Le graph ci dessous dit beaucoup de choses.
-D’abord il pointe la corrélation entre les actions des financières et leurs obligations subordonnées. On voit que la corrélation a été forte jusqu’à la fin du QE ». Le décrochage de la fin de QE3 montre que QE3 a faussé le prix du risk , celui ci a été oblitéré pendant toute la période de largesse et dès la fin de la période , la réappréciation du prix du risk a commencé. En fait cela est valable pour toutes les classes d’actifs, les QE ont non seulement faussé les taux , mais également les risks et c ‘est ce que beaucoup, même parmi les plus grands et y compris à la Fed n’ont pas compris. Nous l’avons expliqué et réexpliqué. Vous remarquerez le bien fondé de notre analyse qui date du printemps 2013: la première alerte. C’est à cette époque que la première rumeur sérieuse sur le Taper a circulé et que l’on assisté à un début de dislocation. Tout le monde est passé à coté. C’est en 2013 que nous avons alors prédit la chute des cours du pétrole sur Lupus et sur Agefi.

-Ensuite , vous observez l’accélération de la chute des deux courbes en 2015. Elle vient de l’effondrement des prix du pétrole, de la fin du reflation trade et surtout de la montée des risks émergents et chinois. La destruction en Asie , Singapour, Hong Kong etc. Les pertes de reserves des ex pays créditeurs, pétroliers et exportateurs comme le Brésil et la Chine .
-Enfin vous arrivez dans la phase actuelle, aigue qui est une phase de sauve qui peut, provoquée par une fantastique conjonction : peur du risk, deleveraging, hausse du yen et de l’euro, difficultés sur le funding en dollars, debut de grippage de la machine financière globale. Le tout couronné par la transitivité /reflexivité sur l’économie réelle qui ralentit.
Tout ceci débouche sur un début de perte de confiance, de foi dans les compétences des Banquiers centraux, dans leurs possibilités de mettre en oeuvre des sauvetages.
Nous avons expliqué et réexpliqué que le prix de tous les assets avait le même sous jacent et qu’il n’y avait pas de diversification possible, ce sous jacent c’est la liquidité. Or la liquidité n’a elle même qu’un sous jacent, c’est la confiance dans le mythe que les Banquiers Centraux ont la situation en mains. La liquidité avons nous expliqué, c’est du mercure, il fuit, se dérobe, on ne le/la décrète pas. La liquidité c’est une croyance.
Donc la question est : peuvent ils rescuciter la croyance?
Réponse : oui, en artifact, en bidon. en tenant lieu, en faire semblant
EN PRIME
Nouvel exemple de décrochage du risk induit par la fin du QE 3, les véhicules les plus riqués ont un comportement précurseur.
et ensuite, la question suivante :
si oui, pour combien de temps encore ?
bon week end
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