Bourses euros, toujours l’effet de pauvreté

Nous vous avons expliqué que les Etats-Unis s’opposeraient à une appréciation du  dollar et donc à une baisse de l’euro même si celle ci est voulue par Draghi. La hausse du dollar est un vent contraire qui pèse sur la demande extérieure adressé aux USA et il ralentit la croissance. Or celle ci a déjà tendance à ralentir dangereusement. Dans ces conditions avons nous expliqué les autorités monétaires vont multiplier les déclarations « dovish ». Ce qui est maintenant fait de façon coordonnée.

L’euro n’a pas réussi à enfoncer ses seuils de soutien sur les promesses de Draghi et maintenant il remonte sur les déclarations de la Fed; or la baisse de l’euro est à peu près le seul outil efficace pour soutenir l’activité en Europe, tout le reste est de peu d’effet. Rien d’étonnant si les indicateurs PMI déçoivent. L’ennui est que la baisse du change est le seul outil qui reste pour a peu près tout le monde, les demandes internes étant molles, il ne reste que le pillage de la demande externe… pour tous.

Si on ajoute la tendance à la révulsion des marchés et le grand mouvement de deleveraging produit par la mise en risk-off, on a un cadre très peu propice à une bonne tenue boursière; il ne faut pas oublier que les achats étrangers sur les places européennes lors du lancement du QE n’avaient de sens que si des résultats étaient obtenus en matière de croissance , or ce n’est pas le cas.

Une nouvelle étape d’appauvrisssement est en train d’être franchie, les taux négatifs se généralisent. La japonais Kuroda vient de s’y résoudre, en Europe les taux négatifs sont déjà très pratiqués. Nous considérons que ce n’est qu’une question de temps pour que les Etats-Unis s’y rallient, Bernanke ne cesse d’en faire l’apologie pour sauver son héritage.

Je soutiens que les taux négatifs sont une destruction programmée du secteur bancaire, ils marquent le retour des choix politiques. Regardez un graphique des cours du secteur financier européen  c’est une catastrophe , c’est la locomotive, le leader de la chute. Et ce n’est pas un hasard, cela traduit la nouvelle phase d’idiotie dans laquelle l’Europe et le monde sont engagés. Ils les feront toutes, toutes les idioties. Je n’ai aucune sympathie pour les banques, loin de là, mais imposer de staux négatifs pour les punir et les forcer à faire des crédits douteux cela dépasse l’entendement. les taux négatifs sont contreproductifs, ils pèsent sur les indcies boursiers par le poids des banques et ainsi contrecarre l’effetde soutien que procure les QE; on appuis sur le frein et l’accélérateur en même temps.

Qu’est ce que les taux négatifs? C’est une pénalité, une punition dont l’objectif est de faire payer les banques parce qu’elles ne prêtent pas suffisamment. Remarquez que c’est une nième politique de Gribouille, puisque depuis des annnées on essaie de faire en sorte qu’elles se refassent une santé; ici, maintenant, on prend des mesures pour les affaiblir. C’est conforme à la logique qui veut que dans le désespoir on descende la pente l’imbécilité.

Regardez l’allure du secteur bancaire depuis le QE, merci Draghi!

Aucune banque n »a envie de se priver de gagner plus d’argent , cela veut dire que si elle ne prête pas plus c’est parce q’elle considère qu’il n’y a pas d’opération rentable, sure,  à financer . Les banques ne sont pas méchantes volontairement. Donc la nouvelle étape est politique: on veut les forcer, leur tordre le bras pour qu’elles prêtent même si cela est déraisonnable. En clair on veut que les banques Italiennes qui ont entre 200  et 400 milliards de mauvaises créances en fassent plus, on veut les pousser à aller jusque 600 !

Cela signifie que si les banques cessent d’êrte responsables de la qualité de leurs encours, on accepte implicitment qu’une autre entité en soit responsable. Qui donc si ce ne sont les contribuables, les citoyens soit directement, fiscalement, soit par le biais des bail-in?

Les taux négatifs sont une marche vers le prélèvement cynique sur les comptes de dépôt.

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