Les dépêches mercredi soir Pluie de records négatifs tous azimuts

Tout pointe dans le sens d’une période de chaos sur les marchés financiers. A la fois en raison de l’allure de la semaine qui a précédé, puis en raison des nouvelles de cette semaine et enfin en raison des hésitations des responsables de la conduite des affaires. Des seuils techniques critiques sont franchis. La synchronie, la contagion  et les corrélations jouent à plein. Les ventes ont changé de nature, ce sont des ventes de panique, de liquidation, on fait du cash. Tout le monde sait que le prix des assets est surévalué , il n’y a pas d’acheteurs « value » qui se mettent en travers. Si on ne stoppe pas maintenant pour tenter de donner l’impression que ce n’était qu’une correction, le prochain arrêt spontané est loin, trop loin pour que les marchés restent ordonnés.

L’Iran a annoncé en début de semaine qu’elle envisageait mettre sur le marché des quantités importantes sinon considérables de pétrole à la faveur de la fin de l’embargo. Plus de 1 million de barils/jour. Cela a suffit si on peut dire à faire plonger les marchés financiers du Golfe vers les abîmes. Le Peg de la monnaie Saoudienne ne tient plus qu’à un fil. Or c’est un Peg central. Hong Kong dévisse également, on est au plus bas de 4 ans. Son Peg aussi est branlant. Un sacré effet de richesse inversé. La pyramide de dettes de 28 trillions en Chine est minée à la base, le vrai argent solide quite le pays, les sorties sont record.
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 Si tout baisse, c’est à cause du pétrole entend-on un peu partout.  Un peu simplet car en fait la baisse du pétrole est un symptôme et non une cause. Nous concédons que le symptôme peut devenir cause lorsqu’il est exagéré et que l’on sur-réagit, ce qui est certainement le cas.
Mais le problème de fond, c’est l’éclatement, la troisième phase de bulle et ce qui trompe, ce qui obscurcit le jugement, c’est le fait que ce n’est pas une bulle seule qui éclate, mais une myriade. Cela fusede partout. Ce qui définit et caractérise précisément ce que nous de la crise qui a débuté en 2007. Nous avons renoué le fil de la  crise, celle de 2007. La phase 1 était la crise américaine avec le déclencheur des subprimes, la phase 2 était la crise des périphériques européens et la phase  3  est la phase de destruction des bulles qui ont été soufflées par les politiques monétaire. 

C’est le fameux risque pour la stabilité financière  dont on parle depuis 2013 qui se concrétise.
Les Etats-Unis ont commis une erreur en tentant de sortir des politiques non conventionnelles.  Il n’aurait fallu ni opérer le Taper ni monter les taux. Il fallait tenter de rester sur un plateau. Ils ont commis l’erreur de 1936/1937.  Les politiques non conventionnelles sont une drogue, il est impossible de s’en passer cela fait des décennies que nous répétons, elles deviennent de plus en plus gourmandes, il faut sans cesse escalader. Et c’est normal puisque les marchés qu’il faut stabiliser et la pyramide de dettes qu’il faut soutenir sont de plus en plus lourds, écrasants, fragiles. Il n’y a eu pendant des mois et des mois qu’un sens: toujours plus, toujours plus haut.
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Le marché boursier américain est à la fois un signe et une cause de la dégradation, c’est la redoutable transitivité/reflexivité, elle joue à l’aller et au retour. Les indices DJ et S&P sont en recul encore raisonnable sur leurs plus hauts (14%), mais le canari que constitue le Russel 2000 lui, est déjà en tendance primaire baissière. La chute est de plus de 20%. Hong Kong, Tokyo sont en marché baisser. Les indices du marché global aussi sont en tendance primaire baissière.
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la baisse des prix du pétrole n’en déplaise aux keynésiens idiots du FMI et de la Banque de France, n’est pas positive pour les économies, c’est tout le contraire : si les prix sont bas, c’est parce que cela va mal, l’ordre des phénomènes est celui là, la donnée première est que cela va mal et que les prix par conséquent en tiennent compte. Début 2015, lorsque la Fed a essayé de populariser l’idée que la baisse des prix du pétrole était un facteur positif, elle  a trompé le public.  Mais surtout elle s’est trompée elle même. De ceci témoigne ses prévisisons de croissance du GDP, elle a parié sur un « plus », alors que la réalité allait donner un « moins ». Elle a établi son scénario et son calendrier de  sortie des taux zéro sur ces bases fausses. Elle a fixé son calendrier de hausse des taux sur la rentrée de septembre espérant que la hausse coinciderait avec une période, une bouffée d’optimisme économique sur la croissance. Son idée était celle de 2010, faire coïncider la hausse des taux avec une accélération de l’activité et une hausse des anticipations inflationnistes, ces deux phénomènes auraient en quelque sorte compensé, amorti les effets  négatifs de la hausse des taux sur les marchés.  Rien ne s’est passé comme prévu, la conjoncture a donné des signes de faiblesses, la hausse des prix n’a pas accéléré et les marchés de taux de long terme ont refusé de faire monter les taux, au lieu de vendre le 10 ans, les spécialistes l’ont acheté. La courbe s’est aplatie, ce qui a été pour les spécialistes le signe de l’erreur, le signe du mauvais calcul. Le pari était risqué, il s’agissait de faire passer la hausse des taux en quelque sorte dans un créneau favorable or le créneau ne s’est pas présenté et au lieu de laisser passer un peu d’air,  les marchés de risque ont franchement dévissé. Nous en sommes là.

La baisse des prix du pétrole est par ailleurs un signal psychologique qui entretient la prudence et la rétention déflationnistes. Enfin la baisse des prix ruine certains secteurs connexes et ainsi les désolvabilise, ce qui produit un effet de contagion qui conduit de proche en proche à la fuite devant le risque et à la destabilisation des marchés financiers et des marchés de crédit. On en est à truquer une nouvelle fois les comptabilités des banques pour les exonérer de provisionner la débandade du secteur.
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Nous sommes gérés par un quarteron de gens qui partagent la même conception fausse de l’économie et c’est une cause de corrélation et de synchronie, ce qui n’est pas nouveau, mais en plus par de gens qui sont aveuglés par leurs agendas géopolitiques.
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Le bon sens a disparu, l’idéologie a repris tous ses droits.
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On a tout misé sur la financiarisation, le vin est tiré et il faut le boire. Il est grand temps de stopper cette contagion, d’enrayer la chute avant que la boule de neige ne se forme, avant que l’irrationnel ne prenne le dessus.


 

La chute des Bourses mondiales reflète davantage un « rapide et brusque ajustement » au ralentissement économique qu’une détérioration de la conjoncture, a essayé de tempérer mercredi Jamie Dimon, le PDG de la banque américaine JPMorgan Chase.

M. Dimon, qui était interrogé sur le ton pessimiste adopté par d’autres patrons américains qui craignent un coup de frein brutal à la croissance économique mondiale, s’est voulu plus prudent.

« Quand les marchés vont si mal, il est raisonnable de dire que cela traduit quelque chose mais il est aussi raisonnable de dire que ce n’est peut-être pas le cas », a-t-il déclaré lors d’un entretien à la chaîne d’informations financières CNBC accordé lors du forum de Davos.

« J’espère que tout ça n’est juste qu’un grand ajustement. Un ajustement rapide et brusque peut être moins difficile à supporter qu’une mort lente et douloureuse », a-t-il poursuivi.


 

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[Bloomberg] Global Stocks on Brink of Bear Market as Oil Slides; Ruble Sinks

[Bloomberg] Europe Stocks Fall to 13-Month Low as Results Stoke Growth Fears

[Reuters] Oil sinks again on glut as U.S. crude hits new lows

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[Reuters] China shares fall as oil slides, outweighing stimulus hopes

[Bloomberg] Hedge Funds Suffer First Quarterly Net Outflows in 4 Years

[Bloomberg] Saudi Arabia Said to Ban Betting Against Its Currency

[Bloomberg] Fannie Mae Plunges Below $1, Tumbling 70% From 2015 Peak: Chart

[Bloomberg] Hong Kong Dollar Forwards Sink to Weakest Since ’99 on Peg Bets

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