Orwell. La police de la pensée dans ses oeuvrese

http://www.nouvelordremondial.cc/2016/03/12/la-police-de-la-pensee-se-met-en-place-en-grande-bretagne/


 

Nous avons attiré l’attention sur cette question de « l’extrémisme » lorsque les lois scélérates ont été votées en Grande Bretagne. Nous avons expliqué que le concept « d’extrémiste » permettait toutes les dérives, y compris le contrôle des opinions non favorables aux pouvoirs en place.

Est « extrémiste » toute personne …qui ne pense pas comme le pouvoir en place ou  qui ne rentre pas dans les catégories sociale démocratie de droite/sociale démocratie de gauche. Tout ce qui est en dehors est extrémiste, aussi bien Mélenchon que le FN ou tout ce que vous voulez.

je pense que nous avons affaire à des gens qui perdent le contrôle des mécaniques et des processus qu’ils ont lancés. Ce faisant ils vont trop loin et ils se démasquent. Quand on crée un climat nauséabond,  on risque toujours d’être débordé. Les excès de zèle sont la régle dans  les régimes autoritaires, il y a des gens qui en rajoutent, parce qu’ils aiment cela.

Les choses deviennent de plus en plus nettes, de plus en plus caricaturales, la société se clive, se coupe, non sur un découpage droite/gauche, mais sur une ligne de partage entre les tenants du fascisme mou, « soft » , les élites socio-democrates, et les tenants d’un authentique retour à la souveraineté populaire.

Quelqu’un comme Cazeneuve dans ses excès de zèle fait beaucoup pour cette radicalisation. Il est devenu un symbôle. Un symbole bien complété maintenant par Urvoas.

La mayonnaise de l’opposition radicale est en train de  prendre.

EN PRIME

Urvoas est l’artisan principal de la loi renseignement votée au printemps 2015 contre l’avis de toutes la société civile et d’expert-es de l’anti-terrorisme. Déni de démocratie, refus de reconnaître l’expertise des associations de défense des droits, mauvaise foi accablante, mépris pour la justice judiciaire, atteinte au secret médical, l’homme s’est notamment illustré en promouvant la surveillance des syndicats et des associations protestataires. Hollande et le gouvernement Valls s’enferment chaque jour dans un une logique autoritaire et anti-démocratique.

Urvoas défendait notamment des finalités de la loi volontairement floues, par exemple les atteintes aux intérêts économiques, industriels ou scientifiques de la France. Act Up, Médecins du Monde, Aides pourraient ainsi être mises sous écoute pour contester la politique française à l’égard de l’industrie pharmaceutique, une politique de recherche, etc. Des syndicats à la ligue des droits de l’homme en passant par Greenpeace, la surveillance, certainement déjà pratiquée, est devenu légale. Il s’agit d’une atteinte à un droit fondamental, et Urvoas en est le premier responsable.

Le 13 avril 2015, en lecture à l’Assemblée nationale du projet de loi Renseignement, Urvoas était interrogé sur les risques que la loi faisait courir aux libertés fondamentales et au travail des syndicats et des associations quand elles remettaient en cause le pouvoir. Il assuma cette position, indiquant que cela se faisait déjà (donc, de façon illégale). Il confirmait ainsi que la lutte contre le terrorisme n’était qu’un alibi, et que la loi visait à protéger l’État du travail des groupes qui pouvait en dénoncer les dérives.

Urvoas s’est aussi opposé à la protection du secret médical. Quand les députés évoquaient les professions à protéger d’écoutes systématiques, il s’est opposé à y inclure les médecins : « Autant je comprends, du point de vue du fonctionnement de la démocratie et de la vie publique, la nécessité de protéger des professions comme celles de journaliste ou d’avocat, autant il me semble que celle de médecin n’entre pas exactement dans le même champ. ». Le député a simplement oublier qu’il s’agissait de protéger avant tout le/la patient-e : mais Urvoas s’en fout, comme il se fout de chacune de nos libertés. Voici ce qui nous sert de ministre de la « justice ».

En nommant le modèle par anticipation d’Orwell pour ministre de la justice, Valls récompense un soutien sans faille des récentes mesures dictatoriales et enfonce le clou d’une fuite en avant anti-démocratique, coupée des citoyen-nes et d’un pouvoir définitivement illégitime qui ne cesse de passer en force des lois iniques.

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2 réflexions sur “Orwell. La police de la pensée dans ses oeuvrese

  1. Il est vain de se battre pour la défense de la vie privée et la protection des données personnelles. Les moyens mis en oeuvre sont trop puissants. Le secret n’existe plus. Laissons les maitres du monde se noyer sous les informations collectées. Ce sont eux qui voient des complots partout.
    Agissons à visage découvert. De manière virile, « en romain » comme dit Marc Aurèle. Nos maitres pensent être à l’aise avec les secrets et les mensonges, ils sont désemparés face à la vérité.

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