Les banques ne sont pas intermédiaires entre l’épargne et le crédit, elles créent le crédit à partir de rien

Les théories des économistes classiques sont fausses et le crédit n’est pas neutre, il est fondamental. Ce que l’on enseigne à l’école est faux, archi faux. Ceci constitue le fond de notre critique à l’égard des politiques monétaires suivies et des thèses idiotes comme celle Bernanke de l’excès d’épargne globale. Les fonds prétés ne viennent pas de l’épargne mais du crédit et le crédit lui, ne vient de rien si ce n’est du ciel, « out of ,othing. La théorie du taux naturel actuellement à la mode est une escroquerie naive.


Pour ceux qui veulent enfin comprendre

http://positivemoney.org/how-money-works/proof-that-banks-create-money/


 “Where does money come from?  In the modern economy, most money takes the form of bank deposits. But how those bank deposits are created is often misunderstood. The principal way in which they are created is through commercial banks making loans: whenever a bank makes a loan, it creates a deposit in the borrower’s bank account, thereby creating new money. This description of how money is created differs from the story found in some economics textbooks.”(Bank of England)

Banks aren’t Middlemen between Savers and Borrowers:

There is a common idea – even taught in many economics textbooks and academic papers – that banks are simply middlemen (‘intermediaries’) between savers and borrowers. But this is inaccurate. As the Bank of England describes:

“One common misconception is that banks act simply as intermediaries, lending out the deposits that savers place with them. In this view deposits are typically ‘created’ by the saving decisions of households, and banks then ‘lend out’ those existing deposits to borrowers, for example to companies looking to finance investment or individuals wanting to purchase houses.

“In fact, when households choose to save more money in bank accounts, those deposits come simply at the expense of deposits that would have otherwise gone to companies in payment for goods and services. Saving does not by itself increase the deposits or ‘funds available’ for banks to lend. Indeed, viewing banks simply as intermediaries ignores the fact that, in reality in the modern economy, commercial banks are the creators of deposit money. This article explains how, rather than banks lending out deposits that are placed with them, the act of lending creates deposits — the reverse of the sequence typically described in textbooks.(3)” (Bank of England, Money Creation in the Modern Economy)

3 réflexions sur “Les banques ne sont pas intermédiaires entre l’épargne et le crédit, elles créent le crédit à partir de rien

  1. Monsieur Bertez bonjour,
    Une petite question: Ce sont les économistes classiques qui racontent toutes ces conneries où les économistes néoclassiques?
    Avec beaucoup de respect!
    Koukoufikis Ioannis…..encore un Grec!

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    1. Je vous remercie de votre intérêt.

      En fait vous me posez une colle.
      La réponse la plus simple consiste à dire que ce sont les néo-classiques, ceux qui constituent l’orthodoxie enseignée dans les universités qui défendent ( bien mal) cette idée de la neutralité du crédit et de la monnaie.

      Mais quand j’utilise la désignation d’économistes classiques et néo-classiques, en fait je ne vise pas plus l’une des écoles que l’autre car je me place de mon point de vue personnel, le mien.

      Je devrait plutot dire « les économistes orthodoxes qui croient à la théorie de l’équilibre genéral-à la neutralité de la monnaie et du crédit -aux anticipations rationelles -et au marginalisme ». Mais ce serait un peu long!

      En effet je ne crois à rien de tout cela! Je considère que ce sont des théories de validité très relative dans des conditions idéales qui ne sont jamais réunies et qui à ce titre sont purement idéologiques. C’est de l’académisme.

      Mon cadre analytique de base me conduit à considérer comme classqiue tout ce qui ressort de ces théories « claires » en apparence mais inadaptées pour comprendre et prévoir le monde réel. Je suis à l’origine un homme de marchés et je conserve ce biais qui me fait accorder beaucoup d’importance à la prévision.

      Pour moi les théories fondées sur l’équilibre sont incapables de rendre compte du mouvement, de l’évolution du système, elles n’ont pas de pouvoir explicatif ou prédictif de ce qui se passe en ce moment: une mutation.

      Les forces en jeu à notre époque ont été actionnées par l’insuffisance du profit (des cash flows) face au capital total enraciné dans le système, (capital total composé du productif, de l’improductif, du fictif et de ce qui équivaut à un capital: les protections sociales et retraites). Face à l’insuffisance du profit on a créé de la dette. Ce qui se traduit par : surendettement, excès de promesses que l’on ne peut tenir, inflation du passif du système etc. Cet excès de passif pour choisir cette expression recouvre à la fois la tendance à la suraccumulation chère à Marx( hausse de la composition organique du capital plus création de dette et capital spéculatif), mais aussi le jeu quasi naturel des économies fondées sur le crédit cher à Minsky , voire au Autrichiens.

      Les deux points de vue, celui de tendance à LT de Marx et celui d’excès de crédit cyclique des Autrichiens et de Minsky se complètent.

      En fait je mixe des outils fondés sur trois approches différentes:

      -une théorie de la valeur qui est la valeur travail pour comprendre les contradictions de long terme et la globalisation qui débouchent sur un nouvel impérialisme ou tentative d’impérialisme

      -une théorie neo keynesiennes facon Minsky pour comprendre le jeu du crédit et l’instabilité présente

      -une théorie Autrichienne pour comprendre le qualitatif au dela du quantitatif et critiquer les modèles et les outils de politique monétaire utilisés par les néo classiques, les banques centrales st les gouvernements

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