Une remise en perspective qui effraie: l’image de l’échec

Rien de tel qu’un graphique pour raconter une histoire, un graphique, c’est un film, une image de ce qui s’est passé. Pour peu que l’on connaisse les sous titres. Ce graphique, c’est l’illustration, la preuve d’un colossal échec.

D’abord on voit clairement que la crise de 2008 était bien une crise bancaire. Avec un point bas en mars 2009 qui a été consitué par la décision américaine du FASB de favoriser le trucage des comptablités bancaires en abandonnant le « mark to market », c’est à dire la valeur de marché des actifs et en autorisant le « mark to fantasy, le recours a des valeurs de convenance. C’est cette décision et elle seule qui a provoqué le retournement haussier des banques et sous leur consduite , le retournement haussier des marchés boursiers. Lequel a été enrtetenu par les injections de liquidités ensuite.

Ensuite l’effet positif s’épuise car peu à peu la crise de la dette des souverains européens prend le dessus. Les banques euros sont goRgées de dettes des souverains et ces dettes en fait sont « pourries », les souverains sont insolvables , en particulier en périphérie. Sous la pression des marchés, c’est à dire des banques qui manipulent les marchés et tordent le bras des autorités, Draghi annonce le coûte que cote, c’est a dire qu’il annonne qu’il va empecher la baisse des cours de la dettes souveraine, la garantir et la monétiser. Ainsi on revalorise les dettes des péripheriques, ce qui fait un énorme bénéfice comptable sur le dos des citoyens puisque ceci est payé par la dilution de leur monnaie et par l’affaiblissement de la qualité du bilan de la Banque Centrale. L’effet Draghi est puissant jusqu’en 2013, en mi 2013? mais on voit qu’à ce moment il y a une première brisure, l’allant se perd. Cependant comme la Fed retarde son Taper et que la stimulation monétaire américaine est prolongée, les marchés d’actifs et les banques réussissent à reprendre une allure haussière. Normal elles font des profits spéculatifs sur les marchés à la faveur de la bulle d’inflation du prix des assets.

Enfin arrive le moment fatal, le vrai Taper, l’arrêt de la progression du total de bilan de la Fed;  la liquidité mondiale  stagne , puis commence à se contracter, les emprunts à risque fléchissent, le crédit se détériore doucement puis de plus en plus vite et les matières premières et le pétrole et les émergents  font de même. La conjoncture réelle se détériore. Le monde commence à se disloquer, le pool de l’eurodollar rétrécit, les réserves monétaires mondiales commencent à chuter,  or c’est sur ce pool que  se financent et se refinancent les banques euros.Draghi croit que lancer un QE européen, cela va suffire, il n’a rien compris au fonctionnement du système bancaire et à aux mécanismes de la création monétaire moderne,  il le fait ce qui provoque une petite envolée speculative, mais en fait il échoue: son QE ne relance rien et après la bouffée spéculative, les banques retrouvent la loi de la gravitation, en accéléré. Les marchés d’actifs ne permettent plus de masquer la dégradation des résultats procurés par le business model, tué par les QE, les taux zéro et toutes les erreurs de la BCE et des souverains. Pire on introduit un impot sur les banques, les taux négatifs! Pire on se prépare pour septembre 2015 à la première hausse des taux de la Fed, celle qui signe la fin du cycle du crédit facile. Pire, la debandade en Asie , au Moyen orient, en Chine, à Singapour et le regain en Italie , tout cela se conjugue pour retarder la hausse des taux US  et faire prendre conscience de fait que la situation des banques euros est une catastrophe en attente d’arriver. Et que cette catastrophe tient à un fil:  la prise de conscience ou l’anticipation d’une nouvelle crise de confiance sur les gouvernements peripheriques européens  et une re-dilatation des spreads.  D’ou une nouvelle initiative catastrophe de Draghi qui pretend en mars faire un nouveau QE ou quelque chose du même genre sans se rendre compte qu’il précipite la mort des banques. Il oublie qu’en tuant les banques, vos banques, en fait il tue les marchés car les banques sont les locomtivesde smarchés boursiers. La dessus l’idiot de Kuroda annonce l’échec des politiques de QE en passant aux taux négatifs, ce qui en met un sacré coup dans le capital de confiance, de foi en les Banques Centrales. Et accélère la débandade du deleveraging mondial, ce qui contracte encore la liquidité…

Le problème européen c’est la situation du couple maudit ; le couple que constitue le secteur bancaire et l’ensemble des souverains. Il faut les considérer comme un tout. La logique voudrait même que lon considère que l’on a affaire à un ménage à trois formé du secteur bancaire, des souverains et de la Banque Centrale. Car tout se tient, tout est solidaire . Dans le cadre d’une analyse historique de long terme, c’est au niveau de ce ménage à trois qu’ilfaut raisonner.

Ci dessous exemple précurseur? Ping Pong , comme dans les épidémies entre les banques et les souverains!

 

faudra raisonner.Portugal 10-Year Bond3

 

3 réflexions sur “Une remise en perspective qui effraie: l’image de l’échec

  1. Vous entendez quoi par « les souverains » dans cette phrase « que l’on a affaire à un ménage à trois formé du secteur bancaire, des souverains et de la Banque Centrale »

    merci

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  2. Jörg Guido Hülsman:  » Dans aucune période de l´histoire humaine, la devise papier n’a émergé spontanément sur le marché libre. Dans tous les cas historiques connus, la devise papier est née de ruptures de contrat favorisées par le gouvernement et autres violations du droit à la propriété ».
    Je n’arrive pas à comprendre comment cet enseignant de haute qualité arrive à pratiquer en France.
    L’histoire se répète inlassablement. Vive Law.
    Votre analyse est d’une pertinence et d’un esprit de synthèse admirable. Merci Monsieur Bertez,

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