Annuler l’euro ou annuler la guerre?

L’autre soir, par hasard et à mon grand regret, j’ai  zappé sur une émission dans laquelle Cazeneuve tenait la vedette. L’air assuré, il a déclaré que le problème de la sécurité et du terrorisme étaient mondiaux et qu’ à ce titre la solution est … mondiale. Un bon moyen de dégager en touche! Quand la vérité, la parole symbolique ne sont plus reconnues comme devant être l’instrument de la confrontation politique, alors seule la violence finit par imposer sa loi, et c’est un engrenage dans lequel Cazeneuve et la France se trouvent pris, il suffit de considérer ce qui se passe avec Nuit Debout. 

Je n’ai pas connaissance que tous les pays du monde soient menacés par les jihadistes. Et même en Europe, seule une très petite minorité de pays en est affectée. Comme par hasard ceux qui sont sous la menace sont ceux qui, d’une part ont une population musulmane nombreuse, misérable  et d’autre  part  ceux qui sont parties prenantes dans  les conflits sanglants  et illégitimes au Moyen Orient et en Afrique.  

Non la guerre n’est pas Guerre de Civilisations, c’est la guerre quasi-légitime de ceux qui résistent à la volonté de remodelage et de mise au pas politique des Atlantistes, et de leurs alliés manipulés par les néos-cons .

Si nous ne voulions pas imposer notre loi et accessoirement prendre leurs ressources et encore plus complémentairement  utiliser leurs territoires pour transporter le gaz, alors il n’y aurait pas d’interventions militaires, pas de fournitures d’armes, pas d’instructeurs de mort.

Si les Atlantistes en mal d’impérialisme n’avaient pas pour objectif de changer le rapport des forces globales, d’étendre leur influence;  si ils acceptaient la multipolarité, c’est à dire les différences, alors il n’y aurait pas des millions de morts , morts qui produisent   soit des réfugiés, soit de terroristes . Deshumanier les populations là ou nous faisons la guerre produit le terrorisme et l’insécurité.

Si les USA et l’OTAN ne voulaient pas encercler la Russie, la bouter hors de Syrie, armer les salafistes,  flatter les Saoudiens,  si on ne montait pas des oppositions fantoches et des gouvernements bidons, si on ne soutenait pas des tyrannies , si on laissait les peuples choisir leur destin, il n’y aurait ni conflit, ni terrorisme.

Ou alors, si on a des visées militaires et géopolitiques guerrières, il faut le dire, il faut voter, obtenir le soutien du peuple et se mettre en vrai état de guerre. En pareil cas, la mobilisation intérieure devrait permettre de faire face , en toute connaissance de cause, aux dangers que soi même on fomente. 

Aucun Pujadas de service n’a osé prolonger cette affirmation de  propagande qui vise à escamoter les raisons et les causes de la guerre en France. Personne, personne dans les médias MSM ne prend  le risque de tracer le fameux lien qui est le leitmotiv des terroristes: « ils font la guerre chez nous, nous faisons la guerre chez eux ».

Ils pourraient au moins en débattre et, avancer des arguments eventuels pour le démolir. 

Le bon sens aurait commandé de relever l’affirmation de Cazeneuve à la fois pour sa fausseté et pour relancer le débat. Rien, les passe-plats de services ont continué de servir la soupe. 

La volonté du gouvernement de prolonger l’état d’urgence pour couvrir notamment la période de l’Euro 2016 de football, en juin et juillet, pose une nouvelle fois la question de la sécurité durant la compétition, en particulier autour des « fans zones ».

Lancinante, elle a ressurgi à la suite des attentats meurtriers de ces derniers mois en Europe, ceux du 13 novembre 2015 à Paris et aux abords du stade de France puis du 22 mars à Bruxelles.

Le défi consiste à garantir la sécurité des 2,5 millions de spectateurs attendus, de dix stades dans dix villes différentes, de 51 matches et de 24 sélections nationales itinérantes.

Les autorités appréhendent donc cet Euro, qui pourrait constituer une cible de choix compte tenu de son audience.

Selon la chaîne BFM TV, qui dit avoir eu accès à un message audio d’un membre de la cellule qui a frappé Paris et Bruxelles, les assaillants ont envisagé de commettre de nouvelles attaques en France afin de provoquer l’annulation de l’Euro 2016.

Le but, d’après cet enregistrement, n’était pas de s’en prendre directement à la compétition mais plutôt à des infrastructures de transport.

Gouvernement et organisateurs assurent avoir toujours pris en compte le risque d’attentats, jusqu’à imaginer le scénario de matches joués à huis clos en cas de menace directe.

« On ne peut pas rehausser en permanence ce qui est déjà à un niveau très élevé depuis les attentats de janvier 2015 », a déclaré le mois dernier le ministre de l’Intérieur, Bernard Cazeneuve. « Mais nous pouvons conforter le dispositif ».

De sources proches des organisateurs, on dit que les mesures prévues n’ont pas évolué ces dernières semaines, si ce n’est à la marge.

 

Le Premier ministre, Manuel Valls, a malgré tout annoncé mercredi son intention de prolonger au-delà du 26 mai et pour une période de deux mois l’état d’urgence, en vigueur depuis la nuit du 13 au 14 novembre.

« Face à un événement aussi considérable qu’est celui de l’Euro 2016, qui doit se tenir dans la sécurité, et qui en même temps doit être une fête (…), nous devons assurer pleinement la sécurité », a-t-il dit sur France Info.

Le gouvernement devra désormais passer par le Parlement pour obtenir cette nouvelle prorogation, jusqu’au 26 juillet – soit après la fin de l’Euro, le 10 juillet, et après la dernière étape du Tour de France, le 24 juillet.

Les syndicats de policiers joints par Reuters ne voient pas là une décision susceptible de changer la donne pour les forces de l’ordre, déjà très sollicitées depuis les attentats, la COP21 sur le climat, et le mouvement anti-loi Travail.

« La tension s’accumule. Nos collègues sont fatigués et leur réaction ne peut pas toujours être à la hauteur de ce qu’on peut attendre d’une personne en pleine possession de ses moyens », selon Jean-Marc Bailleul, secrétaire général du Syndicat des cadres de la sécurité intérieure (SCSI).

D’après lui, la principale ombre est celle qui plane sur les « fans zones », ces lieux de rassemblements dans les dix villes hôtes, où sont censés se réunir les supporters devant des écrans géants les jours de matches.

 

Sept à millions de personnes sont attendues dans ces espaces clos et sécurisés installés au coeur des villes – place Bellecour à Lyon, sur les plages du Prado à Marseille, ou au Champ-de-Mars à Paris.

« Un risque inconsidéré », pour Philippe Goujon, député-maire du XVe arrondissement, voisin du Champ-de-Mars, et secrétaire national à la sécurité du parti Les Républicains (LR). « Il me paraît impossible de contrôler une foule qui pourra aller jusqu’à 100.000 personnes certains soirs », dit-il, en relevant des « failles » dans le dispositif parisien.

« Quatre cents à 450 agents de sécurité sont annoncés. C’est insuffisant », juge Philippe Goujon, membre de la commission d’enquête parlementaire sur les attentats de 2015. « Et les effectifs de police ne seraient-ils pas mieux employés pour sécuriser les matches eux-mêmes ou contrôler les aéroports ? »

La société organisatrice, le gouvernement et le club des villes hôtes présidé par Alain Juppé assurent quant à eux vouloir maintenir le principe de ces « fans zones », comme ils l’ont dit en novembre, quelques jours après les attentats.

Interrogé fin mars par Europe 1, le président de la société organisatrice Euro 2016 SAS, Jacques Lambert, a affirmé que tout était prévu.

« Les fans zones vont faire l’objet de mesures de sécurité qui seront finalement identiques à celles des stades », a-t-il dit. A la question de la possibilité de les supprimer, il a répondu : « Pour l’instant, non. »

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