à ce titre, peuvent faillir, on le verra sûrement.  On apprend en marchant, c’est à dire par la méthode du « trial », des « essais et erreurs ».

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Tout cela semble avoir été mis en place en 2008/ 2009, mais en réalité il s’agit d’un processus de long terme dont nous, nous faisons remonter l’origine aux premières dérives, aux difficultés de la Livre Sterling dans les années 60 et les pressions de Kennedy et Johnson sur la Fed pour qu’elle finance le beurre et les canons. En fait, Greenspan, malgré ses présupposés idéologiques en faveur de l’économie de marché, la liberté et l’or, en fait Greenspan n’a fait que poursuivre le chemin tracé. Et Bernanke a suivi Greenspan et Yellen suit Bernanke, et Draghi suit et la PBOC suit. Ce qui montre bien que, dans la voie choisie, il n’y a pas de place pour le retour en arrière ou la déviation.

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Ce qui est le plus visible dans la Bubble Finance, c’est la politique de taux d’intérêt: ils sont bas et surtout ils restent bas, leur courbe est une sorte d’encéphalogramme plat, de plus en plus plat. On n’a pas monté les taux depuis fort longtemps, 9 ans si nos souvenirs sont corrects, et rien qu’à l’idée de tenter de le faire, la communauté financière hésite, tremble. A un point tel qu’elle a besoin qu’une succursale de la Fed, la BCE, prenne le relais de l’argent et du crédit gratuit. En fait, on ne va pas monter les taux moyens mondiaux et c’est cela qui est important, on va modifier la composition du panier mondial du « funding », c’est tout ce que l’on ose faire. Retenez bien , ce qui compte c’est le coût moyen du « funding » mondial.

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Il a été calculé que le système bancaire mondial a été dans le « biais de l’assouplissement et du laxisme » 80% du temps au cours des 25 dernières années. C’est un besoin, une addiction. Ce n’est pas un choix, « ils » ne sont pas méchants volontairement ; simplement, dans le Système actuel, en vertu des choix antérieurs, on ne peut faire autrement. Les taux ont été en tendance baissière, donc en tendance d’assouplissement pendant 240 mois sur 304 depuis 1990.

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Ce qui vient de se passer en Chine au mois d’août, et ce qui va se passer ces prochains jours en Europe, avec le QE de la BCE, va compenser et au-delà le minuscule baby-step que va tenter de faire la Réserve Fédérale américaine. Le « funding » mondial en réalité ne va pas renchérir, il va se composer différemment, au prix d’une contrepartie, la modification de la valeur relative des monnaies ( Hausse du dollar) qui composent le pool de « funding ». En fait, tout le monde est dans le même Système, il n’y a pas de pays « rogue ». C’est ce qu’il faut bien comprendre. Les Chinois ont compris que c’était leur intérêt dès 1994 et ils ont encore joué le jeu en Août. La Chine converge. Quant à l’Allemagne, elle suit Merkel qui n’a aucune vision des enjeux et de ce que signifiait, avant, l’orthodoxie bancaire de la Buba. Elle n’a rien compris, opportuniste qu’elle est, elle aussi est à la remorque.

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De la justesse de notre interprétation, témoignent les chiffres : la somme du bilan des Banques Centrales était de 2 Trillions en 1994, elle est maintenant de plus de 20 Trillions de dollars. Il n’y a aucune limite à la croissance des dettes puisque, pour augmenter la taille de leur bilan, les Banques Centrales et leur Système achètent les obligations, les fonds d’Etat émis par les souverains et leurs satellites. Des Banques Centrales, comme la Bank of Japan et la Banque Nationale Suisse, vont plus loin, elles accumulent les ETF et les portefeuilles actions. Ce faisant, toute limite disparaît à la production de dettes, de créances, de crédit et même de promesses sur l’avenir, puisque les actions sont des tenants lieu de promesse de cash-flows sur l’avenir. Il faut comprendre que lorsque vous achetez des dettes des Etats, en réalité vous modifiez le portefeuille mondial et, de proche en proche, votre achat se transmet à tous les actifs financiers, ce sont les prix de tous les actifs qui montent par une phénomène de rééquilibrage. Nous sommes dans un univers liquide avec des vases communicants.

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Le fait de maintenir les taux à Zéro et de gonfler les bilans des Banques Centrales a bien entendu une conséquence symétrique: s’endetter ne coûte rien et donc on contracte des dettes, pour tout et pour rien. Pourquoi refuser ce qui est gratuit? La masse de dettes dans le monde a progressé au rythme de 9 % l’an depuis 1994. La masse de dettes dans le Système de la Great Experiment a progressé de 23 Trillions en 1994 à 225 Trillions à fin 2014. On a maintenant une masse de dettes qui représente 3 fois la valeur du produit global de la planète.

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Vous comprenez notre position: si on a réussi à aller jusqu’à 225 Trillions et 3 fois le GDP, pourquoi ne réussirait-on pas à aller jusque 400 Trillions et 5 fois le GDP, il n’y a aucune raison; à condition que les taux moyens mondiaux ne montent pas sensiblement, , puisque s’ils montaient, les dettes deviendraient insupportables! A condition même que les dettes ne soient plus cumulatives, ne bénéficient plus de l’intérêt composé, c’est à dire à condition que  les taux d’intérêt deviennent négatifs; et pas seulement en réel, non, en nominal. Il faut en quelque sorte que la contradiction majeure du capitalisme soit partiellement dépassée, il faut que seule une minorité puisse bénéficier de l’accumulation, du jeu de l’intérêt  composé et que les  peuples eux, en soit exclus.

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Il faut que les dettes ne coûtent plus rien et qu’elles soient bio-dégradables. Il faut, pour continuer dans la voie qui a été choisie,  qu’à un moment donné, les taux deviennent franchement négatifs. Surtout pour le peuple et ses institutions de prévoyance. Cela est impliqué par le système des bulles, cela est intrinsèque à ce Système.

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Inutile de vous dire que, dans ces conditions, il faut être fou pour se défaire de ses actions, de son immobilier, de son or, et de tout ce qui est encore « plus ou moins réel » dans le Système. Les actions sont du papier, des promesses, des money-like, certes mais ce sont des papiers vivants, et il y encore du pouvoir qui est enraciné dedans. Les promesses enracinées dans les obligations et fonds d’Etat sont des promesses de mort.
Vous avez compris, de mort à long terme bien sûr!

6 réflexions sur “A propos de la future hausse des taux , Comprendre le nouveau système financier

  1. Bonjour M. Bertez

    « …dans ces conditions, il faut être fou pour se défaire de ses actions, de son immobilier, de son or, et de tout ce qui est encore « plus ou moins réel » dans le Système. »

    Si l’on suit cette logique, le crédit gratuit et les taux d’intérêt négatif, vont entraîner la paralysie des échanges. A quoi bon vendre un bien immobilier, si l’argent placé en banque va se déprécier. Ou encore, pourquoi vendre un bien immobilier pour en acheter un équivalent six mois plus tard, mais plus cher du fait de l’inflation des actifs.

    On s’oriente donc bien vers la mort du capitalisme et le retour soit au troc (j’échange un appartement à Bordeaux contre un à Lyon de même valeur) ou l’émergence de monnaie privées en dehors du système bancaire.

    En attendant, il ne faut pas s’étonner de la chute de la vélocité de M2 et de la poursuite de la dépression. Cf : https://research.stlouisfed.org/fred2/series/M2V.

    Le système finira tout de même par craquer, non pas à la bourse sous forme de Krach mais dans la rue. L’état d’urgence en France nous montre bien le chemin qui sera suivi : Insécurité, répression, repli identitaire, regroupement en communauté, création d’une économie parallèle, etc,…

    Un conseil, cultivez votre jardin, vous serez assuré au moins de manger et pourquoi pas échanger votre surplus contre d’autre biens et services en SEL (Systèmes d’Echanges Locaux).

    Bien à vous.

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    1. Je vous déconseille fortement de faire le saut qui va d’une analyse de la situation globale à des prescriptions d’investissement.

      Un de mes maitres en Bourse m’a appris que sur les marchés, « quand on a raison, c’est toujours pour une raison que l’on n’avait pas prévue ».

      Bien sur cela n’empêche pas de grands choix, dès lors qu’ils ne sont pas fragiles en terme de liquidité ou fragiles en terme de maturité.

      N’oubliez jamais cet autre adage boursier, qui est de moi cette fois: « on ne part pas en short au pole nord ». Cela veut dire toujour proportionner et choisir ses investissements en fonction de l’objectif. Attention à la liquidité, au facteur temps etc

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  2. Monsieur Bertez, les commentaires de votre propre analyse évoquent une difficulté à comprendre la rupture qui s’est opérée entre le réel et les marchés boursiers,

    Peut-être est-ce parce que je ne spécule pas en bourse et que je suis un simple observateur de la trajectoire de notre monde que votre analyse ne présente de problème ni de compréhension ni d’adhésion.

    Quasiment tous les pays – à commencer par les USA – s’enfoncent dans la crise économique depuis 2008 et à l’inverse les marchés boursiers ont connu des croissances vertigineuses.

    Les marchés boursiers pensent qu’il se sont « affranchis » avec succès du réel. Mais on ne s’affranchit pas du réel – pas seulement en bourse – car le réel est ce qu’il est nous rattrape un jour ou l’autre. Et plus on s’est éloigné du réel et plus la chute est lourde.

    Ce qui va donc inéluctablement arriver, c’est l’effondrement vertigineux,d’abord, des marchés boursiers.

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  3. Il faut relativiser un peu ce thème de l inflation des actifs.
    La hausse de l’ eurostoxx50 en 2015 est strictement égale à la baisse de l euro/dollar.
    la hausse du sp500 est voisine de zéro en 2015.
    La nouveauté en 2015 c’est qu’on n a plus l’arme de la baisse des taux pour faire monter les actifs, on n’a plus le booster de la croissance des émergents, alors on se tourne vers la dévaluation de la monnaie et la BCE est à l avant-garde dans ce domaine.
    Si on se base sur un panier de devises mondial , tous les actifs européens (oblig , immobilier) ont baissé, et les européens se sont appauvris.
    On tranquillise les gens avec des chiffres d inflation trafiqués, mais celle ci poursuit son bonhomme de chemin et ceux qui prétendent que les BC sont incapables de produire de l’inflation risquent d’être démentis plus tôt qu’on en le pense

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  4. Bonjour,
    Toute l’analyse du début est pénétrante et limpide. Merci encore M. Bertez.
    En lisant la suite, je me suis demandé dans quelle mesure le discours n’était pas contradictoire avec la thèse développée hier, non moins lumineuse à mes yeux, selon laquelle nous nous dirigions vers une chute drastique de toutes les catégories d’actifs du fait de la réduction de la masse monétaire en prévision (au fond, comme en 29), laquelle introduirait une séquence non linéaire, une crise violente, à plus ou moins court terme.
    Mais non, à la réflexion, je ne pense pas : la crise passée, les cadavres dégagés, le nouveau paradigme décrit ici et qui est déjà l’actuel, reprendra plus que jamais ses droits car il est adapté à la gouvernance du capitalisme monopolistique, i. e. du communisme (*), notre « avenir ».
    Bien à vous,
    Essel

    (*) Réduire le communisme à cette dimension matérialiste de prédation, comme le font A. Sutton et d’autres, est une erreur car les fondements du communisme sont avant tout religieux.

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    1. Vous faites bien de lire et de relire l’ensemble des textes, c’est un feuilleton, c’est le même cadre analytique qui se developpe au fil de l’actualité.

      Cependant j’attire votre attention sur ce que j’ai appelé le « secret du temps »; ce secret du temps est détenu par les maîtres. Cela signifie qu’une chose peut être elle-même et son contraire … non pas en même temps bien sur, mais dans le cadre d’une séquence, d’une succession de moments.

      Ainsi nous sommes, pour parler simple, dans une situation ou les forces sont déflationnistes, mais la lutte contre ces forces déflationnistes peut, selon tout probabilité, déclencher des forces inflationnistes, voire hyper-inflationnistes, non parce que les élites auront réussi mais par ce qu’elles auront échoué et que les agents économiques, en en prenant conscience, fuiront « trasheront » la monnaie. Ce ne seront pas les prix qui monteront, mais la monnaie qui sera avilie .

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