Le système repose sur une colossale conspiration

« information of many macroeconomic announcements is known by some market participants in advance« 

– European Central Bank

Traduction:

« S’agissant de nombreuses annonces macro-économiques, beaucoup sont connues des participants aux marchés à l’avance. » 

-La BCE

Dans une étude fouillée, la BCE dépense beaucoup d’argent pour établir ce que de nombreux praticiens des marchés savent de puis toujours:  les marchés sont truqués, dissymétriques, il y a des initiés structurels.

Avec cette étude, la BCE se dédouane d’un crime bien plus grave, celui de faire en sorte que les banques privées, améliorent leurs profits bancaires par des opérations qui en dernière analyse ne sont rien d’autre que du vol pur et simple dans la poche et le portefeuille du public. Le système est conçu pour que les banques puisssent tondre, « scalper » le public.

Nous avons expliqué il y a quelques jours le mécanisme des Quantitative Easing , l’achat de titres à long terme par la Banque Centrale: c’est un « free lunch », un cadeau aux établissements bancaires. La BCE annonce qu’elle va acheter quelque chose, les banques achètent avant elle; font monter les cours puis revendent à la BCE. N’oubliez jamais quand la BCE dit qu’elle veut faire baisser les taux, elle veut dire qu’elle va faire monter les titres. Elle va enrichir ceux qui les possèdent!

C’est une pratique ancienne, très rodée qui se faisait il  y a bien longtemps,  lorsque les émetteurs rachetaient leurs titres sur le marché d’occasion: les intermédiaires devançaient ces achats, montaient le cours derrière leurs achats et revendaient ainsi avec un beau profit absolument sans risque. Des fortunes considérables se sont faites ainsi en Bourse sur le dos des grands émetteurs-complices d’ailleurs car les profits étaient partagés- grands émetteurs comme toutes les  firmes semi-publiques françaises…et bien sur? les plus proches des spouvoirs comme la Caisse des Dépôts …

L’opération scandaleuse n’a pas vieillie, elle se passe toujours de la même façon, un peu plus raffinée car il y a des lois sur les initiés et pour masquer les arnaques, les dépouillements des opérations se font dans des lieux opaques comme précisément le Panama.

Les écarts, ces petites « puces » qui portent sur des montanst considérables servent à constituer des magots qui sont utilisés soit pour s’enrichir, soit pour corrompre. Ou pour financer les élections et réélections. Comme les banques font la même chose, au grand jour, cela gonfle leurs bénéfices d’opérations sur titres.

Ce qu’il faut comprendre c’est que ces procédés sont voulus, ils font partie du système qui a été mis au point lors des dérégulations. Tout le système repose sur le raisonnement suivant:

-la croissance est trop faible, les profits du sytème économique ont tendance à s’éroder, les investissements ne sont pas assez importants

-pour doper la croissance on peut imaginer de stimuler le crédit et de pratiquer des taux très bas, de plus en plus bas

-mais il y a une limite à l’accroissement du crédit, c’est le risque d’accident et la dégradation de la solvabilité des banques.

-Pour que les banques puissent créer du crédit sans limite, il faut qu’elles aient des fonds propres de plus en plus gros.

-Mais comme les capitalistes n’aiment pas augmenter les fonds propres et remettre de l’argent au pot, le mieux est d’augmenter les fonds propres par des bénéfices tombés du ciel

-et pour augmenter les bénéfices, quelle meilleure idée que  d ‘autoriser le secteur bancaire à intervenir pour son compte propre sur les marchés financiers

-il profitera à la fois de l’appréciation  des marchés et en même temps de son statut qui lui permet un leverage quasi-infini

-ainsi les écarts de quelques pourcents qu’il réalisera seront multipliés par l’effet de levier, par 20X,30X ou même 40X.

-mais il y a plus cynique, il y  a la collusion et le tourniquet, la passerelle  entre les marchés, les banques et les banques centrales: ils pensent de la même façon, ils utilisent les mêmes modèles de prévision et simulation, il sortent des même écoles et ils couchent ensemble. Donc tout ce qui parait obscur, abscons, torturé dans le discours et les annonces des banques centrales est décodé par les banques, elles seules ont le décodeur et grâce à ce décodeur, elles anticipent, elles « front run » le public. Elles le tondent et elles le scalpent.

Un véritable métier s’est developpé qui consiste à décoder les messages obscurs des banques centrales, c’est  un métier d’exégèse et de relations coupables.

Quand nous disons que nous habitons un système de capitalisme kleptocratique, ploutocratique « crony », ce n’est pas en l’air, c’est vrai et cela se donne à voir pour peu que l’on connaisse le métier.

La conspiration est enracinée dans le mode de fonctionnement du système.

Ce qui est révélé ci dessous n’est que de la poudre aux yeux .  A la Soviétique pour exonérer le système dans son ensemble de ses vices afin de ne pas avoir à les corriger. On dénonce une faute vénielle pour préserver le reste, le colossal.

 

Tiré de ZH 

« The paper has studied trading patterns from Jan. 2008 to March 2014 and finds that « prices begin to move in the ‘correct’ direction about 30 minutes before the release time. The pre-announcement price drift accounts on average for about half of the total price adjustment. »

Translation: chronic insider trading, which until recently was an allegation that the serious outlets would relentless mock as another conspiracy by tinfoil hat fringe websites.

The paper also finds « strong evidence of pre-announcement drift » in ahead of releases such as the Conference Board’s consumer confidence index; NAR existing home and pending home sales; preliminary GDP; Federal Reserve’s industrial production (yes, even Fed data has been leaked repeatedly); ISM manufacturing and non- manufacturing indexes, and countless other examples.

While the ECB does not blame the entire « drift » on leaks of insider information, saying instead that « the evidence suggests that the pre-announcement drift likely comes from a combination of information leakage and superior forecasting » it is clear what the real culprit is for outperformance ahead of major data release, and – spoiler alert – it isn’t « superior forecasting. »

The paper also says that according to back-of-the-envelope calculations, since 2008 pre-release trading in S&P E-mini futures market profits amount to about $20 million per year.  Curiously, the ECB did not find evidence of « pre-announcement drift » in non-farm employment data. We doubt that especially since just this website has repeatedly caught BLS data being leaked in advance, an example of which we reported several years ago in « Bureau Of Labor Statistics Caught Red Handed Leaking Confidential Employment Data [11]. »

From the paper’s non-technical summary:

Macroeconomic indicators play an important role in business cycle forecasting and are closely watched by financial markets. Some of these indicators appear to influence financial market prices even ahead of their social release time. This paper examines the prevalence of pre-announcement price drift in U.S. stock and bond markets and looks for possible explanations.

 

We study the impact of announcements on second-by-second E-mini S&P 500 stock index and 10-year Treasury note futures from January 2008 to March 2014. The study is based on 21 market-moving announcements among a sample of 30 U.S. macroeconomic announcements. Eleven out of these 21 announcements exhibit some pre-announcement price drift in the \correct » direction, i.e., in the direction of the price change consistent with the announcement surprise. For seven of these announcements the drift is substantial. Prices start to move about 30 minutes before the ocial release time, and this pre-announcement price move accounts on average for about a half of the total price adjustment.

 

These facts are uncovered by an outlier-robust procedure (MM weighted least squares), but are similarly striking in cumulative average return graphs and order  ow imbalances.

 

The paper shows that these results are robust to controlling for, among others, outliers, data snooping, nearby announcements and the choice of the event window length.

 

Extending the sample period back to 2003 with minute-by-minute data reveals both a higher announcement impact and a stronger pre-announcement drift since 2008, especially in the S&P E-mini futures market. Based on a back-of-the-envelope calculation, we estimate that since 2008 in the S&P E-mini futures market alone the prots associated with trading prior to the social announcement release time have amounted to about 20 million USD per year.

 

The late start of pre-release price drift, which becomes signicant only about 30 minutes before the social release time, reveals an interesting property of prevalent trading strategies. Assuming that informed traders possess their informational advantage already more than 30 minutes ahead of the release, the question arises why they wait with trading on their knowledge until shortly before the release time. A possible explanation is that trading close to the release time minimizes the exposure to other risks that are unrelated to macroeconomic announcements.

 

The difficulty of identifying the causes of pre-announcement drift stems from the relatively small number of announcements that actually move financial markets. Nevertheless, we find that an implementation of strict release procedures makes pre-release drift less likely. This applies in particular to data released under the Principal Federal Economic Indicator (PFEI) guidelines, which impose strict security procedures. There is no evidence that modifying the calculation of market expectations, e.g., a focus on the most recent survey responses, helps in predicting the commonly used announcement surprise.

 

Public information, such as internet activity data, predicts the surprise in a few cases where the public information closely corresponds to the forecasting target. Analogously, improvements in data processing render privately collecting large amounts of comparable information feasible, which can be used for generating proprietary forecasts ahead of time. This early information -leaked or self-calculated- does not need to be precise in order to a have a large price impact. Under Bayesian learning, even if the information available before the ocial release is noisy, it can have a large price impact because of its timing. For a Bayesian learner, early availability makes up for less precision and a potentially smaller surprise. Thus, the incentives for privately collecting information and for leakage are high.

 

The main policy implications of this paper are twofold. First, the total impact of macroeconomic news is larger than measured in most event studies, which ignore the pre-release price drift. Therefore, the total impact of macroeconomic news on financial markets is larger, and financial markets are linked more tightly to the real economy than usually found. Second, information of many macroeconomic announcements is known by some market participants in advance. To ensure fairness in financial markets, strict release procedures need to be implemented for all market-moving announcements including announcements originating in the private sector.

Translation: the entire market is rigged.

For those who have been accused for years of being insane in claiming precisely what the ECB just « confirmed », you can read the full paper here [12].

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