Nous vous renvoyons à la lecture de notre texte intitulé « La réaction à la BCE sera une surprise » sur cette question; pour les marchés la surprise a été mauvaise! On a chuté de 3%, la claque est sévère sur les actions et les changes. Ceci n’est pas anodin et montre plusieurs choses:
-il existe des limites à ce que peuvent faire les Banques Centrales
-la connivence des marchés n’est pas assurée, la crédibilité en prend un coup
-ce qui devait stimuler l’appétit pour le risque se retourne en son contraire
A notre avis l’erreur a été commise au mois d’Aout lorsque les officiels de la BCE comme ceux de la Fed ont paniqué devant le mini krach provoqué par la Chine. Ils ont eu peur , ils ont voulu être réactifs tout de suite par peur des effets de boule de neige , ils se sont précipités, trop avancés, fait des promesses et maintenant, il faut pouvoir les tenir, or ils ne le peuvent pas. En tous cas, pas à la hauteur des attentes.
Ce qu’il faut craindre, c’est la prise de conscience du fait que que la BCE et Draghi sont des tigres de papier, il sont obligés de faire la grosse voix afin de masquer les limites de leur pouvoir et cacher l’esentiel à savoir que la magie, cela n’existe pas, il n’ y que des illusions.
La question majeure non résolue reste celle de la transmission. La finance n’est que de la finance, elle constitue une sphère, pas tout à fait close bien sur, mais une sphère qui n’entraine pas le réel. La politique monétaire et la financière ne sont vraiment efficaces que si elles sont complétées par la politique budgétaire. Il faut qu’un agent économique se charge d’introduire l’argent dans le circuit. Et cela Schauble n’en veut pas, pas touche aux dépenses. Le père fouettard tient à sa discipline.
La BCE a annoncé jeudi un renforcement de son programme de rachats massifs de dette, sous forme d’une extension de sa durée et d’un élargissement de la palette de titres qu’elle peut acheter.
Ce programme lancé en mars dernier sera prolongé jusqu’à fin mars 2017 au moins, a déclaré expliqué le président de la BCE, Mario Draghi. La BCE aura ainsi injecté d’ici là a minima 1.500 milliards d’euros dans l’économie.
En fait cette extension ne signifie rien et n’ajoute rien d’autre que du vent, car tout le monde sait et cela a été dit, que l’extension serait faite si nécessaire. Insister sur cette extension qui allait de soi est une preuve, un signe de faiblesse.
« Nous en faisons plus parce que ça marche, pas parce que c’est un échec », a assené M. Draghi.
Voila ce que Freud appellerait une dénégation, une Verneinung, un refus de reconnaitre la réalité et essayer de mentir.
Il a également précisé qu’une « large majorité » des membres du conseil des gouverneurs de la BCE s’était prononcé en faveur de cette rallonge, sans toutefois parvenir à l’unanimité.
Jusqu’ici les achats, de 60 milliards d’euros par mois, devaient durer jusqu’à septembre 2016, pour un volume minimum cumulé de 1.140 milliards d’euros.
Pour être sûre de trouver des actifs à acheter sans pour autant assécher complètement le marché, la BCE a annoncé qu’elle étendait la palette des titres de dette qu’elle peut acheter.
Outre les obligations souveraines, c’est-à-dire émises par les 19 Etats membres de la zone euro et certaines institutions européennes, et certaines obligations privées, l’institution pourra jeter son dévolu sur de la dette émise par « les collectivités régionales et locales de la zone euro », par exemple donc les communes.
Volia qui permettra aux colectivités de gaspiller un peu plus, le crédit étant moins cher, la demande des collectivités va augementer, autant diree que cela va favoriser les hausses d’impôts dans le futur. On va repousser les limites de gaspillage keynésien des collectivtés!
Les annonces de M. Draghi sont restées en-deçà de ce qu’attendaient les acteurs des marchés financiers, qui misaient notamment sur un gonflement du volume mensuel de rachats. La sanction était immédiate avec une chute marquée des Bourses européennes.
Les banquiers centraux ont beau assurer qu’il marche très bien, le « QE », au titre duquel 540 milliards d’euros ont déjà été déboursés, n’a pour le moment pas eu les effets escomptés, notamment sur l’inflation qui se languit à 0,1% en zone euro, bien loin de l’objectif d’une hausse des prix juste de 2%.
Prenant acte de cette stagnation, la BCE a légèrement abaissé jeudi ses prévisions d’inflation pour la zone euro en 2016 et 2017.
Outre le dopage du « QE », qui était anticipé par les marchés, la BCE a annoncé jeudi l’abaissement à -0,3% de l’un de ses taux directeurs, le taux de dépôt au jour le jour. En taxant, à hauteur de 30 centimes pour chaque tranche de 100 euros, les banques qui déposent de l’argent dans ses coffres d’un jour à l’autre, elle espère les inciter à prêter davantage à ménages et entreprises pour revigorer l’économie.
Elle espère surtout reussir à faire baisser le change !
bonjour
vous écrivez :
Outre les obligations souveraines, c’est-à-dire émises par les 19 Etats membres de la zone euro et certaines institutions européennes, et certaines obligations privées, l’institution pourra jeter son dévolu sur de la dette émise par « les collectivités régionales et locales de la zone euro », par exemple donc les communes.
certaine collectivité locale française pour ne pas dire toute , on signée pour des emprunt adossé au niveau de change entre certaine devises ; savez vous si ces soit disant emprunts pourrons être racheter par la B.C.E.
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