Il devient évident que les remèdes monétaires ont fait leur temps. Les QE ont été de gigantesques échecs, ils ont aggravés les inégalités, ils ne produisent aucune reprise auto entretenue. Et surtout on sait qu’ils sont reversibles: lorsqu’on les stoppe, tout retombe! On a touché leurs limites.
Wall Street plaide pour des taux négatifs et des mesures scélérates sur le cash. Yellen n’est pas chaude, par ailleurs elle pense que ce n’est pas dans le mandat de la Fed et qu’elle n’a pas les possibilités légales d’y aller. Un autre élément important est que les économistes les plus doués ont maintenant bien décortiqué les mécanismes des QE et démontré pourquoi ils ne marchaient pas. Il est difficile d’aller contre eux, surtout quand ils sont soutenus par les travaux de la Banque d’Angleterre.
Les rumeurs de soutien fiscal concerté circulent depuis quelqute temps, elles sont la preuve que l’on est au bout du rouleau. Les Allemands fidèles à leurs principes anti keynésiens sont contre les mesures de soutien fiscal et plaident en faveur de réformes structurelles, pour la fameuse flexibilité qui n’est rien d ‘autre que la hausse du taux d’exploitation , c’est à dire la transmission des effets de l’arbitrage international du travail. Tous plein sud!
Les choses commencent à devenir intéressantes.
Les fuites de capitaux dont est victime la Chine sont très dangereuses, elles vident les réserves du pays, le fragilisent et elles mettent en danger le Peg avec le dollar et toutes les inter-relations monétaires. Si cet élément fixe du système saute, et il sautera cela est certain, alors la vague de dislocation qui s’abattra sur le système mondial sera terrible.
Les prix du pétrole se reprenaient vendredi en cours d’échanges européens Le baril de Brent pour livraison en avril valait 35,97 dollars sur l’Intercontinental Exchange (ICE) de Londres, en hausse de 68 cents par rapport à la clôture de jeudi. Le prix du Brent est monté vendredi vers 10H05 GMT à 36,17 dollars, au plus haut depuis le 1er février.
La Bourse de Shanghai a terminé vendredi en hausse de 0,95%, après que le gouverneur de la banque centrale chinoise a tenté d’apaiser les inquiétudes sur la deuxième économie mondiale et sur la dépréciation du yuan, tandis que la place financière de Hong Kong bondissait de 2,52%.
L’indice composite shanghaïen a gagné 25,96 points à 2.767,21 points dans un volume d’échanges de 190,1 milliards de yuans (26,38 milliards d’euros). Il a cédé 3,25% au cours de la semaine.
A Shenzhen, deuxième place boursière de Chine continentale, l’indice a au contraire reculé de 0,12% (2,13 points) à 1.736,54 points dans un volume d’échanges de 296,3 milliards de yuans. Il a chuté de 6,16% sur la semaine.
De son côté, la Bourse de Hong Kong a terminé en forte hausse, gagnant 2,52%
L’Allemagne ne sait pas où se trouvent 130.000 migrants enregistrés Officiel
[Bloomberg] Germany Opposes Any G-20 Fiscal Stimulus; Focuses on Reform
[Reuters] German finmin: expansive policies may have laid foundation of next crisis
[Reuters] China Capital Outflows Pose Risk to Global Growth: IMF Chief