Je vous présente mes voeux les meilleurs pour cette année 2016.
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Les meilleurs en général, c’est à dire pour tout ce qui vous est personnel, votre famille, ceux que vous aimez, mais également pour tout ce qui est collectif.
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Votre vie, c’est l’intersection de l’individuel et du collectif, les deux sont inséparables, sauf folie.
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On vous dit que l’individualisme règne, que l’individu, c’est mal, ne les croyez pas: sous couvert d’une collection apparente d’individus différenciés, ce monde tue l’individu réel et ne le restitue qu’en “toc”, qu’en faux, qu’en artifact sous les oripeaux des signes soi disant distinctifs de la consommation et du prêt à penser. Ils ne sont différents que par les marques de leurs chaussures, les modèles de leurs Nikes, les attributs de leurs produits l’Oréal et leur vote social démo de droite versus social démo de gauche. Ce sont des moutons qui croient, après avoir accepté la destruction de leur être, qu’ils vont ressusciter dans l’avoir. Et ils font semblant de s’individualiser, de s’individuer, par l’avoir, par le brandissement de signes qui ne sont que des marchandises. On fait on colle des estampilles, dans ce monde, mais celui qui est le Maître, c’est l’estampilleur. On marque les gens au fer rouge de leur dépendance à l’égard de l’imaginaire des Autres.
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Ce monde tue les individus dès la naissance dans la mesure ou il dépossède les familles, les milieux naturels, civils, de leur pouvoir de mener à maturité. Ils tuent la fonction du Père qui est de servir d’intermédaire, de conduire à maturité, d’introduire à la vie. De façon non-intéressée. Celui qui vous permet de vous individualiser, c’est le Père, pas forcément le père réel, non, c’est celui qui exerce la fonction paternelle. Le père, c’est vos racines, c’est l’émpecheur d’asservir en rond, le père n’est pas le Maître, surtout pas, et c’est ce qui les gêne, car eux ils veulent tuer les fonctions paternelles, le respect, l’autorité, la gratitude, la dette, pour les remplacer par la dictature, la tyrannie, la dépendance à leur égard. Ils ont la folie de prétendre jouer le rôle de Maître. Ce qu’ils font c’est tuer les individus, les projets individuels pour les remplacer par les projets de l’école pourrie de Jules Ferry, les télés de Bouygues ou Drahi et le téléphone de Free! . Etre un individu maintenant n’est pas une donnée, c’est un projet, un projet de reconquête, un projet pour advenir dans un monde qui ne veut pas de vous tels qu’en vous même, qui refuse que vous adveniez. Tu seras pharmacien parce que papa ne l’était pas, disait Brel, maintenant c’est l’état, la télé, la grande société globale , qui vous disent ce que vous devez être. Et votre projet, le seul digne d’une vie c’est d’échapper à cela, de détruire d’abord et de reconstruire ensuite.
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Mes écrits, même quand ils parlent de l’économie, de la finance, de la Bourse, sont politiques.
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C’est ma conception que de croire que le compartimentage est l’arme des “dominants”, donc je ramène tout au politique, à la vie de la Cité. Mais je ranène également tout à l’histoire, je cherche les fils conducteurs, je souligne la continuité qui seule donne sa signification au présent.
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Les évènements ne tombent pas du ciel, le hasard est l’exception, tout est logique, dialectique, non pas juxtaposition , mais articulation organique . Le Monde est produit, les causes ne sont pas une projection de notre esprit, même si leur complexité peut faire douter de leur existence et conduire à la pensée ou plutot à la non-pensée pragamatique Américaine qui a renoncé à comprendre le monde et qui préfère les corrélations aux causations.
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La mise à jour des causes , des référents est une exigence incontournable pour ceux qui refusent la servitude, pour ceux qui croient à la puissance de la vérité, du symbolique. Pour ceux qui refusent d’être les jouets de l’imaginaire des Autres. Il faut des référents, des invariants, des valeurs, pour se battre, quitte à en changer quand on les a usés, quand ils ont fait leur temps et qu’ils sont dépassés par d’autres plus adaptées . Car tout cela n’a de sens que dans le cadre non pas d’une esthétique, mais dans le cadre d ‘une pratique, d’une praxis dirait Marx.
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Je défends l’idée qui est la signature du service, selon laquelle “il n’est de verité que du tout”. Le partiel et le partial s’équivalent car ils traduisent toujours la volonté et le pouvoir de quelqu’un, le pouvoir de celui qui tient le couteau qui découpe les tranches. Découper en tranches le monde pour ne donner à voir que ce qui trompe, ce qui abuse. Les dominants veulent que vous ne voyiez que les arbres, que vous doutiez même qu’il existe une forêt. Je dis que leur projet de vous aveugler avec les arbres est une technique de propagande d’une part et de formatage d’autre part.
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Dans ce service, bien sur je traite du collectif, du général et même du global. Je le fais d’un point de vue citoyen, populaire. Je ne mets pas à la place des dirigeants, je ne fais pas de la “public policy”. Je ne me permets même pas de parler d’intérêt public car je suis trop désabusé: l’intérêt public, nul n’en est détenteur, c’est une résultante, une confrontation, une compétition. Ceux qui prétendent parler au nom de l’intérêt public sont des usurpateurs et surtout des profiteurs, ils se servent de cette récupération pour satisfaire leur volonté de puissance, ce qui est classique, mais en plus maintenant, leurs vices et leurs lubies ce qui est plus nouveau. Ils ont réussi à faire en sorte que le peuple n’exige plus de ses chefs qu’ils soient vertueux, non, on accepte le cynisme, le mensonge, la veulerie. La petitesse. Même plus besoin de grandeur. On gouverne dans la fange, dans le drame sordide, il n’y a plus rien d épique ou de tragique. il n’y a que triste dérision.
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Je suis un peu réticent à me méler de l’Universel, d’autres s’en sont emparés et vous pouvez constater les dégats qu’ils produisent. L’universel n’est pas le réel, on n’habite pas l’Universel! C’est une abstraction produite, c’est une construction des dominants pour faciliter l’extension du règne de la marchandise , de l’argent et surtout du pouvoir. Car n’oubliez jamais que celui qui impose une valeur, un principe n’est jamais neutre, il parle et agit au nom de ses intérêts , il a des désirs et ses désirs ne sont pas les vôtres, il ne veut pas votre bien , mais le sien. L’universel sert à l’extension de l’exploitation des uns par les autres. Il faut que vous ne soyez plus rien qu’une page vierge sur laquelle ils écrivent ce qu’ils veulent, rien d’autre que l’âne qui tire l’eau du puits par sa rotation sans fin, dans lespoir d’accéder à sa ration de foin.
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Bonne année 2016
D’ici en Uruguay, où je vis bien en famille, je vous souhaite Mr Bertez une bonne et heureuse année 2016. Merci de continuer votre oeuvre qui inspire et guide.
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Bonne et heureuse année monsieur Bertez ! Je le dis par politesse, mais sans grande conviction. Cette année, pour la première fois de ma vie, je ne parviens pas à trouver la légèreté d’adresser des vœux de bonheur au monde qui m’entoure. Pardonnez-moi de vous englober dans mon entourage, mais, comme je vous lis chaque jour, comme vous me faites réfléchir ou constater chaque jour, vous faites partie de mon entourage. Tout au long de l’année qui vient de s’achever, j’ai lu, j’ai essayé de comprendre avec discernement ce qu’il advient de nous, de notre monde, j’ai étudié avec toute la minutie dont je suis capable les tenants et les aboutissants des agissements des gouvernants, des dominants, des maîtres. Le résultat de toutes mes tentatives de compréhension, de tous mes efforts d’analyse est douloureux : j’ai une boule au ventre, au sens propre, même pas figuré, à l’idée de voir se poursuivre la triste débandade de notre monde qui continue tranquillement de tracer son chemin sans souci de pulvériser tout ce qui l’entraverait, pour notre plus grand malheur. Alors, bonne année, oui, mais juste pour la forme, en guise de vœux comme vous dites.
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Mr Bertez, je vous présente mes meilleurs vœux pour cette nouvelle année et j’espère que vous continuerez à nous faire partager vos analyses sur ce blog singulier.
Singulier notamment parce que vos écrits – que vous décrivez comme politiques – sont, à mon avis, également philosophiques par le sens, l’interdépendance, la recherche de la compréhension à un instant T de l’ensemble du kaléidoscope, fils d’Ariane omniprésents de vos analyses.
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Bonne année M.Bertez, même si le dire aujourd’hui c’est presque un défi!
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BONNE ANNEE ! Mr Bertez
Meilleurs voeux, Sante et vue claire !
et merci encore de nous faire connaitre et participer a vos reflexions.
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Bonne année Mr. Bertez. Je viens de lire « Revenir à la nation » de Jean-Louis Harouel, Espérons que cela se réalisera dans les difficiles années qui viennent.
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Bonne année cher M. Bertez, puissiez vous réunir chaque jour plus de lecteurs
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