Les places asiatiques ont confirmé notre analyse: « le G20 est décevant ». Les marchés n’ont pas salué le G20, ils marquent une pause, la dominante est l’expectative: on attend que les Grands donnent le « la ».
Nous pensons qu’il faut aller plus loin que les commentaires sur la déception. La montée en épingle de cette réunion consituait une manipulation qui s’intégrait dans la grande manoeuvre en cours depuis le derrnier krach. Nous en avons rappelé la séquence en soulignant que les autorités tiraient en rafales et qu’il fallait toujours s’attendre à une suite. Nous ne changeons pas d’avis.
Le G20 n’a pas été inutile: il a été l’occasion par le monde entier d’une prise de conscience. Au travers les déclarations et les rapports, on admet maintenant que les choses vont mal. On reconnait que les politiques monétaires ont fait leur temps. On suggère qu’une période nouvelle s’ouvre ou la balle est dans le camp des gouvernements. Tout ceci n’est pas une mince affaire!
Les grandes banques ne cherchent plus à dissimuler , elles donnent à voir la situation économique globale calamiteuse. Ici publication de Citi. Les nouvelles constituent toutes des mauvaises surprises!

La question que je me pose est celle ci: est-ce que cette porte qui se ferme, celle des politiques monétaires non conventionnelles nous fait changer de régime monétaire , ou bien est-ce simplement la reconnaissance de ses limites? Va-t-on vers un nouveau mix de politque monétaire et de politique fiscale?
Acessoirement, est-ce qu’implicitement cela conduit les autorités à accepter que la phase de transition soit délicate, couteuse pour les marchés? Vous remarquerez que plus aucun Maître ne parle des marchés, ils n’ont plus rien à dire sur eux, sur les valorisations, sur les risques. Personne ne fait comme en 2014 et 2015 et ne parle du risque pour la stabilité financière.
Pourtant la question se pose. Peut-être pas tant au niveau direct des actions, mais au niveau du crédit. Le régime monétaire antérieur a fait baisser les taux, obligé à l’achat du risque, stimulé l’esprit de jeu tant et si bien que les firmes et les institutions qui ne méritaient pas d’accéder au crédit ont pu y parvenir. Il y a une quantité considérable de crédits pourris dans le systeme, à nouveau faut-il ajouter. Que va devenir ce credit pourri ? L’année 2016 va t-elle etre l’année de la multiplication des défaillances? Ce serait logique, mais ce serait jouer avec le feu.
Pour le court terme, nous ne sommes pas de ceux qui croient à la grande chute. Certes tout va dans ce sens , mais nous n’y croyons pas.
Tout va dans ce sens:
- la surévaluation de 40 à 50% du prix de tous les actifs financiers
- la dislocation des marchés, la chute des indices lourds ,
- le mauvais classement du papier depuis plusieurs mois
- la poursuite de la baisse de la liquidité globale
mais il y a encore des parachutes comme la possibilité pour la Fed de se renier, comme l’épée de Damoclès des taux négatifs.
Et puis il y a le pétrole. On voit bien qu’il est un paramètre central sur le quel tous les yeux sont fixés. Et ce paramètre n’est pas que magique, il joue un role premier dans le Système, puisqu’il est le moyen d’introduire du dollar dans le système. La liquidité en dollars est fonction des déficits US et ces déficits sont fonction du pétrole. Mais il faut dabord que le nettoyage de l’excédent constitué par le pétrole marginal soit supprimé. Il y a une vraie transmission concrète, pas que de la psychologie. Or le pétrole peut être stabilisé. En liaison avec la géopolitique. C’est une autre histoire, pour un autre jour.
Jolie référence au roman d’A. Le Breton (et au film)!
Ça va castagner, évidemment!
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