La campagne électorale des présidentielles commence

 Nous sommes déjà à la veille d’une campagne éléctorale. Elle commence tôt car nous sommes dans une situation nouvelle de tripolarisation et il n’est plus évident d’être présent au second tour, ce qui oblige à entrer précocement  dans l’arène.

Macron a obligé Hollande à se démasquer prématurément et à faire semblant de se congratuler et glorifier d’une amélioration. Hélas pour Hollande, les Allemands et Bruxelles imposent des réformes en contrepartie de la dérive des dépenses budgétaires. Ces réformes, politiquement très sensibles, provoquent des toubles sociaux, même si en fait elles sont cosmétiques et ont été vidées de tout contenu. Ces réformes sont nulles et non avenues en terme d ‘efficacité économique.  Elles ne sont qu’un moyen de se dédouaner et de sauver la face…devant l’opinion publique Allemande. Les réformes Françaises à ce stade sont faites, ou plutot tentées pour Schauble et AfD.

La campagne qui commence pourrait ètre cruciale,  mais elle  ne le sera pas. Ce devrait être une tribune fantastique pour, enfin, expliquer, faire comprendre la situation dans laquelle nous nous trouvons, les enjeux, les voies possibles d’amélioration, les obstacles à  vaincre, les coûts associés aux solutions, le tout dans une perspective, sous contrainte à la fois européenne et globale.

Ce de vrait êrte l’opportunité de faire ressortir les logiques profondes des différents choix, en quoi ils peuvent différer et en quoi en fait ils convergent sous des habillages faussement différents. Au terme de la campagne les Français devraint enfin être capables de comprendres ce qui leur est arrivé, comment et pourquoi nous en sommes  arrivés là ou nous en sommes, pourquoi nous rétrogradons sans cesse, pourquoi nos enfants n’ont pas d’avenir, pourquoi nous sommes en perpétuelle morosité.

Pouvait il y avoir plus belle occasion que cette réforme des relations de Travail pour tout mettre à plat dans la conscience des gens, leur montrer le sens profond de cette réforme, en quoi elle correspond à une mise en cohérence: celle de l’intégration dans un monde européen dominé par le modèle Allemand et l’intégration encore plus vaste dans un monde global impérialiste sous le signe de la financialisation, de la marchandisation   et du laminage des spécificités nationales .  Pouvait il y avoir plus belle opportunité de mettre les Français au pied du mur, devant leurs contradictions, et leur dire: vous voulez ceci ou cela, mais vous refusez d’en payer le prix! Il faut enfin devenir adulte, il faut choisir.

 Rien qu’à l’énumération, vous avez compris qu’il n’y a aucune chance pour que tout cela soit eclairé. 

D’abord parce que les candidats sont incapables de le faire, eux même n’ont aucune vision claire, ils sont empétrés dans les catalogues à la Prévert dont ils ne maitrisent par l’articulation.

Ensuite parce qu’ils n’ont pas les ressources pédagogiques pour le faire comprendre.

Enfin parce que ce n’est pas leur intéret ou leur objectif. Ils prefèrent entretenir la confusion et en jouer.

Ils  sont à la joute, au combat. Dans la séduction. La production du monde leur est étrangère, ce n’est pas leur univers. Leur monde, c’est la parole, la tchatche.

Contrairement donc à ce que disait la bonne vieille Geneviève Tabouy en débutant ses chroniques il y a fort longtemps, ne vous attendez pas à savoir, ce n’est pas le but des campagnes éléctorales.

Nous voulons attirer votre attention sur ceci : la France n’est pas maitresse de son destin. La voie qui est choisie, qui a été choisie, si on ose encore employer le mot choisir, est la voie de l’intégration, de la soumission à des régles venues d’ailleurs. Beaucoup de choses parmi celles qui sont dites avec emphase voire conviction sont des rodomontades. Ceux qui vous parlent et vous promettent ne peuvent tenir.

La joute éléctorale ne sera  qu’un épisode, une étape sur un long chemin de futures désillusions. Ce chemin Sarkozy l’a déjà parcouru et cela lui a couté sa place: au lieu de se poser en intermédiaire, médiateur, il a voulu jouer au chef, il a affrmé un volontarisme téméraire qui s’est retourné contre lui. Le temps des volontarismes politiques est terminé, les gouvernements en ont abandonné les outils tout au long de la période 1980/2012.

 Ils n’ont plus les outils, ils sont pris dans des systèmes qui les dépassent, pire faute de comprendre le fonctionnement de ces systèmes ils en sont doublement esclaves et dépendants. Témoin ce qui s’est passé en Europe avec l ‘accumulation des erreurs dans la gestion de la crise de la dette. Témoin cet épisode malheureux de l’austérité qui n’a servi à rien d’autre qu’à casser un peu plus l’appareil économique. Témoin ces réformes, pures transpositions à la France de recettes qui ont réussi aux autres parce qu’ils avaient des atouts que nous n’avions pas. 

 

Une réflexion sur “La campagne électorale des présidentielles commence

  1. excellente chronique Mr Bertez.
    Il est vrai que la France est un bateau ivre qui se dirige bon mal an vers les « merkel falls ».
    mais cette rigueur a enrichi considérablement ceux qui l’ont provoqué ! tout en laissant des strapontins à nos édiles, qui ne sont que des coq chantant les deux pieds dans la M……
    Sympa le rappel à Geneviève Tabouit à 8h30 le matin sur R..Radio la plus écoutée avec son jeu des 1000francs, zappy max contre le « tonneau » et la famille DURATON.
    Et si nous prenions appui sur ces émissions radio pour retrouver le bon sens près de chez nous?

    J’aime

Laisser un commentaire