Mélenchon s’est trompé sur tout et sur l’essentiel: il a contribué à faire élire Hollande. Hollande est le vrai ennemi de l’ultra gauche ce que Mélenchon n’avait pas compris: la sociale démocratie est le moyen utilisé par les fabiens, c’est à dire en gros les kleptocrates et ploutocrates pour conserver l’ordre ancien malgré les contradictions du capital et son problème d’insuffisance du profit. Les solferiniens comme les appelle Mélenchon ont pour fonction historique de sauver le capitalisme en lui permettant de devenir ultra prédateur, de dépasser l »insuffisance du profit par la destruction/paupérisation des classes moyennes. Pour se sauver, les ultra riches sacrifient ceux qui forment les bataillons, les fantassins, la piétaille du capitalisme, les harkis du système et cela Melenchon ne l’avait pas compris, à la difference du facteur, bien moins structuré intellectuellement, mais bien plus clairvoyant au niveau du réel.
Mélenchon n’a pas compris que le FN n’était pas son ennemi, mais son complément horizontal , il est tombé dans le piège tendu par les socio-démos, il a accepté la division de ce qui ne forme qu’une classe, celle « des laminés ».
La fonction de Hollande/Valls/Macron est de faire accepter aux Français ce que Sarkozy n’aurait pas pu leur faire accepter, il est temps que cela soit expliqué, compris et popularisé. Et que les lignes de force politiques bougent.
Mais Hollande va buter sur la nouvelle situation politique caractérisée par la tripolarisation qui va remplacer le bipartisme. Mélenchon est marginalisé, mais retrouve comme toutes les minorités un poids, un rôle et une carte à jouer car il a le pouvoir d’éliminer. A lui de savoir jouer la carte que l’histoire a mis entre ses mains.
Son initiative pour une nouvelle Constitution est bonne dans la forme, maladroite dans sa réalisation, la souveraineté n’est plus un combat au niveau national dès lors que nous nous sommes laissés asservir par une technostructure apatride, tyranique comme la bureaucratie européenne. La bataille pour la souveraineté des peuples doit se mener au niveau européen c’est la leçon qu’il faut tirer de ce qui s’est passé en Grèce. La démocratie locale a été dépassée, déclarée nulle et non avenue.
La situation de la France est pire sous la présidence de François Hollande que sous celle de son prédécesseur de droite, Nicolas Sarkozy, déclare le dirigeant du Parti de gauche Jean-Luc Mélenchon dans le Journal du Dimanche.
« Nous avons élu François Hollande pour nous débarrasser de la politique de Sarkozy. Un an avant la fin du quinquennat, sur tous les marqueurs de l’époque, et au premier rang le chômage, la situation est pire que sous Sarkozy », dit-il.
« François Hollande est le nom de toutes nos misères et de toutes nos désillusions », ajoute-t-il.
Selon lui, le départ du gouvernement, la semaine passée, de la ministre de la Justice Christiane Taubira, en désaccord sur le projet de déchéance de nationalité pour les binationaux coupables de terrorisme, est une « étape spectaculaire dans le processus d’isolement sectaire » du chef de l’Etat.
« Taubira est partie dégoûtée. Maintenant que tous les dégoûtés son partis, il ne reste que les dégoûtants », ajoute Jean-Luc Mélenchon.
Il rejette en revanche l’idée de participer à une primaire à gauche pour l’élection présidentielle de 2017, primaire demandée par l’aile gauche du Parti socialiste.
« Participer à une primaire que François Hollande pourrait gagner ? Non. Pour une raison simple : je n’accepterai pas le résultat car je suis en désaccord total avec ce qu’il propose », explique-t-il.
Si Mélenchon n’a pas compris cela, c’est qu’il n’est pas un franc-maçon de haut degré…
(à comprendre à l’envers)
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