Révolte agricole contre les planqués

 

Lionel Stoleru avait dit beaucoup de choses intéressantes. Entre autres il avait introduit le concept économique et social de planqués de l’arrière alors que les autres, la masse se battait au front. Il avait aussi posé la question de la revalorisation du travail manuel face à l’escroquerie du pseudo-travail dit intellectuel. 


 

http://lesobservateurs.ch/2016/03/01/hollande-hue-au-salon-de-lagriculture-connard-voyou-degage/


 

Par Michel Salanon

Voilà des dizaines d’années que l’agriculture française est sacrifiée par  les gouvernements de droite comme de gauche !

Aucun Président de la République, aucun Premier Ministre, aucun Ministre de l’Agriculture, n’a eu la force de caractère (j’aurais pu être plus vulgaire) de dire aux technocrates de Bruxelles :

LES NORMES EUROPEENNES TUENT LES AGRICULTEURS FRANÇAIS !

A l’arrière de leur voiture avec chauffeur, nos dirigeants savent se faire conduire au Salon de l’Agriculture, pour se faire prendre en photo avec un verre de vin dans une main et une tranche de saucisson dans l’autre, et….se faire raccompagner dans leurs bureaux somptueux, avec des motards pour leur ouvrir la route !

Ils parlent quelques petites minutes avec un agriculteur ou une agricultrice, sans voir leur détresse au fond des yeux, engendrée par des conditions générales d’élevage de porcs ou de bovins, de production de lait ou de culture de certaines céréales réellement ruineuses.

Combien faudra-t-il de temps encore pour que ces Ministres, ces élu(e)s beaux parleurs, cumulards de mandats avec des revenus en très grande partie non imposables, prennent la mesure de la terrible détresse de ces travailleurs de la terre qui crèvent de faim alors qu’ils nourrissent les Français(e)s ? S’il y avait des bouses de vaches dans leur bureau….ils comprendraient mieux et plus vite !

Que savent-ils ces planqués du système ? Réalisent-ils ce qu’est une vie d’agriculteur : 12 h de travail par jour, 7 jours sur 7, des coûts de production exagérément élevés, des tarifs de vente cassés par le monopole de la grande distribution, des factures impossibles à payer par manque de trésorerie, des pertes financières de plusieurs dizaines de milliers d’euros chaque année d’exploitation, des formulaires en surnombre et inutiles à remplir, conçus par les technocrates de Bruxelles grassement payés. Le réalisent-ils ? Non, bien sûr !

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2 réflexions sur “Révolte agricole contre les planqués

  1. Seule solution pour le « monde agricole » : faire la révolution et retrouver leur âme, c’est-à-dire quitter la « fonction d’agriculteur » et redevenir Paysans.

    Le terme même d' »agriculteur » réduit le travailleur de la terre à un simple rouage d’un système au même titre qu’un fonctionnaire. A la différence du fonctionnaire de bureau, l’agriculteur est le dernier maillon d’exécution, celui sur lequel on tire le plus !

    A contrario, un Paysan habite un Pays et s’immerge dans un terroir. Peu importe les politiques et les gouvernants, il reste maître chez lui car il est le seul à comprendre le caractère singulier des terres qu’il travaille pour les rendre fertiles et productives.

    Pour retrouver leur âme, des solutions existent, elles passent par :
    – la restauration d’un sol vivant avec abandon du labour et des pesticides,
    – la restauration de l’équilibre Agro-sylvo-pastoral (abandon de la spécialisation céréaliers d’une part et éleveurs d’autre part, replantation de haies et agroforesterie).
    – réappropriation des circuits de distribution (abandon des coopératives et développement des circuits courts et locaux),
    – revalorisation du rôle centrale du Paysan dans la société, non seulement comme nourricier de la population, mais aussi comme gardien de la biodiversité et soldat en lutte contre le réchauffement climatique.

    Bref rompre avec la politique agricole en vigueur depuis la seconde guerre mondiale qui enrichit plus les industries de machinisme agricole, de la chimie, de l’agroalimentaire de la distribution que les paysans eux-mêmes.

    Quelques sites pour la réflexion :
    http://sol-vivant.fr/wp/
    http://www.agroforesterie.fr
    http://agriculture-de-conservation.com

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  2. Le parasite, la tique par exemple, n’est jamais consciente du peril auquel elle expose l’hote,
    et se goinfre meme si l’hote est au point de rendre l’ame,
    Elle pense peut etre, pouvoir toujours trouver un autre !?

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