Si vous achetez un titre conseillé par un ami qui travaille dans l’entreprise concernée, vous êtes un initié. Vous tombez à sous le coup de la loi qui punit les achats à partir d’informations privilégiées.
L’ensemble du jeu financier est un jeu truqué, puisque certains ont structurellement , organiquement, accès à l’information privilégiée et ne sont pas punis, tandis que d’autres, les lampistes le sont. Le jeu financier est un gigantesque dispositif dit de la « mère Hanau », la banquière.
Le scandale est connu. Mais nous sommes en train de franchir de nouvelles étapes dans le cynisme et le banditisme. Comme le disent les vieux financiers, partout ou il y a de la confiture, il y a des gens qui y mettent les mains et la confiture, cela colle aux doigts. .
Ce qui est moins connu, parce que plus gros et plus évident, c’est le délit d’initié qui est enraciné, « embedded » dans la pratique des Quantitative Easing. L’opération consiste pour la Banque Centrale à acheter des titres soi-disant sur le marché, mais en réalité aux banques, pour faire monter les cours et chuter les taux. Ce sont des opérations asymétriques qui portent sur … des dizaines et des dizaines de milliards.
C’est une opération téléphonée, les modalités sont un secret de polichinelle et en plus ce sont les banques venderesses qui conseillent la BCE! Les achats de la BCE font baisser les taux, et surtout si ils concernent comme c’est le cas maintenant, les titres Corporate, ils font baisser les spreads, les primes de risque. Pour les banques, il n’y a, comme l’on dit en langage vulgaire, « il n’y a qu’à mettre » ! C’est un cadeau pur et simple, une subvention sur le dos des particuliers, car il est évident, compte tenu de la structure et du fonctionnement du marché des valeurs à revenu fixe que les particulier sont exclus de l’aubaine. Car c’est bien de cela qu’ils ‘agit: d’un effet d’aubaine!
Notez aussi que certains gros traders et des sociétés écrans, du type des Panaméennes s’interposent et font en sorte que « les puces », les petits écarts, ne vont pas totalement dans les comptes offciels des banques, mais dans certains comptes privillégiés et les produits sont ensuite partagés. Ceux qui nous disent cela sont bien sur des mauvaises langues, fâchées de ne pas (ou plus ) en croquer.
Bien que les titres doivent présenter ceraines qualités, un rating, pour être éligibles, il est évident que les banques ne donnent pas ce qui est le meilleur dans la catégorie visée, elles donnent ce qui est le plus tangeant, le plus doûteux. Normal, en Bourse quand on tient un pigeon, et les banques centrales sont des pigeons, on les nourrit.
Le bilan de la Banque Centrale fait ainsi son plein en surpayant sous deux aspects, le premier est la majoration du « front-running », c’est à dire le délit d’initié structurel , le second c’est l’accumulation de titres qui sont en réalité moins bons qu’ils ne le paraissent. Vous seriez surpris du nombre de cas ou derrière un rating apparent se cache un problème non encore révélé.
Un beau système fondée sur l’immoralité ancienne, traditionnelle qui consiste chaque fois qu’il y a un tiers payant, un tiers qui achète avec de l’argent qui ne lui appartient pas, à faire ami-ami avec lui est à s’entendre pour dégager « une puce », un écart qui tombe dans une escarcelle discrète que les complices se partagent. Le système permet non seulement des enrichissements indus mais aussi de nettoyer le bilan des banques .
EN PRIME L’arrogance de Draghi
Draghi, a réfuté jeudi les critiques allemandes contre la politique monétaire jugée trop laxiste de l’institution, déclarant que la BCE était indépendante et obéissait à la loi, pas aux responsables politiques.
« Nous avons pour mandat de préserver la stabilité des prix dans l’ensemble de la zone euro, pas seulement en Allemagne », a-t-il dit lors d’une conférence de presse à l’issue d’une réunion du Conseil des gouverneurs de la BCE.
Les critiques se multiplient en Allemagne contre les mesures prises par la BCE pour tenter de relancer l’inflation et l’activité économique en zone euro, les taux particulièrement bas qu’elle génère ayant un impact sur les revenus de l’épargne des ménages.
Le président de la BCE a été directement pris pour cible pour avoir déclaré que la « monnaie hélicoptère », qui consisterait pour la banque centrale à distribuer directement de l’argent aux ménages, était un concept intéressant.
Le ministre allemand des Finances, Wolfgang Schäuble, a été jusqu’à rendre la politique monétaire ultra-accommodante de la BCE responsable de la montée du parti populiste anti-immigration Alternative pour l’Allemagne (AfD).
Lyon capitale a écrit plusieurs articles d’investigation qui devraient vous plaire http://www.lyoncapitale.fr/Journal/Lyon/Actualite/Medias/CSA-Copinage-Sexe-et-Argent/Drahi-ses-montages-ses-menaces-et-ses-chiens-de-garde
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