Editorial: Il est grand temps de se révolter contre les maîtres du monde, les Banquiers Centraux. Avec MAJ

A propos des taux négatifs et de la volonté de supprimez le cash. A propos de leur incurie et de leur nullité. 

Ces gens ou bien sont fous, ou bien, si ils se rendent compte de ce qu’ils font, ce sont des fascistes. Ont-ils conscience que ce ne sont pas des abstractions qu’ils manient et manipulent? Ont ils conscience du fait que derrière ce fétiche qu’est l’argent , ce sont des hommes, des comportements humains, des vies, des libertés qui sont manipulées sinon sacrifiées.

J’entends une responsable de haut niveau dire que les taux négatifs, finalement c’est bien; certes il y a du « plus » et du « moins », des avantages et des conséquences négatives, mais le solde est positif. Ce responsable oublie -t- il que ceux qui bénéficient du positif ne sont pas les mêmes que ceux qui souffrent du négatif? De quel droit choisit-il ceux qui doivent gagner et ceux qui doivent perdre? De quel droit comme Obama et ses drones justifie-t-il les dégats collatéraux? Une vie n’en vaut-elle pas  une autre! De quel droit je vous le demande, je leur demande!

L’argent n’existe pas, ce qui existe ce sont les personnes qui l’utilisent, l’argent est une abstraction. mais c’est une asbtraction fondamentale puisque c’est votre travail cristallisé c’est votre temps de vie, c’est le résidu de votre exploitation, ce qu’on vous laisse, et c’est le véhicule, le médium d’échange qui vous permet d’exprimer vos choix. Eux l’argent, c’est un paramètre, une lettre, M ceci ou M cela, une inconnue dans une équation.

De quel droit, de quel argument intellectuel et moral se permet on de considérer que si vous n’utilisez pas votre argent tout de suite, alors il doit être amputé d’un intérêt négatif, et ce,  pour vous forcer à faire ce que souhaite un quarteron de PHD fascisants? De quel droit supprimerait-on le cash, le numéraire afin de vous empécher de résister à la ponction ? Réponse? La réponse je vous la donne ce ne peut être que du droit du plus fort, ce qui signe dans nos sociétés le retour de la violence, du droit à la violence. Car les mêmes PHD qui pronent les taux négatifs, la fin du cash savent bien que si vous vous révoltez, ce qui  est la moindre des choses, alors les argousins vont venir attenter à votre personne, ils vont vous épier, vous controler et faire ce qu’ils jugeront nécessaire pour imposer leur mesures scélérates. C’est la raison pour laquelle je considère que tout cela est fascisant, cela déclenche une serie d’actes, de pertes  de libertés  dont ces gens ne veulent rien savoir, certes, mais que nous sommes en droit de leur jeter au visage. Ce que je fais . 

La politique monétaire, ce n’est pas de la  philospohie en chambre, ce n’est pas académique, c’est de la bidoche, de la viande, de la viande humaine, la votre. En 2008 j’ai écrit nous sommes en guerre, et je ne me suis pas trompé; en guerre la première victime c’est la vérité et je ne me suis pas trompé, en guerre ensuite les victimes ce sont les gens, les gens comme vous et moi, ce sont ceux qui vont au front prendre les balles en pleine tête, qui vont constituer les dégats collatéraux,  alors que les autres restent planqués avec leur fortune qui enfle au fur et à mesure que les taux chutent, qu’ils deviennent négatifs, que les indices boursiers s’envolent. La politique monétaire, ce n’est pas de la théorie compte tenu de la place et du role de la monnaie: c’est de la pratique quotidienne. Mais ce qu’ils vous font passer pour de la théorie, va déboucher sur des violences, violences sur vous et vos biens. La société entière va être obligée  de se plier à leurs diktats et ceux qui refuseront de plier seront cassés.

Ils sont nuls, incompétents et aux services d’intérêt particuliers. Mais si ils ont échoué, si nous en sommes arrivés là , ce sont pas eux qui paient, non au contraire, c’est vous, les victimes de leur incurie qui payez leurs additions. 

                                                                             ********

La presse et les marchés sont à courte et très courte vue. Les autorités également, elles qui se sont toutes ralliées à l’idée que »le long terme est une succession de courts termes »;

Nous ne mangeons pas de pain là. Nous faisons du court terme certes  presque de façon didactique pour permettre au lecteur de faire le lien entre ce qu’il voit et ce qui se déroule. Mais notre démarche est une vraie démarche de long terme: nous mettons à jour des forces, des élements qui gouvernent le long terme.

C’est ce qui nous permet depuis le début de la GFC puis de la GEC de ne pas nous être trompé.  Dès 2009, puis encore en 2011, lorsque nous n’avons pas cru à l’Exit. Nous avons vu juste, à la fois sur le fait que la crise allait durer très très longtemps, sur le fait que la politique engagée n’avait pas d’issue et que l’on ne retournerait pas en arrière et enfin sur le fait que la crise allait remonter aux institutions, aux structures, au politique, au social et au géopolitique. L’enjeu de toute crise est conflictuel, il s’agit toujours en dernière analyse de savoir: qui va payer?

La crise va même modifer nos façons de penser , pas seulement les théories, mais la culture.

Au passage nous avons seriné que les bulles n’en étaient pas vraiment car il n’y avait nulle « mania », mais un entonnoir, l’entonnoir de la répression financière,  mis en place cyniquement qui visait à forcer les détenteurs de capitaux à rechercher le rendement à tout prix, au fur et à mesure que les banques centrales le rendaient plus rare.

Nous avons soutenu que tout ceci était là pour durer. Ce n’était pas un intermède, non c’était une nouvelle phase de l’histoire. Il n’y a pas de « bulles » avons nous sans cesse écrit tant que les politiques monétaires restent ce qu’elles sont:  c’est la masse de liquidités dans le monde et les taux administrés, nuls ou négatifs qui, mécaniquement font gonfler la valeur des assets financiers. C’est un monde nouveau que celui ou les autorités ont unifié et pris le contôle du  champ des assets financiers et réussi  à faire en sorte que leur valeur ne soit plus que relative  et non plus fondamentale;  que leur valeur dépende de la valeur des autres assets et non pas du Réel sous jacent. La Bourse est un jeu à l’intérieur d’un univers dont les Banques cenrtales ont pris le contrôle.

Nous avons soutenu que nous étions entré dans  un autre système politique et social au dela, par dela le capitalisme et le socialisme, dans  un système  de capitalo-socialisme monétaire administré, piloté par un quarteron monopolistique de Maîtres auto proclamés, cooptés, libérés de tout contrôle et par conséquence privés de toute légitimité. Les débats pour les contester ne suffisent plus, car ils ont tué toute critique, ils ont imposé une parole dite « d’autorité » qui évacue toute remise en question. Non seulement , ils sont dans une névrose, comme les mouches dans une bouteille, mais ils ont réussi à y faire pénétrer une masse colossale de complices qui font l’opinion.

Nous soutenons que le problème est maintenant politique et que cette prise de pouvoir par un « quarteron d’individus félons » doit être traitée au niveau ou elle se situe: le niveau politique.

Ils font de la politique, ils ne gèrent pas la monnaie. Et nous sommes dans une mécanique infernale;  leurs théories sont fausses, ils échouent, mais leur échec ne leur sert qu’à une chose:  aller plus loin, en  faire plus, s’octroyer plus de pouvoir et rendre l’évolution irréversible.

Ils ont échoué, c’est une évidence puisque l’on ne peut retourner à la situation qui prévalait avant la crise de 2008, on a besoin des béquilles  même pas pour marcher, pour stagner. Et pourtant Yellen ose dire en substance: « comme nous approchons de nos buts, il est temps  de tirer les leçons de ce que nous avons appris, pour conduire la politique monétaire future ». Mais attention ces leçons ne servent pas à revenir en arrière, mais à fournir des justifications … pour aller encore plus loin!

Ce que fait Yellen au dela d’agiter le chiffon rouge pour la Communauté Spéculative Mondiale qui attend de savoir si elle doit acheter ou vendre, ce que fait Yellen, c’est poser les bases d’une politique monétaire durablement « dovish », durablement inflationniste! D’une politique monétaire qui rationalise le fait que l’on ne peut plus en sortir. Le long terme, c’est une succession de courts termes, le long terme c’est la ratification, l’enracinement des politiques, des outils, des idées de court terme.  Et personne ne lit, personne ne va au dela de l’attrappe nigaud que constitue le montera/montera pas les taux, alors que Yellen  dans  son intervention , bien titrée, bien annoncée, parle, écrit pour l’Histoire, elle pose méthodiquement les bases, les bases analytiques, d’un système dans  lequel les banques centrales conservent et entretiennent un bilan de dimension colossale et n’envisagent plus de le contracter.

Yellen pose les bases d’un système durable, qui repose sur l’utilisation du bilan des banques centrales pour résoudre tous les problèmes, faire face à toutes les incertitudes et traiter tous les accidents. C’est une institutionnalisation de l’exceptionnel. Ce qui n’était qu’une Expérience, si on la suit, va devenir la régle, le modus operandi régulier et commun. Le chèque en blanc signé, sous l’emprise de la panique de 2008, va être perpétuel, sans  limite de validité, sans  montant, il va être vraiment chèque en blanc. Les pleins pouvoirs. La tyrannie. Ils vont jongler avec les trillions, pire que « le capitalisme, qui joue aux dès notre royaume! »

En 2008, les banquiers centraux ont pris le pouvoir, ils ont déplacé, transferé plus de ressources que jamais les guerres et les politiciens n’avaient réussi à le faire. En 2011, ils devaient stopper, rendre leur mandat, rendre le chèque en blance, non seulement, à cause de leur échec ils ne l’ont pas fait, mais ils ont  doublé et quadruplé; le bilan de la Fed a explosé à 4,5 trillions et plus! Nous prenons date: dans  l’état actuel de fragilité des marchés financiers, dans  l’état actuel des déséquilibres économiques de toutes sortes, dans  l’état actuel d’incurie des hommes politiques, dans l’état actuel des risques disimulés, il faudra dans le moyen terme passer à un bilan de la Fed de … 10 trillions. C’est mathématique c’est à dire prudent, cela ne tient pas compte des risques supplémentaires « d’overshooting » lors d’un accident. Nous prenons date: 10 trillions de « backstop » il faudra. Et on achètera la pourriture qui s’est accumulée tout au long  de ces années de  « search for yield », toute la pourriture qui ne peut résister à un simple ralentissement , même modéré.  On achétera tout, les emprunts Corporate, les créances bidons de l’ingénierie malthusienne qui s’est développée comme un cancer. On continuera d’enrichir les plus riches et piller les autres…

La Fed s’est mise dans  un corner, elle n’a plus de marge de manoeuvre sur les taux, elle le dit elle même. Les simulations faites par Reifschneider, reprises pat Yellen  « Gauging the ability of the FOMC to respond to future récessions »sont claires: « si on n’a pas la possibilité de couper radicalement  les taux d’intérêt, il faut compenser par des achats d’assets beaucoup plus agressifs et des « forward guidances », (des promesses de taux longs trés bas.) « . Les simulations sur lesquelles Yellen s’appuie avancent  une estimation de 4 trillions d’achats de titres, nous, nous les évaluons à 10 trillions minimum. Et ce ne sera que le début car l’absence de flexibilité sur les taux dont la Fed se plaint, ne va pouvoir que s’accentuer, plus le bilan de la Fed sera gigantestque, plus le marché financier sera surévalué, plus la pourriture sera répandue dans le crédit et l’ingénierie, plus la rigidité va augmenter, on ne pourra supporter le moindre soufle de vent de normalisation, l’édifice sera trop fragile avec des fondations pourries.

La Fed s’est trompée sur tout, absolument tout, voila la vérité. Elle a été incapable de voir venir la crise, elle a été incapable d’en analyser les causes, elle a été incapable d’en apprécier les effets de contagion, elle a reflaté une bulle immobilière, elle a souflé une bulle des fonds d’état, elle a supprimé toute fonction de découverte des prix du risque, elle a produit une croissance lente, déséquilibrée, elle a raté ses objectifs d’inflation, elle a alimenté la plus grande vague d’inégalités jamais élévée dans l’Histoire. Elle a propagé  l’immoralité, le « moral hazard », provoqué la montée du populisme et finalement disloqué le système politique.  Voila le résultat de son action et il est tel que beaucoup se rallient aux thèses conspirationnistes et  croient que cela est volontaire, que  cela est la manifestation d’une stratégie  de chaos. Un des gouverneurs le plus honnête n’y est pas allé par quatre chemins, il s’agit du dissident Eric Rosengreen: « L’économie et les marchés financiers ne sont pas aussi stables que nous l’avions assumé ». On ne peut mieux dire, en langage bien sur diplomatique, que le jugement de ces gens  est défaillant et qu’ils nous le font payer.

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