Stanley Fischer VP de la Fed sur les taux négatifs, Fischer est un âne

http://www.bloomberg.com/news/articles/2016-08-30/fed-s-fischer-says-negative-rates-seem-to-work-in-today-s-world


A lire et écouter.

Fischer ne dit pas que les taux négatifs cela marche, il dit que ceux qui les pratiquent pensent que cela marche, ce qui est tout different!

Pour sa part il ajoute nous sommes dans un monde ou cela semble marcher. Et il insiste, pour souligner que les taux négatifs ne marchent que jusqu’à un certain point et qu’ensuite ils deviennent contreproductifs.

 
 

KEENE: What did you learn about negative rates in the crucible of the markets? What have you learned in the last number of months?

 

FISCHER: Well, we’ve learned that the central banks which are implementing them — there were four or five of them — basically think they’re quite successful and are staying with their approach, possibly with the exception of Japan. They’re thinking it through and they have said they’ll come back to try and make negative rates work better. So we’re in a world where they seem to work. I think one of the most interesting developments I’ve seen in theory is a paper that says, yes, they work up to a certain point and then they become counterproductive.

 

KEENE: Precisely. Yes, that’s a critical point. I mean we have within the interviews of Bloomberg Surveillance that Francine Lacqua and I have had Olivier Blanchard calls them an outright scam.Granted, he’s not a public official anymore, I understand that.There is a raging debate about the efficacy of negative interest rates for central banks, for governments, and again for banking itself. What about the efficacy of negative rates for savers and the people of these different nations?

Et ensuite:

Si vous êtes un épargnant, vous êtes en difficulté reconnait Fischer, mais il ajoute que les taux très bas vont de pair avec des prix des actions tout à fait décents, suggérant ainsi que si vous perdez sur les taux, alors, vous pouvez vous rattraper sur les actions!

Ce qui est une pure imbécilité  intellectuelle qui montre l’étendue de l’ignorance de Fischer en matière financière. Fischer oublie que l’épargnant ne se rattrappe pas, car le prix des actions s’ajuste au taux de rendement directeur, celui du 10 ou 12 ans et il se met à un niveau tel qu’il ne rapporte pas plus! Le « fair price » des actions monte à un niveau tel qu’elles ne rapportent pas plus, tout compris, dividende et valorisation du cours,  que les obligations avec le risque en plus.

En effet si Fischer savait de quoi il parle, il comprendrait que lorsque les taux de rendement des valeurs à revenu fixe sont bas, alors la valeur des actions s’ajuste de façon à ce que elles aussi procurent , au risque près, la même récompense  que les valeurs à revenus fixes. Quand on dit que les taux des bonds à 10 ans justifient des cours des actions plus élevés, on ne dit en effet rien d’autre que ceci: les actions doivent monter jusqu’à un niveau de prix qui fait que leur performance sur 10 ans deviennent égale à celle des bonds à dix ans . Donc si le rendement des bonds à 10 ans est 1,5%, les cours des actions vont s’élever jusqu’au niveau ou leur performance anticipée, tout compris, sur 10 ans sera la même que celle obtenue siur les bonds.

Donc dans tous les cas l’épargnant est « baisé » contrairement à ce que suggère l’incapable Fischer.

C’est le ba-ba de la théorie de l’équilibre des portefeuille de Rudi Dornbusch.

Il n’y a aucune place pour se cacher, no place to hide et aucune alternative. La classe des épargants est spoliée et Bernanke l’a bien dit: il faut bien que tout les papiers émis soit detenu par quelqu’un (même si on vend on vend toujours à quelqu’un qui porte la pourriture) ! Si on raisonne comme je le fais en terme de classe, ce quelqu’un c’est la classe des épargants et c’est elle qui est spoliée délibérément. 

Certes les premiers acheteurs sur les actions quand on baisse les taux gagnent, mais ce sont bien sur les initiés, les banques, les Hedge Fund, pas le public!  Et lorsque les actions comme maintenant ont atteint leur cours d’équilibre, comme c’est le cas depuis mai 2015 , alors les initiés revendent au public, aux gogos  qui eux  se retrouvent avec un placement qui au mieux à 10 ans rapportera 1,5%.

Mais entretemps il aura du subir la volatilité et peut être qu’il aura pris peur ce qui lui aura fait vendre .. à perte. 

Le cynisme de ces gens n’a d’égal que leur incompétence.

Nous reviendrons un prochain jour sur cette question fondamentale de la signification des taux obligataires quasi nuls et de leur incidence sur la « fair value » des actions. Ce que l’on appelle la fameuse équation de la Fed.

Dire les taux très bas sur les obligations et valeurs du Trésor justifient des valorisations élevées sur les actions, veut dire qu’implicitement on admet que le prix des actions doit être porté à un niveau ou sur longue periode, de 10 à12 ans, leur performance totale nominale doit ëtre quasi nulle.  C’est un constat mathématique, une évidence. 

 
 

FISCHER: Well, clearly there are different responses to negative rates. If you’re a saver, they’re very difficult to deal with and to accept, although typically they go along with quite decent equity prices. But we consider all that and we have to make trade-offs in economics all the time and the idea is the lower the interest rate the better it is for investors.

 

Une réflexion sur “Stanley Fischer VP de la Fed sur les taux négatifs, Fischer est un âne

  1. Cher monsieur, je vous contacte pour vous informer que j’ai posté en téléchargement libre « Les grands médias au pas cadencé? » sur pucciarelli.fr. Vous faites partie des sites dont je fais mention. Je me permets donc tout naturellement de vous envoyer mon travail Cordialement.

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