Loi travail: quand les jeunes vont au casse-pipe. Attention, article scandaleux

Article Bruno Bertez du 13 avril 2016

Titre: Loi travail: quand les jeunes vont au casse-pipe. Attention, article scandaleux

La mobilisation des jeunes contre les projets des gouvernements, quels qu’ils soient, est une constante française.

Ceci s’explique par le noyautage des organisations de jeunes, comme l’UNEF et la FIDL, par les vieux roublards de la politique. Non seulement ces vieux roublards/maquereaux pillent financièrement, mais ils confisquent la colère et le pouvoir des jeunes à leur profit et pour leurs agendas. Ils en font non pas leur fer de lance, ce serait trop beau, mais leur chair à canons, fussent-ils à eau. Ces vieux ont échappé de justesse à certaines condamnations méritées lorsqu’il a été révélé qu’ils émargeaient, par exemple, pour des emplois fictifs. Ils émargent dans les mutuelles, celles des élèves, mais aussi celles de écoles qu’ils pillent allègrement. Un bon audit impartial dans ce foutoir serait le scandale de la république socialo-trotskyste. On controle les maigres finances du Front, mais on se garde bien de fourrer son nez dans tout ce bordel de mutuelles du tiers secteur tenu par les vieux briscards du Trotsko-Capitalisme! Hélas, à droite, il n’y a qu’une bande de profiteurs paresseux et ils ne veulent pas de bruit, pas de vague, silence, on roule et on vous roule.

Nous disons donc que les lois sur le travail ont deux aspects. Il y a un aspect historique et un aspect générationnel.

L’aspect historique est celui que nous relions à la crise qui est en cours. On cherche à réformer le Code du Travail afin de fléxibiliser l’emploi. Nous nous répétons: en deux mots, la mondialisation et l’européanisation impliquent que les travailleurs français soient moins payés qu’ils ne l’étaient avant pour rester concurrentiels; s’ils ne sont pas concurrentiels, ils sont mis au chômage; pour lutter contre le chômage, on fait semblant de dire qu’il faut moderniser et l’on omet le maillon essentiel du raisonnement, à savoir qu’il faut avoir la possibilité de réduire les salaires, c’est y à dire précisément assouplir l’échine du travailleur, le fléxibiliser. Ceci est l’aspect historique, c’est une conséquence de la globalisation, une conséquence de la domination allemande au sein de l’Europe, une conséquence du surendettement de la France, excès de dette qui la met sous la coupe des financiers.

Maintenant, il y a l’aspect social et générationnel. La France est un pays bloqué, rigide. En particulier sur le marché du travail. Le blocage tient à l’existence du SMIC qui est un salaire minimum qui protège ceux qui ont un emploi et il tient également au Code du Travail qui empêche de licencier les incapables et les feignants pour les remplacer par des gens plus performants. Les rigidités que nous survolons ci-dessus ont pour effet de protéger les “vieux” qui ont déjà un emploi et qui sont quelquefois, sinon souvent, surpayés pour leur production au détriment des “jeunes”.

Dans un système libre et ouvert, le jeune qui n’est pas paresseux et qui a de l’ambition accepterait des sacrifices pour entrer dans une entreprise, y apprendre quelque chose, bref, pour y faire sa place. Ce serait logique puisque le jeune au départ ne produit pas grand chose et qu’il emmagasine un capital d’apprentissage.

Mais, bien sûr, les vieux ne l’entendent pas de cette oreille. Ils n’entendent pas être poussés dehors et être remplacés par des jeunes plus efficaces, plus dynamiques et moins chers. En clair, ils protègent leurs avantages acquis, c’est à dire leur capital personnel. Comprenez bien que le travailleur âgé qui a des avantages acquis est dans la même situation que le capitaliste: il a un capital accumulé au long de sa carrière, il le protège, il est persuadé qu’il y a droit et ceci peu importe la réalité de la dynamique économique.

La fonction du Code du Travail, la fonction des syndicats, la fonction des rigidités en général est de protéger ce capital des travailleurs âgés. Tout la fonction des retraites dans les systèmes comme le système français est d’exploiter les jeunes au profit des vieux. A partir de ce constat dont il faut bien reconnaître qu’il est cynique, vous comprenez que le fait pour les vieux roublards du syndicalisme et de la politique de manipuler les jeunes pour qu’ils fassent grève à leur place est un scandaleux non-sens. Ils envoient les jeunes sur les barricades pour protéger les rigidités qui, précisément, empêchent ces malheureux d’entrer dans la vie active.
Bien entendu, comme à l’accoutumée, je caricature . Mon écriture, vous le savez, est expressionniste. Je grossis le trait, je force, pour ouvrir une faille et déstabiliser le lecteur.

Le raisonnement qui est développé ci-dessus est un raisonnement qui considère que les “jeunes”, les “vieux”, tout cela ce sont des classes sociales homogènes. Je raisonne et je manipule des concepts et non pas les ensembles de personnes qui existent.

Le lecteur aura beau jeu de me faire remarquer que beaucoup de jeunes ne veulent rien faire, qu’ils sont habitués, soit à vivre aux crochets de leurs parents, soit à percevoir des indemnités de chômage ou bien ou encore à toucher des rémunérations pour le seul fait d’occuper une place de parking à chomeurs. On aura toute facilité aussi pour me faire remarquer que beaucoup de travailleurs salariés âgés ne bénéficient absolument pas de droits acquis ou d’un capital sur lequel ils pourraient se reposer. Ils continuent à travailler et à mettre de l’ardeur dans leurs tâches même s’il y a longtemps que les hausses de salaires ont disparu, que les gratifications ont été surpprimées et que les retraites elles-mêmes sont réduites comme peau de chagrin.

Le raisonnement théorique oblige à considérer l’architecture, le schéma simplifié des situations et, à ce titre, il diverge de ce qui existe et de ce que l’on voit. Tout ceci crée une complexité qui autorise tous les enfumages et c’est justement de ces enfumages que le pouvoir en place tire parti.

Une analyse du chômage, du système des indemnités, déboucherait sur une complexité comparable.

D’un côté en effet, le travail est rationné, il n’y en a pas assez pour tout le monde, et ceci explique et justifie l’existence d’indemnités de subsistance. Mais de l’autre, il y a toute une frange de gens qui a retourné le système à son profit et qui s’installe dans l’inactivité et l’assistance. L’existence d’un groupe de profiteurs de plus en plus important provoque le mécontentement des citoyens. Cela les scandalise à juste titre. Le gouvernement, scélérat comme à son habitude, profite de ce mécontentement suscité par les excès pour attaquer et contester les indemnités qui sont dûes aux chômeurs légitimes.

Je vous invite à réfléchir sur ces questions délicates que vous n’entendrez jamais débattre sur les médias MSM.

Je vous propose la conclusion suivante à cette analyse que certains considèreront comm scandaleuse.

J’ai indiqué qu’il y avait un aspect historique dans les réformes de flexibilisation du travail imposées par la globalisation et l’européanisation sous la coupe Allemande

J’ai indiqué qu’il y avait un aspect générationnel puisque les rigidités barraient l’accès à l’emploi des jeunes.

Dans la réalité, l’action des scélérats complémentaires que sont Macron et Gattaz consiste à satisfaire aux nécessités historiques pour lesquelles ils n’ont aucun mandat populaire en mystifiant l’opinion publique: ils prennent appui sur la fraction de l’opinion qui condamne les excès des profiteurs, des paresseux, des planqués, des chômeurs professionnels, etc. Grâce à cette mystification, ils donnent légitimité aparente à une action qui, elle, sur le fond, ne l’est pas.
“La mobilisation des jeunes contre la Loi Travail a porté ses fruits, puisque les organisations lycéennes et étudiantes, reçues lundi comme prévu par Manuel Valls, ne sont pas reparties les mains vides, avec l’annonce de onze mesures.

D’après un sondage OpinionWay pour LCI et ‘Metronews’ publié mardi, 64% des Français comprennent le mouvement, contre 35% qui pensent le contraire.

En revanche, le nombre des personnes qui le soutiennent est moins élevé (53%), contre 45% qui s’y disent opposés.

Le soutien est particulièrement élevé chez les sympathisants de Jean-Luc Mélenchon (86%), devant ceux de Marine Le Pen (67%).

 

 

 

3 réflexions sur “Loi travail: quand les jeunes vont au casse-pipe. Attention, article scandaleux

  1. Mr BERTEZ, votre analyse sur l’opposition entre générations est bonne; je la fais mienne.
    Par le volet historique combiné au volet générationnel, les jeunes sont enserrés dans un jeu mortifère.
    Non seulement ils sont exploités économiquement (salaires de survie) mais ils sont manipulés par les vieux (oh! puissance du verbe) pour servir uniquement de « saucisson de bataille » (Céline).
    Jusqu’à quand?
    Car à trop tirer sur la corde, elle se casse.
    Les Pouvoirs le savent et adoptent à l’égard des jeunes une attitude schizo.
    Au fond, ils méprisent, mais en même temps, ils redoutent. Ils redoutent que les jeunes découvrent l’arme qui fait peur: mettre le feu à la ville.
    D’où la facilité avec laquelle ils donnent quelques os à ronger, pour calmer le jeu.
    Mr BERTEZ, vous avez raison, votre article est scandaleux.

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  2. Bravo. Vive l égalité réelle où tous, sans exception aucune (même les patrons, les bureaucrates aux bullshits jobs, les banquiers- vous savez ceux qui peuvent émettre des lignes de crédit à millions en un seul clic et pour qui y a pas de limite- et les cumulards en tous poils), gagneront le même salaire.
    Après on verra quelles sont les tâches nécessaires. Et qui sont les vrais parasites.

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  3. C’est tout à fait exact.

    Je trouve qu’il y a aussi un gap entre les gens qui ont un contrat de travail datant d’avant la réforme des 35 heures et ceux qui ont un contrat de travail datant d’après la réforme des 35 heures : les premiers ayant nettement plus d’avantages que les seconds.

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