Gattaz se trompe de combat

Gattaz, se livre dans le Monde de mardi à une nouvelle charge contre les syndicalistes opposés au projet de loi Travail, CGT en tête, qu’il accuse de pratiquer la « terreur » et de se comporter comme des « terroristes ».

On remarque que Gattaz occulte le fait que le gouvernement n’a pas de majorité de la représentation nationale pour faire passer son texte et que lui aussi il est obligé d’utiliser la violence du 49-3!

Dés lors que l’on viole la représentation nationale, on viole le peuple et la violence , qu’elle soit verbale ou autre s’installe.

Gattaz veut faire une pirouette, la pirouette qui consiste à faire croire que le dialogue remplace la démocratie! Nous n’avons jamais entendu défendre cette idée selon laquelle le pseudo-dialogue remplacerait l’accord du peuple.

Le dialogue est une imbécilité chère au syndicat jaune qu’est la CFDT, ce n’est pas dans les fondements organiques de notre système. Le progrès n’a jamais jailli du consensus des bénis oui-oui, il jaillit des luttes, des confrontations et des contradictions. Le progrès ce n’est pas la négations des luttes, mais leur dépassement. Le dépassement intègre le conflit tout en allant au dela.  Gattaz rêve,  comme ses ancêtres de la CGPF et de la Cagoule, du modèle Allemand. Il est incroyable de voir et de constater que les sociétés changent aussi peu et reproduisent les mêmes schémas, les mêmes comportements à 80 ans d’écart. On retrouve les relents de la Cagoule, des Saint Simoniens, de  l’école des cadres d’Uriage, et bien sur l’esprit ENA.

Nous ne cessons de le rappeler, nos systèmes deviennent scélérats aussi bien au plan de la politique intérieure qu’au plan de la politique étrangère et il faut saluer l’intelligence involontaire et inconsciente de Gattaz qui fait le rapprochement justifié, par le biais du vocabulaire,  entre le terrorisme intérieur et le terrorisme extérieur. Il emploie c’est vrai le bon mot: terrorisme. Nous soutenons  en effet que dans la voie suivie, voie  du mensonge, de la tromperie,  de la confusion des rôles, et de la régression notre avenir, c’est le terrorisme.

Gattaz se trompe de combat, il fait une alliance idiote avec le gouvernement pour défendre un texte qui ne constitue pas un réel progrès vers la Liberté de Gérer, Liberté de Gérer qui est le vrai problème de la France.

Gattaz défend une position inspirée du Capitalisme Monopolitique d’Etat,  ce vice, cette perversion Française que nous trainons depuis la guerre.  Gattaz ne prend absolument pas une position  libérale, sa complicité avec Hollande est navrante car il sera difficile de repasser derrière  plus tard et de faire les vrais changements utiles set efficaces. C’est comme pour l’austérité, il n’y  a pas eu d’austérité en France , mais les Français croient qu’il y en a eu une et quand il faudra la faire, sérieusement, alors ils refuseront. On gâche les mots, on gâche les opportunités.

L’ennemi de Gattaz, c’est, cela devrait être, le socialisme, le dirigisme, pas les salariés. Les salariés, les syndicats, font leur boulot en s’opposant.  C’est Gattaz qui ne fait pas le sien en ne démontrant pas que cette réforme est un « pipi de chat », qu’elle est un faux progrés. Gattaz illustre la connivence et les erreurs de rôle qui nous ont conduit ou nous sommes.

Le patron du Medef parle de « dictature stalinienne » pour qualifier la décision du syndicat du livre-CGT de bloquer la parution de la plupart des quotidiens jeudi dernier, lors d’une huitième journée de mobilisation.

Selon le Syndicat de la presse nationale, la CGT a agi ainsi en guise de représailles au refus de ces journaux de publier une tribune du numéro un du syndicat, Philippe Martinez.

Mené par la CGT mais aussi Force ouvrière (FO), le front des opposants au projet de loi porté par Myriam El Khomri a durci ces dernières semaines le mouvement, en multipliant les appels à la grève dans des secteurs stratégiques comme l’énergie, et dans les transports.

 

2 réflexions sur “Gattaz se trompe de combat

  1. Bien d’accord avec vos propos. Malheureusement , le combat syndical a été dévoyé par l’obligation de « survivance » du syndicalisme, qui ne draine plus autant les salariés.
    Le système européen verrouille toute tentative de sortie « du grand rail monopilistique » ou à tout le moins d’amélioration .Ainsi les médias ne relaient pas la réalité de ce qui attend les peuples.
    Toujours se rappeler que la main qui donne est au-dessus de la main qui reçoit…

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