La politique monétaire détourne les entreprises des véritables investissements productifs. Les emplois financiers sont plus « rentables », moins risqués que les emplois en biens d’équipement. Tout à fait logiquement, les flux se dirigent vers les emplois financiers, les buy- back et autres. Ceci pèse donc sur la productivité du travail, laquelle est corrélée au dépenses d’équipement. La chute de la rentabilité du capital productif se poursuit et avec elle, le recours accru à l’ingénierie financière pour compenser.
Les responsables de la Fed feignent de croire que cela tombe du ciel, ce serait une tendance magique à long terme, avec sa conséquence, le ralentissement du potentiel de croissance. Et ils en tirent la conclusion que le taux d ‘intéret soi-disant naturel, devrait baisser encore, être nul , voire négatif. Tout se tient dans l’imbécilité idéologique.
L’ennui est que si les taux d’intérêt sont nuls, ce n’est nullment pour cela ou pour cet enchainement logique, ils sont nuls car les responsables de la conduite des affaires, pour faire tourner le Ponzi sont obligés de les placer en dessous du taux de rentabilité du vrai capital investi!
La situation devient de plus en plus paradoxale et contradictoire, Nous avons provoqué une suréquipement par les taux bas et l’excès de dettes faciles, le suréquipement produit des tendances à la déflation , pour lutter contre les tendances à la déflation les « (ir)responsables » baissent les taux d’intérêt et la baisse des taux revalorise mécaniquement, sans effort, le capital ancien, ce qui alimente les emplois spéculaifs et non les dépenses en équipement.
Caressez un cercle et il devient vicieux.
La productivité non-agricole aux Etats-Unis a diminué au quatrième trimestre et les coûts du travail ont augmenté. les entreprises ayant renforcé leurs effectifs montrent les statistiques officielles .
Les données révisées du département du Travail font ressortir une contraction de 2,2% en rythme annuel de la productivité (la production horaire par travailleur) sur octobre-décembre, contre -3,0% en première estimation. Il s’agit néanmoins de la plus forte diminution enregistrée depuis le premier trimestre 2014.
.Au troisième trimestre, la productivité avait augmenté de 2,0%; sur l’ensemble de l’année 2015, elle n’a progressé que de 0,7%, sa plus faible hausse depuis 2013.
La productivité aux Etats-Unis a augmenté de moins de 1% au cours de chacune des cinq dernières années et sur la période 2007-2015, elle atteint en moyenne 1,2%, un rythme nettement inférieur à celui de 2,2% par an enregistré en moyenne entre 1947 et 2015.
Le département du Travail précise que le nombre d’heures travaillées a augmenté de 3,2% au quatrième trimestre, contre +3,3% en première estimation. La croissance des coûts unitaires du travail a été révisée à la baisse à 3,3% au lieu de 4,5% pour le quatrième trimestre.