La Chine est sur un ryhtme de création de crédit de 4 trillions l’an pour un stock de crédit de 30 trillions.
C’est époustouflant.
Et ce n’est pas sans conséquence: le système devient fou.
La contradiction majeure qui est à l’oeuvre est fondamentale:
-d’un coté la Chine est exposée à la loi de la valeur internationale, mondiale, celle qui égalise tout,
-et de l’autre elle a besoin de maintenir des valeurs internes, domestiques très différentes des valeurs mondiales.
Les issues :
-renforcer sans cesse les barrières, les controles, forcer les gens à faire autre chose que ce qu’ils veulent
ou
faire sauter, laisser sauter la monnaie.
La Commission revoit à la baisse ses estimations de croissance et d’inflation.
Dans ses prévisions de printemps, la CE indique s’attendre désormais à une croissance de 1,6% cette année et de 1,8% en 2017 contre respectivement 1,7% et 1,9% précédemment.
« La politique monétaire très accommodante a ouvert la voie à une reprise de l’investissement en facilitant l’accès à un financement moins coûteux. La politique budgétaire dans la zone euro devrait soutenir la croissance cette année. Toutefois, même si la baisse du prix du pétrole s’est poursuivie au début de l’année 2016 et a continué à stimuler le revenu disponible réel, l’intensité de ce soutien devrait faiblir progressivement à mesure que renchérira le coût du pétrole. De même, bien que les exportations de la zone euro continuent à bénéficier quelque peu de la dépréciation qu’a connu l’euro précédemment, le redressement récent de la monnaie unique pourrait rendre la zone euro plus vulnérable aux effets d’un ralentissement de la croissance mondiale », explique l’Institution.
Concernant l’évolution des prix, la CE rappelle que l’inflation est devenue négative en raison de la poursuite de la baisse du prix du pétrole au début de l’année 2016. Elle devrait rester proche de zéro dans les mois à venir, les prix de l’énergie étant plus bas qu’il y a un an. Les pressions extérieures exercées sur les prix sont faibles elles aussi compte tenu de l’appréciation légère de l’euro et des prix mondiaux à la production relativement bas. Par conséquent, l’inflation devrait être limitée à 0,2% cette année (contre 0,5% estimé précédemment) et à 1,4% en 2017.
Concernant la France, peu de changements sont à noter par rapport aux prévisions de l’hiver : Bruxelles vise toujours une croissance de 1,3% cette année – contre +1,5% anticipé par le gouvernement – et de +1,7% en 2017. L’accélération de la croissance serait notamment dopée par la consommation intérieure et une progression de l’investissement.
Déficit sous les 3% : Bruxelles n’y croit pas contrairement à Moscovici
L’organe exécutif européen vise par ailleurs un déficit à 3,4% du PIB en 2016 après 3,5% en 2015, puis à 3,2% en 2017, alors que Bercy assure pouvoir le ramener sous la barre des 3% dès la fin de l’année prochaine. Là encore, ces projections sont inchangées par rapport au mois de février. « Les meilleurs résultats obtenus en 2015 vont être largement compensés par l’impact négatif de la faible inflation (0,1%) sur les finances publiques, mais aussi par les dépenses supplémentaires annoncées dans le cadre du plan pour l’emploi, les mesures d’urgence en faveur des agriculteurs ou encore les augmentations de salaire dans la fonction publique (dégel du point d’indice, ndlr). « Enfin, les prévisions du gouvernement pour 2016 n’incluent pas les économies prévues dans le cadre de la nouvelle convention assurance-chômage puisque les négociations sont toujours en cours », souligne Bruxelles.
Chômage : du mieux, mais les faux emplois d’aujourdhui font les deficits de demain et les licenciements d’après demain
En revanche, Bruxelles se montre un peu plus optimiste sur le front de l’emploi, avec un taux de chômage ramené à 10,2% en 2016 puis 10,1% en 2017 après 10,4% en 2015.
En outre, le rythme modéré de croissance permettrait de créer des emplois, alors que le plan emploi annoncé en janvier dernier par François Hollande ( formation des chômeurs de longue durée, prime à l’embauche, élargissement des règles de l’apprentissage…) devrait porter ses fruits.
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