Malgré la bonne résitance du S&P 500, la semaine a été une semaine de risk-off. L’ours a grondé, même si à Wall Street il a été assourdi. Le meilleur signe pour nous, c’est le regain de faiblesse, la chute des financières mondiales. A notre avis c’est le meilleur indicateur du moment, bien plus significatif que les matières premières et le high yield. Les financières n’ont pas assumé le leadership du rally de février/mars/avril, et ici, elles conduisent la baisse: mauvais signe.
Que ce soit au Japon, en Chine, à Singapour ou en Europe, les bancaires ont enregistré des pertes de 3,5% à 5%. La dégelée est terrible en Europe ou les banques Italiennes ont ajouté 9% à leur pertes depuis le 1er janvier; les pertes depuis 2016 sont de 35%. Depuis le début de l’année, les Banques euros ont chuté de 22,2%… et quasi aucun média ne titre dessus! Consigne du silence maffieuse. La Deutsche Bank a plongé de 12% cette semaine et de 30% depuis le debut 2016, et cela ne fait aucun titre!
Nous vous rappelons que malgré vous, vous êtes quasi-actionnaires des banques dans lesquelles vous avez vos comptes de dépots! Vous êst responsables des pertes: plus le cours de Bourse chute et plus l’échéance fatale, pour vous, se rapproche. la Bourse dévalorise les banques et interdit leur refinancement , ce qui in fine fait reposer ce refinancement sur vous en fonction des nouvelles dispositions légales. Un jour, ce sera le marché de gros du refinancement, les « repos » qui se gripperont et vous serez coincés.
Les spreads des périphériques se dilatent fortement pendant que les planqués fiscaux de la BCE jouent la Lorelei et tout le monde s’en fiche.Ils sont trop occupés à stigmatiser les victimes de leur politique insensée. Politique insensée qui leur revient en boomerang par la baisse catstrophique des cours de Bourse des banques. Voir notre article sur les 46 trillions de total de bilan des banques euros et leur leverage de 26 sans compter les dérivés!
Les valeurs américaines se comportent relativement bein puisque le S&P ne cède que 0,4% cette semaine. on note que les banques abandonnent 3,4% à l’unisson du secteur mondial , les pertes de 2016 sont de plus de 8%. Les TBTF sont paticulièrement touchées.
Nous nous sentons de plus en plus à l’aise avec notre thèse developpée depuis Aout 2015: « la bulle mondial a crevé, elle laisse passer de l’air » et les tentatives des autorités pour s’y opposer sont inefficaces. Le fait que les bancaires soient en aussi mauvais état est pour nous très révélateur. Les bancaires sont le poumon du système, leur paralysie est évidente.
Le risk-off est encore plus évident du coté des émergents. On le sent sur tous les véhicules: actions, bonds, change etc c’est l’aversion au jeu caractérisée. Un exmeple, l’ETF spécialisé dans les émergents à chuté de près de 5% cette semaine. Avec un titre de Bloomberg: « Emerging markets head for worst week depuis janvier », « plus mauvaise semaine pour les émergents depuis janvier ».
Le marché américain fait preuve d’une résistance relative trompeuse.

Pour nous, on reste dans l’incertitude en hebdomadaire, on sent bien la lourdeur spontanée de la tendance

La formation de long terme est incontestablement une formation de « top » arrondi, tournant


Ne retenez que la visualisation, les marchés ne fournissent plus d’indication technique depuis longtemps. Cependant ils permettent de proposer des interprétaions: « la lévitation est de plus en plus difficile à maintenir ».
On a compris que les autorités monétaires étaient terrorisées par la possibilité d’une baisse dont ils perdraient le controle. Elles tiennent les marchés quasi au jour le jour sur un plateau ce qui evite les mouvements desordonnées, en boulede neige. Mais elles ne peuvent echapper à la logique interne des marchés, un jour ou l’autre il y a un seuil qui est franchi et le franchissement déclenche des comportemenst qui deviennent moutonniers d’abord et transitifs, auto réalisateurs et c’est la rupture. On peut retarder ce moment comme on le fait maintenant, mais alors la question se pose: en attendant quoi?
La philosophie des autorités est l’optimisation de court terme, le long terme n’est qu’une succession de courts terme pensent ils, mais ceci peut être pris en défaut par des effets d’accumulation, des effets de stocks. Pour nous, un marché qui ne réussit plus à aller de l’avant est un marché dangereux, les marchés ont besoin de … marcher, leurs équilibres sont toujours précaires.
Les véhicules leaders, précurseurs en matière d’appétit pour le risk/jeu ont eu un comportement peu encourageant au cours de la semaine écoulée.
Merci de votre spontanéité dans vos analyses; le décryptage est rendu difficile par la tricherie permanente d’un système acculé et qui refuse la vérité,qui a peur que les populations mondiales acceptent de voir la réalité et se décident à « sanctionner » tous les responsables qui ont accumulé des richesse phénoménales avec de la fausse monnaie depuis des décennies.
Par ailleurs quel le pouvoir d’intervention des BCE pour casser les chutes?
Injection de fausse monnaie….,?
Celà fait plusieurs décennies que tous les marché sont « façonnés », » modulés », que les informations
de la FED sont distillées comme si « ils » ne faisaient pas exprès de « lacher » un secret « énorme »!
Merci encore de votre présence sur le net .
J’apprécie grandement votre professionnalisme et la pertinence de vos commentaires.
Je ne manque pas de transmettre à l’envi et alentour vos analyses.
Bien a vous.
JLOUIS DUPIN
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