François Hollande a inauguré samedi sous les huées et les insultes le traditionnel Salon international de l’agriculture à Paris. La grogne des agriculteurs français est telle qu’ils s’en sont pris violemment au stand du ministère concerné.
« Il s’en fout complètement de nous », « bon à rien », « connard », « fumier »: une haie d’éleveurs en colère a accueilli avec des bordées d’injures le chef de l’Etat, arrivé dès l’aube sur le site du salon, dans le sud de Paris.
Un peu plus tard, des dizaines de manifestants du principal syndicat d’agriculteurs ont démonté le stand du ministère de l’agriculture et protesté, poussant les forces de l’ordre à intervenir. Au moins deux agriculteurs ont été interpellés.
« Les cris de détresse, je les entends », a immédiatement réagi M. Hollande après les premiers sifflets. « Si je suis là aujourd’hui, c’est pour montrer qu’il y a une solidarité nationale », et « on va tout faire » pour aider l’agriculture, a-t-il déclaré.
Cette réponse de Hollande est totalement inadéquate.
Hollande ne se rend même pas compte, tant sa pensée est polluée, qu’il parle à des personnes qui travaillent, qui ont un métier, un statut et une fierté. Ces gens ne demandent ni aumône ni charité; surtout pas l’indigne solidarité brandie par les socialistes, non ils demandent de pouvoir exercer leur profession dignement dans un système non biaisé ou les choses et les produits ont un prix. Un vrai prix. Hollande, pris dans son idéologie marquée par la victimisation, parle aux paysans comme il parle aux banlieues, aux chômeurs. Il n’a pas la capacité à comprendre que ce qui est en cause c’est un ensemble de règles du jeu idiotes, perverses imposées d’ailleurs.
Les paysans constituent le seul groupe social capable de se rebeller. Les jeunes, les étudiants, les lycéens se sont fait noyauter, manipuler par les vieux, par les roublards, les professionnels de l’encadrement type Julien Dray, ils ont été émasculés, fourvoyés, instrumentalisés. Les autres, qui ne le sont pas, sont passés au FN.
Nous allons voir si d’autres politiciens, qui ne soient pas des suppôts
de Bruxelles, oseront venir…
Aujourd’hui manifestation monstre contre l’absurde aéroport de Nantes,
et pas un seul soutient politique sur le terrain (à part l’inévitable Bové).
Tout laisse à penser que dans le cadre actuel, il n’y a pas de solution
à partir des instances « représentatives » qui représentent précisément
ce que le peuple ne veut plus, ne peut plus accepter en silence.
Regretter cet état de fait passe maintenant pour une incitation
à la subversion.
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