Ma position sur la question des échanges et l’ouverture

Note: ma position  sur la question des échanges et l’ouverture 

Mon idée est que la mondialisation est un processus logique, dialectique , naturel  lié à l’extension du monde de la marchandise. Donc c’est une tendance qui nous échappe, c’est l’ordre des choses. et sous cet aspect, je n’ai rien contre cette mondialisation; pas plus que je n’ai quoi que ce soit contre la gravitation ou la mort.

Cependant le rythme de la mondialisation naturelle est lent , ce qui fait que l’adaptation douce est possible pour les sociétés et les nations. Les processus économiques, sociaux, politiques ont un temps propre, une horloge qui leur confère un certain rythme. Ce rythme n’est ni celui d’Obama ni celui de Merkel en core moins celui de Draghi.  

Ceux qui veulent forcer ce rythme , le font parce qu’il y ont intérêt, un intérêt personnel ou politique et  c’est  cet intérêt qu’il faut démystifer.

Leur intérêt n’est pas celui des peuples dans leur ensemble. Et cet intérêt, nous l’avons analysé il y a peu, c’est:  la récupération de l’écart, l’appropriation, la confiscation des écarts entre les variables économiques, les salaires, les prix, les productivités à leur seul profit et non à celui de l’ensemble des participants. C’est une confiscation. C’est un pillage.

Quand  le capital kleptocratique  et les impérialistes veulent accelérer la mondialisation et l’utilisent comme un moyen, alors cela devient destructeur car le ryhme imposé n’est pas acceptable pour tout le monde , le développment inégal s’aggrave au lieude se résorber, à l’intérieur des pays et à l’extérieur.

Les théories sur les échanges internationaux sont vieilles; les avantages qu’ils sont censés produire pour l’ensemble des participants sont des attrappe-nigauds et de la poudre aux yeux. Ceci a été amplement démontré et analysé par Maurice Allais, chiffres à l’appui. 


Rappel : Maurice Allais et les effets destructeurs de la Mondialisation !

by The Wolf

 Maurice Allais : Les effets destructeurs de la Mondialisation 16 nOVEMBRE 2013 Les Crises « Le véritable fondement du protectionnisme, sa justification essentielle et sa nécessité, c’est la protection nécessaire contre les désordres et les difficultés de toutes sortes engendrées par l’absence de toute régulation réelle à l’échelle mondiale. » Par Maurice Allais, Prix Nobel d’économie Extrait […]

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Les théories idiotes sur les échanges se fondent sur le rôle central des prix alors que la variable clef du système capitaliste est le taux de profit; dans la globalisation celui qui enregistre le taux de profit le plus élévé remporte les mises.  Le tauxd erpofit pouvant être remplacé ou complété par l’accès au crédit facile. 

Ces analyses ne résistent guère à une critique éclairée qui tient compte de la modernité et de la forme financière de la globalisation. Ces analyses ne tiennent pas compte du nouveau système économique ou il y a discontinuité: le vainqueur emporte tous les gains. The Winner takes all.

La globalisation nous a fait absorber une masse considérable de travail et de travailleurs libérés par la Chine et les ex pays du bloc Soviétique. La globalisation est la cause du chômage, de la pression sur les revenus, de la tendance à la déflation, de la dislocation de nos sociétés. Et notons en passant que les « dominants » veulent encore en absorber plus, de tout ce qui est déflationniste par l’accueil de ceux qu’ils nomment les réfugiés et qui sont en fait des migrants poussés hors de chez eux par nos propres guerres.

Nous sommes dans une forme de globalisation qui n’est pas sous le signe de la production et des avantages comparatifs de ces productions, nous sommes dans une globalisation sous le signe, sous la règle  de la finance, une globalisation impérialiste, avec dissymétrie dans l’accès aux ressources en capital, en crédit. Dans l’accés aux ressources financièrs et monétaires.

Bref  ce que l’on nous présente comme concurrence efficace, c’est la confrontation sur même ring, avec un arbitre partial, de poids lourds dopés, de super lourds contre des poids plumes, des Welters pour parler le langage de la boxe.

Ce dont on ne nous parle pas, le grand secret c’est le fait que nous ne sommes pas dans des discussions ouvertes sur les échanges, nous sommes dans des Traités de vassalisation.

Les Américains, après nous avoir fait payer notre lâcheté, notre veulerie  de ne pas nous défendre nous même par le coup de force de Nixon qui a rendu le dollar impérialistiquement flottant, les Américains veulent refaire le même coup avec une libéralisation des échanges quasi-unilatérale.

Ils veulent récupérer par cet échange inégal, les dépenses qu’ils font à notre place pour assurer notre défense.

C’est la géopolitque qui explique notre soumission.

Par ailleurs, en termes politiques, je suis pour une ouverture, une globalisation, une modernisation dont le rythme est fixé non par les « dominants », par les multinationales, par Obama ou le Medef mais par la société civile Française.

Nous sommes dans le fondamental, la chose est trop importante, pour être laissée aux politiciens  non légitimes, de simple passage, intérimaires, que sont nos gouvernants. 


« Hollande tient la chandelle ! La France ne compte plus pour rien.

Les gouvernements allemand et américain sont main dans la main pour boucler les négociations TAFTA avant la fin de l’année. Ils ont réaffirmé cet objectif dimanche 24 avril lors d’un tête-à-tête.

La veille, plusieurs milliers de personnes avaient manifesté en Allemagne contre ce projet TAFTA. Le lendemain, Merkel et Obama avaient un rendez-vous élargi à François Hollande, et aux Premiers ministres italien et britannique. Rien n’y a fait, ils ont annoncé leur intention d’accélérer les négociations, rien que tous les deux, dès le dimanche. À quoi servait-il donc d’inviter les autres chefs d’État et de gouvernement ? À leur montrer qui commande.

Déjà en 2013, c’est Merkel et Obama qui avaient forcé le passage pour lancer les négociations et faire entrer ce projet dans une phase active après des années de préparation en cachette. L’Europe germano-américaine se construit au profit des multinationales. Le lamentable François Hollande regarde ailleurs.

Le journal Le Parisien confirme que nos craintes concernant ce projet de traité TAFTA sont plus que jamais fondées. Les menaces évoquées dans la campagne des élections européennes de 2014 sont toujours là :

-arrivée en Europe du poulet lavé au chlore,

-du bœuf aux hormones, facilitation des OGM,

-privilèges juridiques hallucinants pour les multinationales contre les décisions des États…

Le quotidien parisien révèle que les autorités américaines espèrent jusqu’à une hausse de 33 000 % des exportations de poulets états-uniens vers l’Union européenne !

Et tout cela se négocie dans l’opacité la plus totale. Les parlementaires ont seulement le droit de consulter les documents dans une salle fermée, sans téléphone et sans droit de divulguer les informations sous peine de poursuites judiciaires. Sans compter le pire. La négociation sur un mécanisme spécifique aux multinationales pour traiter leurs différends juridiques avec les États continue. Et cela alors  même que le Parlement français a explicitement rejeté le principe d’un tel mécanisme !

Mais le gouvernement français accepte cette violation du vote parlementaire français sans broncher. Hollande le petit avale tout en gargouillant des borborygmes.

Il essaye de gagner du temps. Il sait qu’accepter ce projet avant la présidentielle le condamnerait encore un peu plus. Alors il roule des mécaniques comme l’autre soir France 2, le 14 avril. « La France a fixé ses conditions, a-t-il dit. S’il n’y a pas de réciprocité, s’il n’y a pas de transparence, si pour les agriculteurs il y a un danger, si on n’a pas accès aux marchés publics, et si en revanche les États-Unis peuvent avoir accès à tout ce que l’on fait ici, je ne l’accepterai pas ».

Mais en 2013, il a accepté l’ouverture de négociations sans aucune garantie sur ces points et sans en avoir jamais parlé avant. Et depuis, il a validé chaque étape de la démarche : nous en sommes déjà à la treizième séance de négociation ! Que faisaient pendant ce temps ses petits bras et ses petits muscles de coq de village ?

Et quand Merkel et Obama décident tout seul d’appeler à boucler les négociations avant la fin 2016, François Hollande se tait. Il se cache. Selon le journal allemand Der Spiegel, il parait qu’il aurait même voulu ne pas aborder le sujet lors du sommet entre chefs d’État de lundi 25 avril ! Pourquoi ? Par peur de déplaire à Obama et Merkel ? Ou par peur de devoir assumer son soutien à ce projet ? Quel simulateur incroyable ! Quelle double face permanente ! Le 10 février 2014, au côté de Obama, il avait dit que ce projet était « une vraie opportunité » et qu’il fallait « aller vite » pour éviter « une accumulation de peurs, de menaces, de crispations ». Il disait même à l’époque, « aller vite n’est pas un problème, c’est une solution » ! Sarkozy « l’Américain » selon Besson n’en a jamais fait autant !

François Hollande rêve de nous refaire le coup du traité budgétaire européen ou le coup de Sarkozy avec le traité de Lisbonne : faire les gros yeux, promettre que ça ne se passera pas comme ça, etc. Avant de se coucher devant Merkel et de signer là où la dame lui demande. Mais nous avons les moyens de ne pas nous faire berner une fois de plus ! ne nous ferons pas avoir une nouvelle fois. Si jamais le traité est finalisé en 2016, il ne pourra pas être ratifié avant 2017. Donc la présidentielle peut fonctionner comme un référendum sur le sujet. A ce stade, on sait seulement que le Parlement européen devra le valider ainsi que les chefs d’État et de gouvernement.

Avec moi, c’est clair : je n’accepterai jamais ce traité. En 2009, j’ai publiquement alerté sur ce projet dangereux pour les droits sociaux et écologiques. J’ai été le seul alors à inscrire la condamnation du traité dans ma profession de foi aux élections européennes. Longtemps j’ai été seul. Je combats pour les mêmes raisons encore l’arrimage de la France à cet OTAN économique qui profitera uniquement aux multinationales, et d’abord aux multinationales états-uniennes. Lors de mon voyage au Canada ces derniers jours, j’ai également dénoncé le frère jumeau du TAFTA, l’accord CETA qui se conclut actuellement entre l’Union européenne et le Canada. C’est le laboratoire du TAFTA. Je suis opposé aux deux. Comme je l’écris dans mon livre l’Ère du Peuple, il faut mettre fin à ce libre-échange intégral qui détruit les économies. Il abaisse les normes sociales, environnementales ou sanitaires. Il donne tous les droits aux multinationales au détriment de toute autre considération. Enfin, il engendre un système de déménagement permanent du monde en faisant exploser le transport de marchandises d’un bout à l’autre de la planète.

Du temps de Lionel Jospin, le gouvernement français a déjà fait stopper un accord de ce type. C’était l’accord précurseur en matière d’avantage donné aux investisseurs contre les États : l’AMI.

Il faut faire de même. Stopper les « négociations » et refuser ces deux traités transatlantiques.

La logique du libre-échange est une vieillerie sans efficacité économique. Elle ne sert qu’à emballer avec de belles paroles une démolition de toutes les sociétés au motif du moins-disant social comme écologique. La coopération plutôt que le libre-échange ! Voilà pourquoi il faut mettre à l’ordre du jour le protectionnisme solidaire.

Jean Luc Mélenchon

Note ma position personnelle:

Les théories sur les échanges internationaux sont vieilles; les avantages qu’ils sont censés produire pour l’ensemble des participants sont des attrappe-nigauds et de la poudre aux yeux.

Ces analyses ne résistent guère à une critique éclairée qui tient compte de la modernité et de la forme financière de la globalisation. Ces analyses ne tiennent pas compte du nouveau système économique ou il y a discontinuité: le vainqueur emporte tous les gains.The Winner takes all.

Nous sommes dans une forme de globalisation qui n’est pas sous le signe de la production et des avantages comparatifs de ces productions, nous sommes dans une globalisation sous le signe, sous la règle  de la finance, une globalisation impérialiste, avec dissymétrie dans l’accès aux ressources en capital, en crédit. Dans l’accés aux ressources financièrs et monétaires.

Bref  ce que l’on nous présente comme concurrence efficace, c’est la confrontation sur même ring, avec un arbitre partial, de poids lourds dopés, de super lourds contre des poids plumes, des welters pour parler le langage de la boxe.

Ce dont on ne nous parle pas, le grand secret c’est le fait que nous ne sommes pas dans d es discussions ouvertes sur les échanges, nous sommes dans des Traités de vassalisation.

Les Américains, après nous avoir fait payer notre lâcheté, notre veulerie  de ne pas nous défendre nous même par le coup de force de Nixon qui a rendu le dollar impérialistiquement flottant, les Américains veulent refaire le même coup avec une libéralisation des échanges quasi-unilatérale. Ils veulent récupérer par cet échange inégal, les dépenses qu’ils font à notre place pour assurer notre défense. C’est la géopolitque qui explique notre soumission.

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