J’ai fait quand j’étais plus jeune un bout de chemin avec Solidarité et Progrès. Tout comme j’ai épaulé Pierre de Villemarest dans son combat pour aider les dissidents en Pays Occupés et singulièrement dans les pays de l’Est, dans le cadre de la CIRPO. De même j’ai aidé certaines personnalités du Cérès ou de la FO trotskiste, ou des Nouveaux Economistes libertariens etc etc. Tout cela n’a jamais voulu dire que j’étais de leur bord. Simplement il y avait des convergences et comme je suis réaliste et non sectaire, j’ai jugé et je juge encore que l’on peut apporter son soutien à des luttes qui vont dans la bonne direction. Quitte à diverger sitôt que la nécessité s’en fait sentir. Je fais la même chose avec le Front, voire même s’agissant de certains aspects ou certaines positions de Mélenchon, voire de l’ultra gauche.
La logique est simple: les convergences sont sur la nécessité de la croissance par la production de richesses, en particulier de richesses industrielles, sur le refus du chômage et de la mise au rencart des hommes, sur la souveraineté du peuple et celle de la nation, et maintenant sur la souveraineté des citoyens face à la dictature bureaucratique nationale et européenne etc. En revanche je ne peux me solidariser des options dirigistes, constructivistes, socialistes qui dépossèdent les individus de leur capacité de choisir. Je diverge sitôt que l’on introduit la haine, le mépris, le racisme. Je suis un féroce partisan de la défense de la société civile contre les politiciens. De même je récuse le recours aux mensonges, à la propagande, à la tromperie de l’avilissement monétaire et de la monnaie serve. La fin ne justifie jamais les moyens dès lors que les moyens sont la négation des valeurs et des principes qui animent les fins. Je suis contre le pragmatisme et le cynisme. Pour la vraie morale, pour la charité contre la solidarité étatique. Je suis contre l’Union Nationale, contre la négation des classes sociales, bref contre la massification et l’appel au sacrifice fascisant. Chacun doit défendre ses intérêts, sa logique et son identité. L’optimum au sens large et non pas au sens politique ou économique nait de la confrontation, des luttes et des affrontements, pas de la renonciation ou de l’auto censure. Chacun doit être ce qu’il est.
Cela étant posé des gens comme Cheminade ou Asselineau ou Dupont Aignan ou d’autres encore plus ou moins connus ont des choses à dire. Ils soulèvent le couvercle Orwellien.
La lutte que mène Jacques Cheminade mérite le respect , c’est un homme désintéressé qui a sacrifié sa carrière d’Enaniste pour défendre certaines idées, je suis donc heureux de rendre compte de son travail.
Un exemple,suite à ce qui précède.
On s’est beaucoup moqué de Sartre, n’empêche, qu’il a su aller
faire un scandale dans l’ignoble hospice de vieux de Nanterre,
prendre De Gaulle à partie dans l’affaire du Tribunal Russel
(et il lui a été répondu, le débat était quand même à un bon
niveau!), sans parler d’aller battre le pavé en faveur du prolétariat.
Certes avec le recul on voit que son prestige couvrait un
léninisme déjà moribond, mais il savait mettre le spectacle
dans son jeu, en étant candidat à rien.
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Ce blog étant fort précieux par la masse d’informations qu’il délivre
(et qui doit demander un sacré boulot), la ligne directrice de son
promoteur présente un égal intérêt.
Comme disait l’autre (Nietzsche) « la nature lance les philosophes
comme des flèches, en espérant qu’elles resteront accrochées
quelque part ». On le dirait aujourd’hui des lanceurs d’alerte.
Cela étant dit, les gens qui rament contre le courant dominant,
Asselineau, Dupont-Aignant, Cheminade, se voient pratiquement
interdits de parole, voire pire pour le dernier.
Le cas du FN est troublant. Il fait la Une, il a de gros moyens dont
l’origine reste floue. Il apparaît comme opposition officielle,
maintenue paradoxalement dans la mesure même où il reste
diabolisé. C’est un premier point.
Ensuite, la mondialisation est si avancée, avec ses conséquences,
qu’on ne voit pas, à lire les sus-nommés, comment il peuvent
entraver la machine infernale. Il y a une certaine délectation dans
la dénonciation qui laisse au second plan des a priori complètement
dépassés, illusoires, en proportion variable suivant les cas, comme,
en vrac, la possibilité de renégocier
les traités, d’intégrer un « Islam de France », de réduire les déficits
en renouvelant les dettes, etc.,toutes choses qui laissent à penser
que ceux qui les proposent n’ont pas lu les textes dont ils parlent
ou sont dans le déni de réalité. Seul Asselineau dispose d’une bonne
culture historique.
Après l’embellie trompeuse de l’après-guerre déjà marquée par
un individualisme nihiliste, la grande braderie nationale a débuté.
Elle est presque terminée, en particulier au niveau intellectuel,
ce qui fait que si talentueux que soient nos orateurs ils sont
tournés en dérision, suspectés, quand on les laisse parler.
Si bien que les soutenir relève du sacerdoce. FN mis à part.
Ils devraient se soutenir eux-mêmes, en allant là où ça se passe,
avec les agriculteurs mis en faillite par le « marché », les licenciés
en masse, les écolos contres les projets absurdes.
J’ai voulu soumettre ce point de vue, car la démarche m’intéresse.
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