Pourquoi il faut nationaliser les banques

Certains s’étonnent de l’importance que les commentateurs qui sont défenseurs des classes moyennes comme je le suis accordent à la question bancaire et à la volonté de faire disparaitre le cash. Ils restent prisonniers de la propagande des Maîtres d’une part et de la nullité des médias d’autre part. Ils ne retiennent dans leur soi disant analyse que l’aspect commodité, l’aspect fraude ou les aspects banditisme ou terrorisme. En réalité ils passent à coté de l’essentiel.

Comme je l’ai expliqué sans  être contredit par qui que ce soit sur la Radio Suisse, la TSR, la mannaie change de nature dans  ce processus et c’est cela qui est important.

Quand vous avez des espèces, du cash, il vaut en lui même tant qu’il a cours légal et exerce sa fonction libératoire: c’est une monnaie authentiquement souveraine qui a à voir avec le Trésor Public, la signature de l’Etat. Et donc cette monnaie, ce cash présentent toutes les caractéristiques d’une sécurité supérieure à toute autre forme de monnaie.

Quand vous avez de la monnaie scripturale, c’est à dire un crédit positif sur votre compte en banque, vous avez une créance sur cette banque.  Elle n’a pas votre monnaie en dépôt, non, son obligation n’est pas de vous rendre votre dépôt, son obligation est de vous rendre, vous rembourser … si elle le peut. Vous êtes un créancier , un point c’est tout, même si vous n’avez jamais eu l’intention de prêter votre argent à la banque. C’est par un abus de langage que l’on dit encore que vous avez fait un dépôt, c’est faux et surtout mensonger, c’est dolosif.

En supprimant peu à peu le cash et en interdisant son usage, voire en forçant à la conversion on veut, les maîtres veulent que vous soyez obligés de metrte votre argent à la banque. Qu’est-ce que cela veut dire? Cela veut dire qu’ils veulent vous obliger à devenir créancier de la banque. Et ce tout en sachant que vos avoirs ne sont pas garantis car l’Union Européenne  a fait en sorte que la garantie soit très limités, à 100 000 euros  et qu’au dela on prenne sans rien vous demander , sur votre compte, afin de combler les trous de la banque si il y a eu lieu. Et il y aura lieu, croyez moi. Si ils mettent en branle ce processus de lutte contre le cash, c’est précisément parce que l’échéance se rapproche, le besoin se fait deja sentir.

La lutte contre le cash est inséparable de son autre versant, à savoir l’obligation de devenir créancier de la banque. C’est une obligation, vous ne pouvez y échapper. On retire de plus en plus de cash, de coupures du système monétaire afin de le rendre plus rare, plus dificile à obtenir.  Afin de vous forcer à devenir créancier des banques, de vous forcer à leur prêter votre argent sans garantie autre que celle qui est donnée jusque 100 000 euros.

-Il est scandaleux de  forcer les citoyens à devenir créanciers involontaires des banques et en même temps, alors qu’ils n’ont rien choisi, de les rendre responsables des pertes des banques.

-il est scandaleux de dissimuler la situation réelle des banques, lesquelles sont en grande difficulté réelle , je dis bien réelle, je ne parle pas des comptabilités complaisantes ou des subtilités réglementaires qui prétendent que les créances que les banques ont sur les gouvernements sont sans risque. On sait que beaucoup de gouvernements ne pourront pas honorer leurs dettes, c’est mathématique.

-il est scandaleux de prétendre que les comptes sont garantis à hauteur de 100 000 euros alors que c’est faux, il n’y a nulle part les fonds, le capital pour assurer cette garantie. La garantie, c’est du bluff.

je prétends que si on veut être cohérent et si on veut que la « fausse monnaie » bancaire remplace les espèces sonnantes et trébuchantes, alors il faut que les dépôts soient totalement et intégralement garantis comme la monnaie légale, comme les espèces. Et il n’y a qu’un moyen pour cela, c’est de nationaliser les banques, de les adosser à la puissance publique, de les faire garantir par l’ensemble de la collectivité comme c’est le cas pour les espèces. Si on ne le fait pas , alors un euro en banque vaut moins qu’ un euro en espèce, il doit décoter, il doit valoir au moins 15% de moins, c’est sa valeur, compte tenu du risque qui lui est attaché. Autrement dit la monnaie non dépôt bancaire vaut au moins 15%  de plus que la monnaie officielle obligatoire, soumise au risque . 

La question de la disparition des espèces, de l’usage forcé des comptes bancaires , de l’obligation faite à chacun de prêter de l’argent aux banques , cette question est la vraie question qui se pose moralement, politiquement et tout cela n’a rien à voir avec la fraude, le banditisme ou le terrorisme.

Si ce problème n’est pas résolu, la monnaie bancaire va décoter, elle va sombrer selon le vieil adage, « la mauvaise monnaie chasse la bonne », il n’ a jamais été démenti et la mauvaise monnaie ce sera la monnaie bancaire. Il ne reste plus qu’à se mettre à chercher la bonne, celle qui va surcoter.


 

Le travail de Mish ci dessous est superbe, il met les choses au point et montre avec les chiffres la justesse de ce que j’avance.

Lisez également le texte que je publie en  prime sur cette question.

Personne ne va aussi loin que moi dans l’analyse et la critique car j’ai la conviction absolue que le pire est à venir.


 

French and Italian Bank Deposits vs. Guarantees: How Safe is Your Money?


Originally posted Op-Ed via The Wall Street Journal,

These are strange monetary times, with negative interest rates and central bankers deemed to be masters of the universe. So maybe we shouldn’t be surprised that politicians and central bankers are now waging a war on cash. That’s right, policy makers in Europe and the U.S. want to make it harder for the hoi polloi to hold actual currency.

Mario Draghi fired the latest salvo on Monday when he said the European Central Bank would like to ban €500 notes. A day later Harvard economist and Democratic Party favorite Larry Summers declared that it’s time to kill the $100 bill, which would mean goodbye to Ben Franklin. Alexander Hamilton may soon—and shamefully—be replaced on the $10 bill, but at least the 10-spots would exist for a while longer. Ol’ Ben would be banished from the currency the way dead white males like him are banned from the history books.

Limits on cash transactions have been spreading in Europe since the 2008 financial panic, ostensibly to crack down on crime and tax avoidance. Italy has made it illegal to pay cash for anything worth more than €1,000 ($1,116), while France cut its limit to €1,000 from €3,000 last year. British merchants accepting more than €15,000 in cash per transaction must first register with the tax authorities. Fines for violators can run into the thousands of euros. Germany’s Deputy Finance Minister Michael Meister recently proposed a €5,000 cap on cash transactions. Deutsche Bank CEO John Cryan predicted last month that cash won’t survive another decade.

The enemies of cash claim that only crooks and cranks need large-denomination bills. They want large transactions to be made electronically so government can follow them. Yet these are some of the same European politicians who blew a gasket when they learned that U.S. counterterrorist officials were monitoring money through the Swift global system. Criminals will find a way, large bills or not.

The real reason the war on cash is gearing up now is political: Politicians and central bankers fear that holders of currency could undermine their brave new monetary world of negative interest rates. Japan and Europe are already deep into negative territory, and U.S. Federal Reserve Chair Janet Yellen said last week the U.S. should be prepared for the possibility. Translation: That’s where the Fed is going in the next recession.

Negative rates are a tax on deposits with banks, with the goal of prodding depositors to remove their cash and spend it to increase economic demand. But that goal will be undermined if citizens hoard cash. And hoarding cash is easier if you can take your deposits out in large-denomination bills you can stick in a safe. It’s harder to keep cash if you can only hold small bills.

So, presto, ban cash. This theme has been pushed by the likes of Bank of England chief economist Andrew Haldane and Harvard’s Kenneth Rogoff, who wrote in the Financial Times that eliminating paper currency would be “by far the simplest” way to “get around” the zero interest-rate bound “that has handcuffed central banks since the financial crisis.” If the benighted peasants won’t spend on their own, well, make it that much harder for them to save money even in their own mattresses.

All of which ignores the virtues of cash for law-abiding citizens. Cash allows legitimate transactions to be executed quickly, without either party paying fees to a bank or credit-card processor. Cash also lets millions of low-income people participate in the economy without maintaining a bank account, the costs of which are mounting as post-2008 regulations drop the ax on fee-free retail banking. While there’s always a risk of being mugged on the way to the store, digital transactions are subject to hacking and computer theft.

Cash is also the currency of gray markets—amounting to 20% or more of gross domestic product in some European countries—that governments would love to tax. But the reason gray markets exist is because high taxes and regulatory costs drive otherwise honest businesses off the books. Politicians may want to think twice about cracking down on the cash economy in a way that might destroy businesses and add millions to the jobless rolls. The Italian economy might shut down without cash.

By all means people should be able to go cashless if they like. But it’s hard to avoid the conclusion that the politicians want to bar cash as one more infringement on economic liberty. They may go after the big bills now, but does anyone think they’d stop there? Why wouldn’t they eventually ban all cash transactions much as they banned gold and silver as mediums of exchange?

Beware politicians trying to limit the ways you can conduct private economic business. It never turns out well.

Une réflexion sur “Pourquoi il faut nationaliser les banques

  1. Si le numéraire disparaît et qu on en profite pour voler dans les comptes des clients,on peut etre sur que des directeurs de banques ou des agents de l’État vont se faire défoncer le crâne!
    Il suffit d entendre la colère montante,la haine croissante de quantité de gens contre ces banquiers,politiques,agents de l Etat…pour voir que ces mesures scélérates,jointes à d autres,vont accélérer un état de guerre civile et de violence .
    Les drames seront inévitables.S attaquer à l argent du citoyen est perçu,plus ou moins consciemment par celui ci,comme un crime contre sa vie privée et son autonomie.
    Et c en est un.

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