Pour une résurrection du populisme de gauche

Je parle beaucoup du populisme et sur le populisme.

Le populisme peut désigner un courant politique de droite comme de gauche. Ou si on veut, aussi bien d’ultra droite que d’ultra gauche, on a rencontré les deux possibilités dans l’histoire.

La connotation est négative pour beaucoup de raisons.  Dans  populisme on peut entendre populace, populaire, peuple, toutes associations qui, chez les élites ou chez ceux qui se croient tels, produisent un effet de repoussoir. Avec le populisme on est dans le vulgaire, l’archaïque, le primaire n’est ce pas.  Le terme n’est employé que dans un sens péjoratif.

Pourtant, faire référence aux intérêts et aux souhaits des peuples ne parait pas, en soi  indigne. Il ne le devient que si le contenu qui est donné aux discours et aux programmes est démagogique ou condamnable au nom des valeurs de base de la société. Or le populisme ne préjuge rien de tout cela, n’implique rien de tout cela. Sauf si on s’en sert comme d’un fourre tout commode pour y loger tout ce que l’on ne supporte pas comme: la critique , la contradiction ou le simple débat. On y enferme le tout, bien scellé avec une étiquette, attention pourriture, malfaisant, malsain , pas digne de voir le jour.

j’ai tendance à prendre le populisme non comme un contenu, mais comme une forme, comme une manière de faire de la politique, simplement, clairement, d’une manière accessible à tous. En fait j’y mets deux choses, la première c’est l’intérêt du peuple et la seconde c’est la simplicité, la clarté.  Le populisme est aussi une forme qui rejette la sophistication , le flou, les brouillards et autres enfumages. Le populisme est une défense saine contre les mystifications quotidiennes du discours politique de l’establishement. Il démasque la confusion. La forme populiste dit avec des mots simples, elle appelle un chat un chat, elle est ennemi du grand écart qui permet d’affirmer  au même moment une chose et son contraire.

De la justesse de mon  choix témoigne la diversité des contenus qui au cours de l’histoire ont rempli la forme « populisme ».  Pour moi, c’est une façon , une autre façon de faire de la politique en réintégrant dans  son  champ, celui qui en a été évincé, par la technocratie, par les Enanistes Français, par les  bureaucrates Européens ,  et maintenant toute la classe politique, en réintégrant le citoyen lambda, moyen ou simplement normal.  Je vais jusqu’à y inclure la société civile.  Bref, les gens. Tout le monde parle à leur place: les mal-élus, les fonctionnaires, les médias, les artistes de variété, footballeurs compris, les  sondeurs , tous sujets supposés savoir . Finalement je crois que tous ces gens, je les appelle les « dominants ». Et j’avoue qu’ils me déplaisent.

J’en ai assez de leurs erreurs qui nous conduisent à l’affaissement depuis les années 70, au chômage et à la désocialisation, au rejet et maintenant aux guerres dont on ne voit ni la stratégie ni la finalité. J’en ai assez de leur arrogance, de leur inculture réelle, de leurs prétentions à tout régir, tout surveiller et à tout contrôler. J’en ai assez de ces donneurs de bons points , de ces gardiens du temple de la bien pensance qui n’est que le masque de leur  non-pensance. Car c’est incroyable ce qu’il sont stupides dans leur conformisme, dans  leurs modes et leurs bêlements de moutons. On dit qu’ils sont individualistes, quelle erreur, ils se croient, on les croit individualistes, mais ils n’existent qu’en troupeau, tous semblables avec leurs fausses différenciations, pointées par les marques commerciales ou  les cartes de visite qu’ils arborent  sur leur laine de moutons. Ces moutons qui pensent tous pareils , qui bêlent en choeur, qui aimeraient faire de la société civile, faire  du peuple,  des veaux. C’est pour cela qu’ils collent l’étiquette populiste, pour  ravaler au rang de « presque bêtes » non civilisés, non touchés par la grâce de la modernité ou de l’universalité. Pourquoi les moutons seraient-ils  supérieurs  aux veaux, franchement, je vous le demande.

Le populisme est une façon de faire de la politique en réintégrant dans  son champ le peuple et en parlant comme et pour le peuple. Et le peuple n’est pas si stupide puisqu’il comprend quand on lui parle de chômage, de régression de pouvoir d’achat, de précarité, d’insécurité, de gaspillage et de perte de perspectives pour lui et ses enfants. Il comprend, même quand  on lui parle de politique étrangère, de guerre et de combats dits terroristes. Tout cela, non seulement il le comprend mais il le vit, ce n’est pas abstrait, ce ne sont pas des chiffres, des statistiques, non, c’est du mal vivre, de la souffrance. Du sang et des larmes.

Avec mon énumération de tout ce que le peuple connait, comprend et subi, on pourrait croire que le populisme  est de gauche! Eh bien non, il est de droite si on en croit les catégories habituelles. Tous ces gens  , toutes  ces victimes , peu à peu rejoignent le camp de la droite populiste ou extrême  parce que la gauche n’a que faire du peuple. Elle l’a abandonné , sacrifié. Sacrifié à quoi? Sacrifié aux prébendes, aux privilèges, aux voitures avec chauffeur, à la gloriole, aux mondanités,   pour les uns et aux joutes de l’intellect   des cheveux coupés en quatre, aux querelles masturbatoires, aux jeux de ce qui reste d ‘appareils, aux délices du mandarinat  pour les  autres. Le populisme n’est de droite que parce que la gauche manque à sa raison d’être, défendre le peuple. Le faire monter.

Le rêve de la gauche, son projet , c’ est  de prendre la place de la droite , de faire aussi bien qu’elle, soit par les mêmes moyens , soit par d’autres. Que dire de la honte qui devrait saisir Mélenchon  le soir de ses échecs?  Lui qui a tout raté depuis l’erreur indigne qui l’ a conduit à favoriser l’installation du social démocrate solférinien  Hollande, juqu’à son combat honteux lorsqu’il insulte par Front National interposé le peuple que lui même manque  à représenter.

La seule possibilité de changement ce n’est pas le « ni droite ni gauche » des Juppé, Valls et autre partisans de la troisième voie de sinistre mémoire; partisans d’une société à la botte du très grand capital globalisé,  non, la seule possibilité réside dans  la montée que l’on attend pour la santé de la démocratie  d’un populisme de gauche. D’une résurrection qui porterait le combat là ou il doit être porté , sur la souveraineté, sur la résistance aux pressions de l’étranger, sur la neutralisation/remise à leur place des bureaucrates nationaux et européens, sur le redressement  du front social face à la ploutocratie qui ne cesse de s’enhardir.

Ceux qui stigmatisent le populisme  se trompent de combat et d ‘ennemis.

 

 

 

 

4 réflexions sur “Pour une résurrection du populisme de gauche

  1. Le débat et les questions que vous abordez sont passionnants. Je ne peux pour des raisons pratique, de temps en particulier rentrer dedans.

    Je pense deux éléments, associations d’idées, peuvent aider à y voir plus clair:

    1- mon postulat démocratique est non pas le consensus, mais l’affrontement des antagonismes ce qui permet et favorise la formation d’un optimum social et adaptatif, « la logique du vivant est de persévérer dans l’être » est un de mes invariants .
    Ceci explique mon appel au renouveau du populisme de gauche comme nécessité de la représentation des contraires , tout se passe comme si je disais « que le meilleur gagne et que l’optimum social soit ainsi défini, temporairement »

    2-La marche vers l’universel , tout comme la marche vers l’abstraction et la tyrannie du signe sont des constats logiques, empiriques, on ne peut les contester. Ce sont des mouvements, balbutiants, certes, de l’histoire, des tendances lourdes.
    Mais nous ne sommes pas avec les gauches concrètes dans une marche vers l’universel, nous sommes dans ce que eux, ou elles, considèrent comme universel, il s’agit de leur idéologie « universaliste », pas de la mienne , pas de ce qui se construit au fil du temps par travail de la société globale sur elle même.

    Il ne faut pas confondre l’universel, mouvement logique, dialectique vers quelque chose qui n’est connu et détenu par personne, même pas par Marx ou Hegel, et le mouvement vers l’universel de certains, la gauche, les mondialistes etc qui ne sont que le masque pseudo moderniste d’une idéologie de domination/exploitation.

    Nous sommes des sujets particuliers, des individus, des identités particulières pris dans le collectif (l’imaginaire) , et pris dans l’universel ( le symbolique) et il faut accepter cette condition, quitte à vouloir, pour soi, dans le cadre de ses choix de vie, souhaiter que le curseur soit plus d’un coté que l’autre. C’est cela le projet d’une vie. Et c’est là ou je réintroduis la liberté dans ce monde déterminé, dans ce monde de Nécessité. A mon sens, bien entendu.

    il n’y a pas d’ ordre des choses, donc je ne m’y réfère pas autrement que par la distinction entre le mort , l’ancien plus ou moins inadapté et le Vif, le nouveau qui cherche à émerger comme produit et cause de l’adaptation.

    En psychanalyse, le mouvement de désaliénation se fait par la victoire sur les résistances. La désaliénation est un mouvement, ce n’est pas un contenu. C’est le mouvement de la porte qui s’ouvre, ou de la paroi de verre transparente qui enfermait, qui se brise.

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  2. La vertu de vos éditoriaux est de nous amener à réfléchir plus avant que nous le faisons habituellement, car en fait nous réagissons plus – sur la base de nos programmes constitués de longue date- que nous réfléchissons.
    En tout cas, votre 3ème article sur le thème du populisme m’a poussé à retravailler mon programme. En effet, la problématique du populisme –contenu et forme- est bien un sujet fondamental pour l’évolution politique de la France, mais aussi du monde, car mondialisation et démocratie apparaissent de plus en plus antinomiques, avec les risques que l’on voit se profiler pour la liberté, la dignité de l’homme, l’équité dans la répartition des richesses, et la survie même de populations.

    Comme je vous lis et relis régulièrement, je suis en mesure de rapprocher vos écrits pour mieux comprendre la particularité de votre approche. Ainsi, vous écrivez dans plusieurs articles séparés par quelques semaines :

    • « que le populisme n’est de droite que parce que la gauche manque à sa raison d’être, défendre le peuple. » Vous rajoutez que « …le combat doit être porté sur la souveraineté, sur la résistance aux pressions de l’étranger, sur la neutralisation/remise à leur place des bureaucrates nationaux et européens, sur le redressement du front social face à la ploutocratie qui ne cesse de s’enhardir. »
    Dans un premier élan, j’en avais hâtivement conclu que si la gauche était le front social, la droite était le front national (pas le parti, mais l’idéal), mais après relecture de votre éditorial sur le thème « c’est quoi le socialisme ? », j’ai acquis la conviction que le social intégrait chez vous le national, et, ramené au contexte politique actuel, j’ai du convenir que le FN est sur l’essentiel de son inspiration un parti de gauche. Du reste, Mme Le Pen est apparue en début d’année assez proche de Syriza, c’est-à-dire d’un parti estampillé extrême-gauche.
    Mais à l’opposé, si la gauche est pour la primauté du collectif –pas forcément national-, si elle nie le caractère premier, irréductible de l’individu, de l’identité, de l’héritage, qu’est-ce qui pourrait l’inciter idéologiquement, aujourd’hui, à combattre pour la souveraineté, à résister aux pressions de l’étranger, dans la mesure où son cadre de pensée est internationaliste ? Une partie de la gauche radicale ne situe-t-elle pas justement son combat à un niveau européen, dans l’attente de pouvoir l’élargir au niveau mondial ? En quelque sorte, elle combattrait pour les intérêts d’un peuple nouveau, l’humanité (prolétaires de tous les pays, unissez-vous). En ce sens, les mondialistes ont une démarche collectiviste, de gauche ; un peu une déclinaison soviétique, avec sa nomenklatura privilégiée. La droite s’est donc désormais appropriée, sous l’effet d’une déshérence de gauche, le concept de nation.

    • « que la vraie distinction entre la gauche et la droite est dans la distinction entre l’homme abstrait, héritée de deux siècles d’erreur dite moderniste, et l’homme concret, celui existe, qui se bat, qui travaille et qui souffre. Ainsi, la gauche est pour l’égalité, pour l’abolition des différences et des spécificités. Elle nie le caractère premier, irréductible de l’individu, de l’identité, de l’héritage, tandis que la vraie droite proclame la diversité, la différence, l’inégalité et part de l’idée que nous sommes tous uniques et différents et que c’est notre achèvement que de l’affirmer. » Ramené au contexte politique actuel, le FN semble devoir être rangé, dans le doute, mi à droite, mi à gauche. La liberté, donc la différence, donc l’inégalité, restent bien des attributs revendiqués par la droite, mais sous bénéfice d’inventaire.
    C’est du moins ainsi que je comprends votre affirmation : « le Front…est et reste un parti attrape-tout, fourre-tout, dominé par l’incohérence programmatique et des ambigüités principielles et fondamentales. »

    J’ajouterai qu’il semble manquer dans votre exposé sur la dichotomie droite-gauche un facteur : l’acceptation ou pas d’un ordre des choses, sans avoir nécessairement à spécifier le fondement de cet ordre ; cette notion d’ordre des choses n’étant pas synonyme de fixité (les philosophes parleraient d’essence), car ordre et évolution permanente ne semblent pas contradictoires dans la mesure où l’un et l’autre ne se situent pas au même niveau.

    Quoi qu’il en soit, défendre tactiquement le vote populisme (de droite comme de gauche), en France et en Europe notamment, est une position opportune, car c’est un moment de l’histoire au sens marxiste de l’expression. Pour autant, peut-on aller jusqu’à considérer que le populisme « utile » serait de gauche car, dans un contexte de forte globalisation, l’aspect identitaire perdrait de son acuité par rapport aux intérêts contradictoires de classe. La mondialisation en cours, sous réserve qu’elle s’affermisse et perdure, plaiderait-t-elle en faveur d’un populisme ultra-national de gauche ?

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  3. Merci pour cette série d’articles passionnants sur le populisme qui permet d’éclairer un sujet ambigu et de corriger une image négative, laquelle rétroagit forcément sur la force de conviction et la confiance en soi de ceux qui sont stigmatisés par les dominants et par leurs supplétifs incultes et prétentieux.
    Je me permets toutefois deux commentaires car le titre de l’article ne va pas de soi pour moi.

    Bien entendu, le peuple n’est pas un groupe homogène, même si pour les besoins de la réflexion on a tendance à le présenter de manière simplifiée. Dès lors, oui il a existé et il existe toujours de manière latente deux grandes tendances de fond que nous pourrions qualifier l’une de droite et l’autre de gauche. Je situe la césure fondamentale au niveau de la croyance ou non en Dieu, avec toutes les conséquences en découlant dans la perception de la vie et dans l’organisation sociale idéale.
    Pour autant, le peuple, si l’on veut bien accepter ce terme englobant, ou une grande partie de celui-ci, vit dans des conditions proches, partage peu ou prou un fond culturel commun qu’Orwell qualifie de « common decency » et ressent donc à peu près les mêmes choses, même si la formalisation n’est pas toujours au rendez-vous. S’agissant du peuple français, il me semble que, pour l’essentiel, il suspecte d’injustice et de violence le libéralisme économique (de ce point de vue, il se situe d’une certaine manière dans la mouvance de gauche, encore que …) et il admet intuitivement l’existence d’une nature humaine, se sent porteur de vertus, de valeurs, d’une identité qui le constituent (en ce sens on pourrait considérer qu’il se situe à droite).

    A cet égard, je crois que le FN, avec toutes les ambiguïtés programmatiques, principielles que vous avez justement relevées, s’affiche aujourd’hui en même temps de gauche et de droite ; du reste, il utilise bien les deux ingrédients que vous avez énumérés : l’intérêt du peuple et la simplicité. Et c’est pour ça qu’il a réussi à émerger et à progresser malgré toutes les stigmatisations. Ce qui m’amène à revenir sur la phrase suivante que vous avez écrite : « La seule possibilité de changement ce n’est pas le « ni droite ni gauche » des … partisans de la troisième voie de sinistre mémoire; … non, la seule possibilité réside dans la montée que l’on attend pour la santé de la démocratie d’un populisme de gauche. » Je comprends bien que vous appelez la vraie gauche à se ressaisir, ce qui modifierait profondément les perspectives politiques, je comprends bien ce que vous voulez exprimer en termes de maturation du rapport de forces politique et de libération de la parole démocratique, mais je ne crois pas que nous ayons besoin, à proprement parler, d’un populisme de gauche, car je crois que le populisme est en même temps de droite et de gauche ; seules les circonstances ou les problématiques en cause appelant ponctuellement une décision qualifiée de gauche ou de droite.

    Cette incise me donne l’occasion de revenir sur la formule que vous arborez : il n’est de vérité que du tout. Au cas d’espèce, le tout c’est la gauche ET la droite, qui expriment, qu’on l’accepte de plus ou moins bonne grâce, la diversité de la vie. Ce n’est pas « ni, ni », mais « l’un et l’autre ». Ni la droite, ni la gauche, ne veut rien dire car le vide ne représente rien, tout en permettant tout ; c’est donc une entourloupe qui cherche à tirer profit de l’extraordinaire complexité de la REALITE, mot que je préfère à celui de VERITE, tout au moins en matières sociales. Dit autrement, je préfère la non-pensée de Confucius -avec son approche de la réalité par la congruence- que le système de pensée gréco-occidental de la recherche obsessionnelle du vrai (et donc la chasse aux sorcières du faux).
    En effet, la recherche de la vérité devient assez rapidement et presque inexorablement un enfermement systémique qui conduit l’expression philosophique vers le totalitarisme d’une idée. Au risque d’être provocateur, je pose la question : la vérité, combien de morts ? Je rappelle cette belle phrase que vous avez écrite un jour : « Les Idées sont douées d’une vie propre, d’une combinatoire, d’une logique apparente qui les pousse jusqu’aux extrêmes, alors que c’est précisément aux extrêmes qu’elles cessent d’être valables. Une fois implantées dans la tête des hommes, elles les rendent fous et les détruisent au lieu de les servir. »

    Les temps présents sont tellement forts, perturbants, décapants, éclairants, désespérants, que je crois que nous sommes prêts, et nous le constatons autour de nous, à bousculer nos convictions idéologiques. Aujourd’hui, je me reconnais de gauche (l’authentique) sur certains aspects, notamment face aux manœuvres de ce capitalisme de connivence kleptocratique et destructeur du lien social, mais aussi de droite (la vraie) sur d’autres, notamment sur la réhabilitation d’une morale (peut-être quelque chose qui se rapproche de la « common decency ») et sur le fait que mon identité est double, certes individuelle, mais aussi collective.

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